Registres paroissiaux-1

            Sous l’Ancien Régime, l’état-civil n’existait pas, celui-ci fut créé en 1796, après la Révolution et ce sont les registres paroissiaux ou registres de catholicité qui en tiennent lieu.

          C’est François Ier, par l’ordonnance de « Villers-Cotterêts », en 1539, qui institua la tenue obligatoire des « registres de baptêmes et de sépultures ». Ceux-ci doivent être, pour la première fois, tenus en français. Les « registres de mariages » ne sont créés qu’à partir de 1579.

            En avril 1667, Louis XIV rend obligatoire, pour toutes les paroisses, la tenue des registres en double exemplaire, ce qui réduit fortement la perte totale des informations pour cause de troubles de guerre, incendie, dégradation par les rongeurs, etc. Un exemplaire dit « grosse » était conservé par le greffe du baillage, l’autre la « minute » après avoir été paraphé, retournait dans les mains du desservant de la paroisse. Cependant, dans l’immense majorité des cas c’est seulement à partir de la déclaration du 9 avril 1778 que la tenue en double des registres sera réellement généralisée. Lissey débute les siens à partir de 1669, avec quelques lacunes, mais aussi quelques répétitions, Ecurey en 1681, Bréhéville en 1668, Réville en 1668, Vittarville en 1672, Jametz en 1636, etc….

          Comme nous l’avons dit, la formulation des actes étant répétitive, il suffit en fait de remplir les blancs, pour :

          Les actes de baptêmes qui mentionnent la date de la célébration du baptême, auparavant le jour même ou le lendemain de la naissance ; les prénoms de l’enfant ; sa date de naissance ; les prénoms et le nom du père, sa profession, le prénom et le nom de jeune fille de la mère, l’état matrimonial des parents et leur domicile ; les noms et prénoms du parrain et de la marraine, leur lien de parenté avec l’enfant, leur domicile et parfois leur profession ; les signatures du célébrant, du père, du parrain et de la marraine.

          Les premiers registres obligatoires sont ceux de baptême afin de connaître la majorité des individus....

          Un acte de baptême a attiré notre attention, celui ci-après :

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          Il s’agit du baptême d’un petit Nicolas, fils de Jean-Louis « Seigneur de la Roche ». Et là, nous nous perdons en conjectures, car, jusqu’à présent, nous n’avons pas retrouvé ce nom dans aucun autre acte et n’en avons jamais entendu parler  ni même lu dans quelque document que ce soit. De même, Monsieur FALLET, l’historien de Bréhéville, (car on peut supposer un lien avec la ferme de la Roche à Bréhéville) ne connaît pas ce nom.

          Pourtant ce « Seigneur de la Roche » devait être d’une bonne famille et en tout cas très proche de Nicolas Hyppolitte, le curé de Licey, qu’il prend pour parrain. C’est l’un des deux curés, avec Nicolas de Jarny (fils de Nicolas de Jarny, chirurgien du duc Léopold  décédé en 1755 à Etain), enterrés dans l’église (dalle funéraire en marbre noir, placée devant le chœur). La marraine, elle, se nomme Catherine Gose (elle sera également marraine d’une cloche, en 1729, lors de la bénédiction de nouvelles cloches dans l’ancienne église, ce que nous verrons un peu plus loin) et nous avons noté que le 23 avril 1727, une Françoise Goze (probablement sa mère) fut inhumée dans l'ancienne église de Lissey, ce qui est rare pour les laïcs. Pour diverses raisons, que nous ne connaissons pas, elle faisait partie des privilégiés. Sous l’Ancien Régime on enterrait les morts autour de l’église afin d’être de plus près possible du tabernacle renfermant le « corps » du Christ et seuls les évêques, les prêtres d’une certaine importance, les bienfaiteurs pouvaient être enterrés dans les églises. Tout cela pour dire que ce « Seigneur de la Roche » devait avoir une certaine importance, mais qu’apparemment il n’a pas laissé de trace dans l’histoire du village. Peut-être, tout simplement, il n’a habité Lissey que provisoirement.

          Quant au petit Nicolas, né le six, il fut baptisé le sept et décéda le douze du même mois, comme beaucoup, hélas, de jeunes enfants à cette époque.

