Ancien Régime - 2

          1725:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5 mars 1725: bail des carrières de Lissey, dépendant du domaine du Roi, consenti pour six ans par Jean MAUCOMBLE, directeur des domaines à Sedan, au profit d'Henri WILLAUME, maçon à Ecurey (fol. 34)(Registre C 1053)

            28 mars 1725: contrat de vente d'immeuble situé à Licey-la-petite consenti par François et Claude HENRION demeurant à Ecurey, au profit de Jean HENRION et Jeanne HARQUE, sa femme, demeurant à Licey - la - petite, pour la somme de 425 l.

            1 juin 1725: a été consenti la vente d'immeubles situé à Lissey, par Jean NICOLAS, maître cloutier, demeurant à Lissey, au profit de Pierre DESEAU, vigneron, demeurant à Lissey, pour la somme de 57 l. en ? et 6 livres en vin. Passé devant COLIN, notaire à Damvillers.

            9 juillet 1725: contrat de vente d'immeuble sis au finage de Licey consenti par Lucy COURTAUX, fille majeure, demeurant à Licey, au profit de Pierre HERVIEUX, vigneron, demeurant à Licey, pour la somme de 140 l.

            3 octobre 1725: Les habitants de la Tuilerie bénéficient du legs du chanoine Hennequin qui, ayant fait don d'une maison à la ville de Verdun (actuellement maison de l'opticien Renard - 54, rue Mazel), avait institué une rente de 150 f. à donner à "une fille pauvre, sage et à marier". Cette jeune fille était tantôt choisie à Verdun, tantôt dans un village appartenant au chapitre. Le testament était daté du 3/10/1725. L'abbé est mort le 8/10/1725. Cette fondation exista jusqu'à la guerre de 14/18. ( Pouillé de Verdun - Tome 1 - page 106).

          1726: 75 feux (365 h)

Feu: ( Ensemble des personnes qui vivent dans un même foyer. D’après les documents fiscaux  de la France de l’Ancien Régime, le feu regroupe les membres d’une famille qui habitent dans une même maison - père, mère, enfants, ascendants, collatéraux, ainsi que les domestiques qui vivent avec eux -. Le nombre moyen de personnes composant un feu varie de 4,5 à 5,5 - on peut donc estimer la population de Lissey à cette époque, comprise entre 340 et 410 habitants - Le feu était l’unité de base pour la répartition de l’impôt ).

            14 juillet 1726: procès-verbal d'abornement de bois entre le chapitre de Verdun et la communauté de Lissey (fol. 7) (registre C 2149- Bureau des domaines- Merles- contrôle des actes).

          1729: 30 octobre 1729 : Bénédiction des cloches de l’église ; Nicolas Hippolyte étant curé de Lissey, elles eurent pour parrains et marraines : G. Meurier, greffier en chef du bailliage de Verdun, F. Lambert, maire de Damvillers ; celui-ci avec sa sœur, l’autre avec Mlle Pierrard, fille du mayeur des bourgeois de Verdun.

          1730:Jean -Pierre  TOURNEAU, curé à Lissey ; mort le 9 juillet 1736.

          1731: 1 février 1731: Testament de feue Marguerite BANTEVIN, manouvrière à Lissey, portant entre autres clauses, fondation à l'église du dit lieu, des prières des Quarante- Heures, pendant les trois premiers jours de la Quinquagésime et donation à la dite église, pour la célébration de ces offices, de divers morceaux de prés sis au ban de Lissey, lieux dits << La Maulte sans frais>> et <<Aux Vieux>> (fol. 32), etc.(Registre C 1092- Bureau des domaines- Damvillers- Insinuations et centième denier).

          1736: 24 janvier 1736: bail des revenus de l'annexe de Bréhéville, consenti pour neuf ans par Jean-Pierre TOURNEUR, curé de Lissey, à François BOURGEOIS de Bréhéville, moyennant 300 l. (fol. 7) (Registre C 1062 - Bureau des Domaines - Damvillers - contrôle des actes).

