Jean CHONET

 

          28 octobre 1787: Mort de Jean CHONET, à 82 ans, prévost-capitaine-gruyer de Mangiennes, sire de Morhaignes, devenu seigneur engagiste de la terre de Lissey , enterré dans le cimetière actuel, par M. le curé FOSSY. Après la cession des trois évêchés à la France, la portion dévolue au fisc royal, dans les terres de l’ancienne manse épiscopale, fut inféodée, Louis XIII ayant confisqué les biens du dernier châtelain de Lissey et Bréhéville. C’est ainsi que Jean CHONET, ancien serviteur (chirurgien) du chancelier d'AGUESSAU et chirurgien aide-major des mousquetaires noirs de la garde royale, engagiste du Domaine appartenant au Roi, obtint, à titre d’engagement, la seigneurie terrienne de Lissey. Il fut anobli, le 18 juin 1716, par lettres patentes, portant: qu'il avait toujours vécu avec distinction, qu'il avait procuré à ses fils des établissements nobles, et fait pourvoir François Chonet, son fils, de l'office de capitaine- prévôt et gruyer d'Arancy. Ce Jean CHONET descendait, il est probable, de Jean BELFONT, prévôt de Mangiennes en 1366, et qui, dès cette époque, devint inféodataire du domaine de Bellefontaine, appartenant aux moines de Châtillon. Par ses alliances du côté maternel, depuis longtemps il était noble dans le vicomté de Verdun, où le ventre anoblissait, et où la particule nobiliaire était absente des plus illustres noms tels que: Watronville, Roton, etc. Le prince anoblissait, alors, sous le simple nom patronymique, indicatif de l'extraction, soit locale, soit de personnification. Exemple: Didier, l'Ecossais;. Cette maison eut dès lors pour armoiries: d'azur au sautoir d'argent chargé de quatre flèches entées, empennées et pointées de gueule, se réunissant en cœur et un cingle d'argent posé en chef. Devise: Vis unita fortior.

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           Chancelier d'Aguessau: (voir Wikipedia)

          Mousquetaires noirs:(voir sur Wikipedia)

          Engagiste: Dr. anc.:Détenteur d'un bien du domaine de la Couronne, qui lui avait été donné en gage d'un emprunt contracté par le Trésor royal.

          _ ENCYCL. Le domaine de la Couronne étant devenu inliénable (ordonnance de Moulins, fèvr. 1566), l'engagiste n'acquérait que la jouissance, tandis que la Couronne consevait la propriété du bien engagé. La Révolution dépouilla les engagistes sans les avoir préalablement indemnisés. La loi du 14 ventôse an VII révoqua la plupart des engagements postérieurs à 1566, mais les petits engagistes eurent la faculté de devenir propriétaires moyennant versement du quart de la valeur des biens. (Grand Larousse).

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