 

            Nous remarquons encore que la matrone intervient de nombreuses fois pour baptiser des enfants mort-nés ou à cause "du danger de mort dont il paraissait être atteint". Cependant ces enfants sont emmenés au curé qui les rebaptise "sous condition": "Si tu es en vie, je te baptise", et à défaut, l'enfant était inhumé à l'Est de l'église. On rencontre plusieurs actes, dans les registres de Lissey, spécifiant l'enterrement des mort-nés, à l'Est du cimetière. Sans avoir fait de statistiques précises nous constatons que les cas, d'enfants mort-nés, étaient fréquents ce que nous évaluons à au moins un sur dix naissances.

          Les actes de mariages  qui mentionnent : la date de la célébration ; les prénoms et noms des conjoints, leur profession parfois ; l’âge, parfois la date de naissance et la qualité de mineur et dans ce cas le nom du tuteur ; le domicile des conjoints ; les noms et prénoms  des parents des conjoints, ainsi que leur état matrimonial et leurs professions ; le consentement des parents ; les dates de publication des bans ; la date des dispenses de consanguinité ; la référence d’un contrat de mariage ; les noms, prénoms, profession, domiciles et lien de parenté des témoins avec les conjoints ; les signatures du célébrant, des mariés, des témoins, parfois des parents ou autres proches assistant à la cérémonie.

          Les bans étaient publiés trois dimanches consécutifs avant le mariage pour annoncer celui-ci à la population de la paroisse. Cela était destiné à éviter des mariages entre des personnes ayant un lien de parenté ou déjà mariées. On espérait ainsi qu’une personne en informe le curé si elle avait connaissance de l’un de ces faits. Des personnes pouvaient néanmoins demander, moyennant finance, une dispense de ban. Plusieurs motifs pouvaient être invoqués, la raison principale étant le plus souvent la recherche de discrétion.

          Sous l’Ancien Régime, le mariage avait généralement lieu dans la paroisse d’origine de la mariée. La date de mariage était située sur une période assez restreinte, en raison des différentes contraintes religieuses et des contraintes liées à l’activité agricole. Il avait généralement lieu en novembre, janvier et février, et le plus souvent le mardi et le mercredi.

            Les actes de sépulture qui mentionnent : la date de l’inhumation ; les prénoms et noms du défunt ; l’âge du défunt et sa date de décès, sa profession et son lieu d’origine, si il est différent du lieu de décès, l’état matrimonial pour les femmes seulement ; les prénoms et nom du père pour les enfants, les sacrements administrés ; le lieu de sépulture : église, cimetière, etc… ; les noms et prénoms des deux témoins, leurs professions, domiciles et éventuels lien de parenté avec le défunt ; les signatures du célébrant et des témoins.

          Pour tous les actes et pour ceux ne sachant pas écrire ou signer était indiqué : « n’a signé ni marqué pour n’en avoir pas l’usage ».

          Un acte de sépulture remarquable, dans les registres de Lissey, est  à signaler:

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          L'an mil sept cent quatre-vingt-sept le vingt-huitième d'octobre à onze heures et demi de nuit est decedé a Lissey a l'age de quatrevingt trois ans environ le Sr Jean Chonet autrefois Chirurgien du celebre chancelier d'Aguessau, puis chirurgien aide major des mousquetaires noirs, et dans ces dernières années Engagiste des Domaines appartenant au Roi en cette paroisse. il a été muni des sacrements de pénitences d'Eucharistie des Extreme-onctions. Le trente son corps a été inhumé avec les ceremonies de léglise dans le cimetiere de cette paroisse en présence de Mr Charles antoine Collignon avocat en parlement et de Louis St Remy notaire royal de Damvillers tous deux amis et parens qui ont signé avec nous.

          Il y aurait fort à dire sur ce Jean Chonet, mais ce n'est pas notre propos présentement. Notons que nous ne trouvons pas trace de sa tombe dans le cimetière. Vu son rang , elle ne devait pas être ordinaire. Peut-être, nous étions à deux doigts de la Révolution, a-t-elle été détruite à ce moment-là. C'est une supposition...