            21 juin 1736 : acquêt, à faculté de reméré, d'une demi- fauchée de pré à Lissey, par Jacques LAPOINTE, laboureur à Ecurey, à Nicolas DESSAUX, vigneron à Lissey moyennant 45 l.( fol. 23) ( Registre C 1062- Bureau des Domaines- Damvillers- contrôle des actes).

          1737: Jean  PICHELIN, curé à Lissey ; ancien curé de Vraincourt, en 1737 ; mort le 8 décembre 1759.

19 août 1737: vente des palissades des barrières du village de Lissey ( il pourrait s'agir de tout ou partie des fortifications de Lissey: à l'époque tous les villages étaient entourés de palissades pour se protéger des dangers extérieurs), par le maire du dit lieu, à François LAMOUREUX, moyennant 30l. ( fol. 21) (Registre C 1063-Bureau des Domaines- Damvillers- contrôle des actes) 

          1740: 14 décembre 1740: déclaration par M. Senocq, subdélégué à Montmédy, du montant de la succession  échue à sa sœur et à lui par suite du décès de François-Innocent Gadremont, curé de Villécloye: ferme, vignes et terres sises à Damvillers, Réville et Lissey.(fol. 49), etc.

(Registre C 1096-Bureau des Domaines- Damvillers- Insinuations et centième denier)

         1744: 4 juillet 1744: bail des droits lui revenant dans les grosses et menues dîmes, par le curé de Lissey et Bréhéville, à François Bourgeois de Bréhéville, moyennant un canon annuel de 200 l. (fol. 93), etc.(registre C 2954- Bureau de Sivry- Contrôle des actes)

          1745: 17 août 1745: vente d'immeubles sis à Lissey, Peuvillers et Vittarville, par Adrien-Joseph de Sucre, capitaine du régiment de Penthièvre-Infanterie à Charles de Boudonville, seigneur de Delut, et Agathe Lambin, son épouse, moyennant 1.100 l. (fol. 23), etc.(Registre C1098- Damvillers)

          1750: Revenu de la cure : Vers 1750, le quart des dîmes, et un bouvrot ; ce qui valait 1000 livres (Le Chapitre de la Cathédrale avait une part des dîmes.- Vente des biens de la cure ;   20 avril 1791, le bouvrot, 3,075 livres ; terres à Bréhéville 2,225 livres.- Les biens de la Fabrique furent vendus le 15 Prairial an II.

          1757: 61 feux (305 h)

          1759: Nicolas  de JARNY, curé à Lissey ;(Il était le fils de Nicolas de Jarny, médecin du duc Léopold, mort à Etain. Le complément au Nobiliaire de Lorraine, de Dom Pelletier, par H. Lepage et L. Germain, mentionne comme ayant été anobli, le 4 juillet 1723 , André de Jarny, avocat à la Cour souveraine, exerçant au bailliage d’Etain), ancien vicaire de Damvillers, vicaire de Bréhéville en 1752, nommé curé de Lissey en 1759 ; mort le 15 novembre 1774, son corps reposa 9 années dans l'ancienne église. En 1783, il fut enterré dans la nouvelle église, en compagnie du curé Hippolite, où l’on voit son épitaphe:

CY  GIT  Mre

NICOLAS  HIPPOLITE  UIVANT

PRESTRE  CVRE  DE  LISSEY  ET

BREHEVILLE  LEQVEL  AAGE  DE
QVARANTE  HVIT  ANS  EST  DECEDE
LE  DIX  HVIT JANVIER  MIL  SEPT  CENT
TRENTE  ET  A  FONDE  DANS  CETTE
PAROISSE  QVATRE  ANNIVERSAIRES
AVEC  MESSE  HAVTE  UIGILLE  ET
RECOMMANDISE  UN  POVR  LVY ,  UN
POUR  SON  PERE  UN  POUR  SA  MERE
ET  UN  POVR  Mre  LOVIS  HIPPOLITE
UIVANT  PRESTRE  UICAIRE  DVDIT
BREHEVILLE  SON  FRERE  JL  A
TRAVAILIEE  POVR  LE  SALUT  DE  VOS
AMES ;  CHARITABLES  PAROISSIENS,

PRIEZ  POUR  LE  REPOS  DE  LA  SIENNE

 

CY  GIST  AUSSI  Mre

NICOLAS  DE  JARNY  CURE  DE  LISSEY
ET  BREHEVILLE  DECEDE  LE  15  NOVbre

1774  AGE  DE  53  ANS  APRES  AVOIR
GOUVERNE  CETTE  PAROISSE  15  ANS
AUPRES  DE  LUI  A  ETE  PLACE  LE  CHEF
DE  NICOLAS  DE  JARNY  SON  PERE
CHIRURGIEN  DU  DUC  LEOPOLD
DECEDE  A  ETAIN  EN  1755

 

LEUR  CORPS ONT  ETE  TRANSFERE  DE
LANCIENNE  EGLISE  EN CELLECI  L’AN  1783

REQVIESCAT  IN  PACE

 

          1760: 1décembre 1760: naissance de François CHAPIRON (cousin germain de F. Chapiron, vigneron à Ecurey), ancien curé de Béthincourt, avant la Révolution, émigré en 1791, il revint exercer le culte clandestin dans le nord du diocèse de Verdun et fut mêlé aux aventures des missionnaires de la Foi tels que Fr. Vignon, de Gérard Mandre et de Pierre Dupuy. Il  fut nommé à ECUREY le Ier germinal an XI (22 mars 1803); il mourut le 11 février 1814.

L'abbé F. CHAPIRON fit deux legs à la commune d'ECUREY:

1 - une maison pour tenir école à confier à une sœur de la doctrine chrétienne de Nancy.

2 - une somme de 4000 F, dont la rente devait assurer son existence.

Pendant qu'il était curé une horloge fut fournie à la commune par le sieur Béchot horloger à Montmédy. D'après l'adjudication du 3 avril 1809, l'horloge devait avoir deux timbres et revenir à 975 F., mais il arriva que l'un des timbres pesant davantage, l'horloger demanda 990 F. Cette somme de 15 F. ne fut pas payée sans discuter.

 François CHAPIRON après avoir refusé de prêter le serment, dut prendre le chemin de l'exil, les ci-devant prêtre n'ayant pas le droit de résider sur le sol de la république. Il se rendit à Liège et fut inscrit sur la liste des émigrés à la date du 5 février 1793. Curé de Béthincourt depuis 1785 il dut quitter sa paroisse pour éviter la persécution. Vers 1800, il revint en France; en 1801 il exerçait en cachette son ministère à Lissey et à Ecurey. Le 25 prairial an X (14 juin 1802) la municipalité d'Ecurey que présidait Pierre Loret adressa à l'évêque de Nancy une supplique pour demander comme ce prêtre "qui s'est acquis l'estime et la confiance de tous les citoyens de la commune par sa conduite édifiante et vraiment évangélique" (archives de l'évêché). L'évêché de Verdun ayant été supprimé en 1801, l'évêque de Nancy en avait reçu la charge, c'est pourquoi la municipalité d'Ecurey s'était adressée à Nancy. 

          1762: 1 juillet 1762: adjudication de la nourriture du taureau communal  de Lissey, passée par le maire du dit lieu, au profit de Louis WALDUFIN, moyennant 9 l. 15 s (fol. 36 v°)(Registre C 1075-Bureau des Domaines- Damvillers- contrôle des actes).

          1763: 2 avril 1763: décès de Henry DUVIGNEAUD, chirurgien-homéopathe, à Lissey, époux de Claudette ANDRE, sage-femme, jurée, décédée à Lissey le 20 janvier 1789. Il était le fils de Gérard DUVIGNEAUD, chirurgien à MUSSY-LA-VILLE, actuellement en Belgique, arrondissement de Virton; né à Longwy le 30/07/1687, décédé à Mussy-la-Ville le 10/12/1769 et petit-fils de Jacques DUVIGNEAUD, chirurgien royal, juré, né vers 1661 à Galapian en Gascogne ( aujourd'hui Lot et Garonne ), qui abjura la religion calviniste à Longwy en 1683; fut chirurgien à Longwy, à l'hôpital de Stenay et chirurgien de la princesse Anne-Charlotte de Lorraine. ( renseignements fournis par Raymond DUVIGNEAUD, médecin homéopathe à Villers-sur-Semois en Belgique ).