          Il arrive parfois que les personnes décédées n'aient pas reçu les sacrements. Pour cinq ou six d'entre elles, la cause invoquée en est la formule passe-partout: "fluxion convulsive qui lui est tombée sur la poitrine" ou "sur la tête". Dans un autre acte, il s'agit d'une femme qui est tombée de son grenier à foin. Le 5 avril 1727, le corps de Jean Dumoulin, âgé de 64 ans est trouvé dans les "champs ban de Licey". Enfin le 30 octobre 1756, est trouvé, dans le quart de réserve des bois de la Tuillerie, le cadavre d'un nommé Bernard Clochet, qui après informations données par la Justice de Merle serait né dans la paroisse de Fillière en Lorraine et qui serait âgé de 44 ans. (Acte ci-dessous

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          Comme nous l’avons déjà dit, les desservants inséraient des commentaires dans les  actes eux-mêmes ou notés à part dans leurs registres. Ces livres sont aussi le confident du prêtre qui en véritable journaliste local notait dans les actes, dans les marges ou sur des feuillets restés vierges des mentions inédites, événementielles, sur le temps, les récoltes, les fléaux, la fluctuation des prix, les famines, les attaques de loups, l'occupation des gens de guerre, bref sur une infinité de sujets. Ils conservaient ainsi la mémoire des événements souvent dramatiques qui frappaient leur région  ce qui constitue une source de renseignements remarquables pour la postérité.

          À Lissey, bien que n’ayant pas lu la totalité des registres, les curés ne semblent pas très diserts. Outre les deux actes de nomination des matrones cités plus haut nous trouvons deux mentions de bénédiction des cloches, l’une en 1729, dans l’ancienne église :

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          Le 30 octobre 1729 moi N. Hyppolithe prêtre curé de Licey ay fais la benediction de 2 cloches dans l'eglise de Licey dont la Iere a eu pour parrain mr Gabriel  Meurier echevin du roy et greffier en chef du baillage de Verdun et pour marraine Catherine gose fille de mr François et Marie pierrard ancien echevin de Lhotel de ville  et maieur des bourgeois de Verdun et la deuxieme mr ? et Mademoiselle Pierrard, F. Lambert maire de Damvillers

            L’autre date du 19 octobre 1783 lors de la fin de la construction de la nouvelle église :

 

 

          L’an mil sept cent quatre-vingt-trois, le dix-neuf octobre , le saint jour de dimanche, nous curé de Lissey et Bréhéville soussigné, assisté de Mr Jean-François Chapiron, diacre de notre paroisse de Lissey, de Mr Pierre Dupuis, sous-diacre de notre paroisse de Bréhéville, avons fait solennellement la bénédiction de l’Église de ce lieu construit sur le plan-devis du Sieur Chayaux, architecte de la maîtrise de Sedan, par le Sieur Jean-Louis Lavigne, maître maçon, entrepreneur domicilié au village d’Allondrelle et son frère, par Jean-François Oudin, charpentier, et son frère, meunier ? Tous deux de la paroisse de Bréhéville et associés ; sur un terrain où était jadis le four public qui appartenait à Messieurs les chanoines de la Cathédrale de Verdun. Après les prières, aspersions prescrites par le rituel, alentour et en dedans de la ditte église dont les fondations et la première pierre avaient été solennellement bénits par nous , le seize juin de l’année précédente, nous avons rapporté processionnellement sous le dais, le Saint Sacrement, le saint Ciboire et les vases sacrés de l’ancienne église qui était dans le cimetière. Royé, le jardin de la cure au midi, le chemin de Bréhéville au septentrion, la maison curiale au levant et le verger de Madame Delut au couchant. Le dais était porté par François Richard, maire, Claude Fallet, greffier et ……. ? de la justice.

          La messe a été célébrée par nous sur le nouvel autel construit en marbre dans le milieu du sanctuaire. Le sermon prêché à cette messe, après les vêpres et la bénédiction du Saint-Sacrement, nous avons, le soir, chanté le Te Deum.

          Daigne le Seigneur qui en ce jour a pris possession de son temple parmi nous, fixer à, perpétuité la religion catholique, apostolique romaine, dans notre paroisse, y maintenir la probité et les bonnes mœurs. Qu’il lui plaise de veiller sur les paroissiens présents et à venir. Que sa bénédiction se fasse sentir de siècles en siècles sur tous ceux qui l’adoreront en cette nouvelle église, mise sous la protection de la Sainte Vierge mère de Dieu et de Saint Remy, patron du lieu. Ainsi soit-il.