          1765:11 août 1765: adjudication faite par les maires, gens de justice et communauté de Lissey, au profit de François LARDENOIS d'Ecurey, pour la reconstruction du pont de <<la Frache Saux>> ( Franche Chaux), moyennant 540 l. (fol. 21) (Registre C 1077). 

          1772: février 1772 : Sentence d'excommunication, à l'encontre de " quidams" ayant profané l'église de Lissey; nous vous en donnons ci-après, la transcription.

SENTENCE D'EXCOMMUNICATION,

 

AGGRAVEMENT  ET  REAGGRAVEMENT

 

ANTONIUS-VINCENTIUS DE NOGUEZ, Presbyter in Juribus Licentiatus, Sancti Severi de Rustano Abbas, Insignis Ecclesie Cathedralis Virdunensis Decanus & Canonicus, Officialis atque Vicarius Generalis Dioecesis ejudem Urbis; omnibus praeditae Dioecesis Rectoribus, eorumve Vicariis Salutem in Domino.

 

          NOUS, ayant égard à la Requête du Procureur du Roi en la Prévôté Royale & Bailliagere de Damvillers, plaignant à notre Mere Sainte Eglise; & nous étant apparu par les Certificats des sieurs Curés de Damvillers, Billy, Mangienne, Wavrille & Etraye, Reville, Ecurey, Delut & Witarville en datte des quinze, seize & dix-neuf Janvier dernier, signés, SERRIER, Curé de Damvillers, TOUSSAINT Curé de Billy, JACOB Prieur & Curé de Mangienne, VERNESSON DE LA BEAUMONNE Curé de Wavrille et Etraye, MARS Curé de Reville, GILLANT Curé d'Ecurey & Peuvillers, LE MAIRE Curé de Delut & Wittarville; & les sieurs Vicaires de Breheville, Merle & Peuvillers en datte des quinze, seize & dix-huit du même mois, signés, COLSON, HAUSSAIRE Vicaire de Merle, & CHOLLET Vicaire de Peuvillers: Que quelques uns ayant été admonêtés sous peine d'Excommunication, par trois Dimanches consécutifs, és Prônes de vos Messes Paroissiales, de venir à révélation du contenu des Lettres Monitoriales ci-devant obtenues de Mr. SEVE notre Vice-Gérent en cette Partie par Commission spéciale, en datte du douze Décembre dernier, à la Requêtedu susdit Procureur du Roi en la dite Prévôté; la teneur desquelles Lettres est, que la nuit du huit au neuf du mois de Septembre dernier, certains Quidams ou Quaedannes s'étoient furtivement introduits dans l'Eglise Paroissiale du Village de Lissey, & qu'après avoir fracturé le Tabernacle du grand Autel, ils en avoient pris & enlevé le Saint Ciboire, dans lequel étoient enfermées des Hosties consacrées, qu'ils avoient versé dans le dit Tabernacle, qu'ils avoient de même pris & enlevé dudit Tabernacle le Très-Saint Sacrement avec sa Sainte Hostie; que les mêmes Quidams ou Quaedannes  s'étoient également introduits furtivement dans la Sacristie, après en avoir fracturé la Porte, ainsi que celle d'une petite Armoire dans laquelle ils auroient pris & enlevé un Calice & une Patêne qui y étoient enfermés: de dire les noms & surnoms desdits Quidams et Quidaennes autheurs et complices, fauteurs & adhérans desdits vols, leurs demeures & où ils sont à présent; ils n'ont tenu compte de ce faire, ni les autheurs & complices, fauteurs & adhérans de ces mêmes vols, de venir à satisfaction par foi ou par autrui. Pour ce est-il que Nous les excommunions, en laquelle Sentence d'Excommunication, s'ils croupissent pendant l'espace de six jours, Nous les aggravons: Et au cas que pendant les six autres jours immédiatement suivans, ils demeurent d'un cœur endurci & obstiné, ( ce qu'à Dieu ne plaise ) Nous les réaggravons; & vous mandons, attendu la qualité & atrocité du crime dont est plainte, de dénoncer publiquement de notre part & autorité, par trois Dimanches consécutifs, és Prônes de vos Messes Paroissiales, tous les dits Coupables qui ne sont venus à révélation ou à satisfaction, comme étant & demeurant excommuniés, aggravés & réaggravés & chargés de la malédiction divine: Et afin de leur faire sentir d'autant plus les malheureux effets de leur endurcissement & obstination, Nous vous mandons de faire sonner les Cloches en procédant à la troisième Dénonciation des Présentes, & tenant en main un Cierge allumé, qui sera éteint & jeté à terre.

 

Datum Virduni sub Signo nostro manuali, Sigilloque Officialatûs, mas non Secretarii ejusdem Curiae spiritualis subscriptione, anno Domini millesimo septingentesimo septuagesimo secundo, die vero Februarii decimâ- nonâ. NOGUEZ, Offic. Gen.

                                                                                                          ANDRE

           

          25 juin 1772: prise de possession de la cense du Roy à Lissey, par Jean HOUET, de Paris, et François LARDENOIS, de Lissey, son associé pour moitié, moyennant 1.200 l. de rente annuelle et 1.410 l. de << sol pour livre >> (fol. 40) (Registre C 1080)

          1774: 92 feux (460 h)

           16 novembre 1774:  Testament olographe de Nicolas de Jarny, curé de Lissey et Bréhéville; il demande a être inhumé dans la nef de l'église paroissiale , prescrit que ses funérailles soient célébrées suivant l'usage et que ses confrères circonvoisins y soient appelés et <<bien traités>>, lègue 150 l. à deux enfants pauvres de Lissey et pareille somme à deux enfants pauvres de Bréhéville, au choix de ses exécuteurs testamentaires, pour leur faire apprendre un métier, nommant pour légataire universel Nicolas SAILLET, son neveu, avocat à Paris, etc. (fol. 58 v°) (Registre C 1103, bureau des domaines - Damvillers)

Louis FOSSY, curé à Lissey.

Né à Verdun le 25 novembre 1745, refusa le serment de 1791,chassé de sa cure, inscrit sur la liste des émigrés à la date du 5 février 1793 (Pendant la Révolution, plusieurs prêtres fidèles exercèrent secrètement le saint ministère à Lissey. Les actes mentionnent : J-B. Crépiot, prêtre missionnaire, août 1794 à juin 1795 ; Pierre Dupuy, prêtre, le 2 mai 1794 ; Gandouin, religieux bénédictin, juillet 1795 à octobre 1800 ; Meurice, prêtre demeurant à Velosnes, janvier 1796 ; Louis Brion, prêtre missionnaire du diocèse de Reims, avril-mai 1797 ; François Chapiron, curé de Béthincourt, février 1801 ; Louis Fossy, curé de la paroisse, de janvier 1801 à février 1803. Louis Fossy, rentré d’émigration en 1797, fut dénoncé et recherché en janvier 1798 ; il resta caché pendant plus d’un an. Arrêté le 22 Floréal an VII (11 mai 1799), il souffrit dans la prison de Bar pendant 18 mois. Condamné à être déporté à l’île d’Oléron par arrêté de l’administration centrale du 17 Brumaire an VIII (8 décembre 1799). Après plusieurs pétition pour obtenir sa radiation de la liste des émigrés et sa mise en liberté, étant malade, il obtint enfin la faculté de se rendre à l’hospice de Verdun, le 27 Vendémiaire an IX (12 octobre 1800). Il demeura à Verdun, rue Montorgueil, sous la surveillance de la municipalité. Le 22 Germinal an IX (12 avril 1801), le Préfet l’autorisa à se rendre à Bréhéville sous la surveillance du maire. Il obtint d’être rayé de la liste des émigrés le 11 Pluviôse an X (31 janvier 1802), revenu d’émigration il fut emprisonné et condamné à la déportation ; il reprit son ministère paroissial de 1801 à 1803 ; nommé curé de Bréhéville en 1803, mort le 11 février 1831.

          1775: Erection de la Groix PIGET ( des PIGET ont habité à Lissey, dernière maison, derrière chez JEANDEL, un peu avant le réservoir ). ( voir l'ancien cadastre ). 