Signé : François Richard, maire ; François Chapiron, diacre ; Christophe Simon, instituteur et une autre signature que nous n’arrivons pas déchiffrer :Henry ……. ? Et enfin la signature du curé : Louis Fossy (qui ne manque pas de  fioritures…)


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          Mais d'autres circonstances obligent les curés à être plus explicites sur les causes de la mort  de leurs ouailles: dans les attaques de loups, par exemple, où ils décrivent les faits, parfois jusqu'à la limite du supportable. En 1785, le curé de Créancey en Haute-Marne relate ainsi une attaque:

            "......Deux cents ou trois cents pas plus loin, toujours dans les vignes en avançant du côté du village, le féroce animal se jeta sur Nicole Poissenot, femme de Jean Bouteille, vigneron, qui travaillait seule avec son mari. Cette femme âgée de 32 ans était enceinte de huit mois. Le loup la mordit d'abord fortement dans le côté, l'étendit par terre, la quitta plusieurs fois et revint aussi plusieurs fois à la charge, pendant qu'elle faisait des efforts pour se relever. Il lui rongea et déchira tout le visage et généralement toute la tête, lui cassa les dents, etc...le souvenir seul fait frémir: plus d'yeux, plus d'oreilles, plus de joues, plus de lèvres, plus de front, plus de figure humaine; il ne restait que quelques morceaux chair hérissés çà et là en forme de pointes; la bouche n'était plus qu'un trou toujours ouvert, noir et hideux.

          Il ne lui était pas possible d'avancer la langue quoiqu'elle parlait bien haut et aussi distinctement, plus de chair sur la nuque du col, plus de peau sur la tête, le mari effrayé, hors d'état de résister à une bête si furieuse, vint se réfugier auprès d'un homme, d'une femme et d'un enfant de 10 ans qui, tous les trois, étaient assis dans les vignes et goûtaient à 200 pas environ toujours du côté du village. Il se présentait à eux plus mort que vif. Quand ils le virent interdit, sans paroles et d'une pâleur qui annonçait une frayeur extraordinaire, ils se levèrent, entendirent le souffle épouvantable de l'animal, aperçurent ses bonds, ses écarts, la fureur qu'il exerçait contre l'infortunée victime qui l'occupait, ils ne pensèrent, comme le mari, que chercher leur salut dans la fuite".

            À propos du loup, plus de 3500 attaques sont recensées, en France, principalement dans les registres paroissiaux, constituant ainsi une source inépuisable de renseignements pour les historiens et les statisticiens.

            Les conditions climatiques inspirent également nos curés: lors du terrible hiver de 1709, celui de Jametz raconte:

            "Le 6 janvier commença une si violente gelée que les plus vieux de la paroisse n'avaient pas ouï-dire qu'il n’en ait eu jamais une pareille. Les chênes s'en fendirent dans les forêts comme presque tous les arbres fruitiers dans les vergers et toutes les herbes des jardins potagers brûlés par un verglas qui arriva sur la fin de la même gelée et sur laquelle il regela..... L'eau dans la maison se gelait à un pied ou deux pieds proches d'un bon feu. La plupart des puits étaient gelés. Les petits enfants nouvellement nés mouraient quelques jours après leur naissance, ne pouvant résister à la rigueur du froid. La misère fut si grande que les pauvres ne menaçaient plus que de brûler ou de piller...."

          Enfin pour terminer, voici quelques mentions insolites glanées au hasard de nos lectures:

            Et en premier lieu, cet acte trouvé dans les registres paroissiaux de Lissey qui date du 28 avril 1765.

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            C'est l'acte de décès d’Anne Pierre. Le mari, François Henry, est présenté comme exerçant le métier de "Patre des bêtes hermelines".

            L'adjectif "hermeline" s'applique aux animaux dont le pelage blanchit à l'approche et pendant l'hiver, telle l'hermine dans nos contrées, mais surtout dans les régions nordiques, comme le lapin, etc.