          1776: Aveu du Chapitre de Verdun: A Lissey, nous avons le quart aux grosses et menues dixmes, la moitié dans le terrage. Nous avons le four et le moulin, le trescent consistant en une maison et deux jours de vigne en dépendant, un chapon de cens sur une place joignant le four. (Vers 1750 le chapitre avait rendu un quart des dixmes).

          02 janvier 1776: Mort de Jean CHONET, à 82 ans, prévost-capitaine-gruyer de Mangiennes, sire de Morhaignes, devenu seigneur engagiste de la terre de Lissey , enterré dans le cimetière actuel, par M. le curé FOSSY. Après la cession des trois évêchés à la France, la portion dévolue au fisc royal, dans les terres de l’ancienne manse épiscopale, fut inféodée, Louis XIII ayant confisqué les biens du dernier châtelain de Lissey et Bréhéville. C’est ainsi que Jean CHONET, ancien serviteur du chancelier DAGUESSAU et chirurgien-major des mousquetaires noirs de la garde royale, obtint, à titre d’engagement, la seigneurie terrienne de Lissey. Il fut anobli, le 18 juin 1716, par lettres patentes, portant: qu'il avait toujours vécu avec distinction, qu'il avait procuré à ses fils des établissements nobles, et fait pourvoir François Chonet, son fils, de l'office de capitaine- prévôt et gruyer d'Arancy. Ce Jean CHONET descendait, il est probable, de Jean BELFONT, prévôt de Mangiennes en 1366, et qui, dès cette époque, devint inféodataire du domaine de Bellefontaine, appartenant aux moines de Châtillon. Par ses alliances du côté maternel, depuis longtemps il était noble dans le vicomté de Verdun, où le ventre anoblissait, et où la particule nobiliaire était absente des plus illustres noms tels que: Watronville, Roton, etc. Le prince anoblissait, alors, sous le simple nom patronymique, indicatif de l'extraction, soit locale, soit de personnification. Exemple: Didier, l'Ecossais;. Cette maison eut dès lors pour armoiries: d'azur au sautoir d'argent chargé de quatre flèches entées, empennées et pointées de gueule, se réunissant en cœur et un cingle d'argent posé en chef. Devise: Vis unita fortior.

           25 novembre 1776: <<résultat>> des habitants de Lissey, à l'effet de former opposition à la perception des droits d'ensaisinement, attendu que ces droits ne sont pas dus suivant la coutume de Luxembourg qui régit le dit lieu de Lissey (fol. 152), etc. ( Bureau des domaines- Damvillers- contrôle des actes).

Ensaisinement: droits perçus sur <<tous les actes translatifs de propriété de biens tenus en fief ou en roture, tant des domaines qui sont és mains du Roi que ceux qui sont engagés ou aliénés à titre de propriété>>, et établis afin de <<conserver les directes et mouvances du Roi par la connaissances des mutations qui arrivent du chef des détenteurs des biens tenus des dites directes et mouvances, et de parvenir au renouvellement des terriers>>. La perception de ces droits, établis par les édits des mois d'août 1669, mars 1673, avril 1685 et décembre 1689, à été étendue par déclaration royale du 23 juin 1705 à << toutes les provinces du roïaume, soit que l'ensaisinement y ait lieu suivant les coutumes ou  non>>. On trouvera l'indication du taux de ces droits et des détails plus complets dans ( Bosquet- Dictionnaire raisonné des Domaines, Paris, 1762, in - 4°, t. II, p. 310 et suiv.)

          1778: Erection de la Croix blanche, sur l'ancienne route menant à Bréhéville, nommée également croix PIGET, sur l'ancien cadastre.