            Mais dans cet acte ce qui pique l'intérêt, c'était la personnalité de ce François Henry: ce devait être un original, non dénué d'une certaine culture d'ailleurs. Il fallait trouver "Patre des bêtes hermelines", c'est même poétique. Il aurait pu tout simplement se présenter comme "éleveur de telle ou telle bestiole". Il était fier de sa trouvaille au point de la faire inscrire dans un acte de sépulture, ce que le curé apprécie également, car il souligne la mention, peut-être pour la postérité....

            Sécheresse en 1670

            L'an 1670, la terre produisit si peu de raisins que les prêtres cessèrent de dire la messe en plusieurs contrées de l'Europe par défaut de vin. (R.P d'Amblagneu)

            La fin des haricots

            L'an 1789 dans le courant d'octobre la loire inonda tout ledit Forez, les plougeons (mot patois du Bourbonnais, signifiant: petite meule de paille ronde dans les champs) de seigle et de froment furent entraînés de même que les haricots; les ravières ( lieu où l'on fait pousser les raves, les légumes) détruites. Cette année sera à jamais remarquable par les différens événements qui y surviarent et par la charté des vivres. Priez pour moi. Berthier Curé (R.P.1789 - Saint-Georges-de-Baroilles).

            Incendie de l'église par une sorcière

            L’an mil VC XXV par un jour de l’As-cension, Fressin fut bruslé avecq l’église et les cloches fondues par un feu de meschef (estant lors maneglier de ladite église Agnieux de Bomy, notre bisayeul) qui arriva par l’imprécation d’une femme mal apprise, laquelle se faschante contre un fagot qui ne s’allumoit si tostqu’elle desiroit, deust dire : "si tu ne veux
brusler de par Dieu, brusle par le Diable", ayante fulminé ces paroles, voila la maison toute en flammes, laparoisse, quant et quant avec l’église. Et mesme j’ay appris de fort anciens que de cet em-brazement furent brusléez quelques maisons au village de Caveron. Nos devanciers feirent pour mémoire ces rithmes :

            L’an mil cinq cens vingt cion Le jour de l’Acension Fressin fut mis en flamme et en charbon. Par une femme sans raison.

            Acte 1, Acte 2.....

            Le six mars mil sept cent soixante-cinq nous avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse des troncs et des membres resté tristes des corps du nombre des pensionnaires consumés par les flames dans l’incendie qui a réduit en cendre le couvent entier des religieuses grises de cette ville le cinq de ce mois depuis une heure jusqu’à trois heures du matin, le tout en présence des sieurs Brassart et Carpentier, prêtres soussignés, et comme le nombre des infortunées nes pas encore bien connu et qu’on conte de trouver encore sous les ruines de nouveaux restes, on speciffira le nombre et les noms dans l’acte qui se fera pour lors.
[signé] H. J. Carpentier prêtre Brassart, prêtre, Demainne.

            Exorcisme

            Exorcisme contre la vermine qui gaste les bleds, charantons ou poux des granges et chenilles

            Nous pourrions continuer ainsi  et sur une infinité de sujets: il serait même possible d'en faire tout un livre. La collecte et l'utilisation de ces textes, complémentaires à une recherche historique et généalogique, demeurent pleines d'enseignements pour ceux qui veulent approfondir l'histoire de leur commune et la connaissance de leurs ancêtres.

          À noter : Le recensement de 1921, mentionne encore une sage-femme, à Lissey : COLLIN Sidonie née en 1882 à Réville. Gageons toutefois que celle-ci avait reçu une formation plus sérieuse que nos matrones d’autrefois….        

            Des actes d'une année sont parfois inscrits dans une autre année, peut-être par manque de place dans celle en question, peut-être à cause d'un retard de livraison des nouveaux registres...

            Nous avons constaté que, depuis 1669, le nom de "Pérignon" est le seul à avoir traversé les siècles et être encore actuellement présent dans le village.

            Un prénom particulièrement à la mode autrefois était celui de "Barbe" pour les femmes. Pour les hommes, "Nicolas", patron de la Lorraine,  revient le plus souvent.

            Enfin, nous venons d'en faire la découverte,  et pour ceux qui s'intéressent à la vie de nos ancêtres, à travers les registres paroissiaux, sous l'Ancien Régime, nous vous conseillons le site: geneactinsolites.free.fr, c'est une merveille.

 

 

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