Cette croix comporte une inscription:

VS  QUI

PASSEZ PAR

LE CHEMIN

ARRETEZ VOUS

YCY VOIEZ

SYL Y A DOU

LEUR DANS LE

MONDE 

Une date y est également inscrite: 1591 ( en haut à droite ) ainsi que la date de 1778. Ce qui indique que cette croix a probablement été remaniée plusieurs fois. La croix de fer n'est pas l'originale, celle-ci est la récupération d'une croix abandonnée, dans le cimetière, vers 1950. La croix précédente était en fonte, cassée en plusieurs morceaux, disparue depuis. La vierge figurait en buste dans une sorte de médaillon au centre de la croix, à la place du Christ, le culte de la vierge s'étant développé surtout au 19éme siècle.(Marc RICHARD)

          6 décembre 1778: << résultats fait par les habitants de Lissey>> et pouvoir à Claude MERCIER, leur maire, et autres de se transporter à Sedan, pour assister à l'adjudication du quart en réserve.(fol. 116)( registre C1083). (Probablement pour la future construction de l'église de Lissey).

          1779: Erection de l'église sur l'emplacement du grand four banal du chapitre de Verdun, d'après les plans et devis du sieur CHAYAUX  de Sedan. Les constructeurs étaient Jean- Louis  LAVIGNE, maître maçon entrepreneur à Alondrelle et son frère, François OUDIN, charpentier, et son frère menuisier, tous deux de la paroisse de Bréhéville et associés.            F. Richard, maire et C. FALLET, greffier de la commune étaient également présents.

          2 juin 1779: La place du four banal est abandonnée à la communauté, pour bâtir leur église, par acte du 2 juin 1779, pour huit livres de cens perpétuel et annuel.

La dite communauté doit un chapon par an sur une place joignant le four qui lui a été abandonné sur la dite redevance par le même acte ci-dessus

          16 septembre 1779: Transaction entre Antoinette Franque, veuve Henrion, de Brandeville, et Caude Henrion de Lissey, qui cède à la première des immeubles sis à Brandeville, valant 634 l. et des meubles estimés à 400 l., le tout en pleine propriété (fol. 43), etc. ( Registre C 3010- Bureau de Sivry- contrôle des actes)

          1781: François CHAPIRON, maire. Louis SIROT, lieutenant. Jean François FALLET, échevin.

          1782: 16 janvier 1782: procès-verbal de nomination de maire à Lissey, pour 1782, par les gens de justice de Lissey, en faveur de Nicolas BERTELLEMY (fol. 40) (Registre C 2090- Bureau des Domaines- Marville- contrôle des actes).

L'administration communale, en Lorraine, sous l'Ancien Régime

Avant l'année 1787, aucun village de Lorraine ne possédait un conseil municipal régulièrement constitué et les affaires se traitaient par tous et devant tous.

La Communauté rurale de Lorraine apparaît comme un petit royaume isolé, indépendant de ses voisins, gouverné par le seigneur qui, par lui-même ou par son représentant, le maire,, perçoit de nombreuses redevances, conduit les hommes à la guerre, rend la justice, prend des décisions sur tout ce qui intéresse les sujets, mais toujours en les consultant et en délibérant avec eux.

Les affaires du village étaient traitées en assemblée générale par tous les habitants, c'est-à-dire par les chefs des feux  ou familles, inscrits au rôle des impositions. Le maire ou le lieutenant du maire présidait.  Il était nommé chaque année par le seigneur, dans les hautes justices patrimoniales et par les premiers officiers de bailliage  , dans les hautes justices domaniales.

Le syndic était élu aussi chaque année. Les habitants se réunissaient  le dimanche à l'issue de la messe ou des vêpres, soit dans l'église, sur son parvis, sous la grand arbre, sur la place, dans une salle des audiences quand il y en avait une ou tout simplement une grange, etc...

Là, ils discutaient entre  eux, à peu près sur les mêmes sujets que nos conseils municipaux et sur quelques autres encore. Ils nommaient les asseyeurs et collecteurs d'impôts, agréaient les pauliers présentés par le décimateur, fixaient le ban pour les récoltes, le salaire du pâtre et du maître d'école, décidaient des réparations à faire à la tour du clocher, à la maison de la cure, au pont du ruisseau, au chemin vicinal, du partage, de la vente  ou de la location des biens communaux  et de la manière d'acquitter la corvée, déléguait le maire ou le syndic pour aller solliciter à l'Intendance, au Bailliage, à la Maîtrise, quelques fois pour aller retirer une vache ou un cheval que le garde de la commune voisine avait emmené au greffe, et enfin écoutaient la Déclaration du Pied-Certain et les comptes des syndics.

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