1919 - 1939: Ecu-Lis-Bré

La vie des villages d'Ecurey-Lissey-Bréhéville

de 1919 à 1939

à travers les articles de la Croix Meusienne et du Journal de Montmédy

 

          1919 

           Retour des réfugiés

            Fondation du magasin "Coop" de Lissey, géré d'abord par Mme Vve COLLIN, puis sa fille, Mme LAVALLEE-COLLIN, puis sa petite-fille Mme L'HONORE.

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          20 janvier 1919: Le Ier corps d'armée US fait exploser un dépôt de munitions, près de l'ancienne gare de Lissey, abandonné par les allemands. Celui-ci contenait 3000 obus, 1500 grenades, et beaucoup de dynamite. Neuf explosions furent nécessaires.

          8 février 1919 : Enterrement de madame veuve QUINTALET, décédée la veille à 3 h du matin. Inhumation au cimetière de LISSEY à 9 h du matin. ( R. SOREL )

          27 avril 1919 : Un nommé LAVALLEE Constant, de Lissey, âgé de 44 ans, s’est suicidé en se tirant un coup de fusil dans la gorge, le dimanche 27 avril, à midi. Son enterrement a eu lieu au cimetière le lendemain à 10h 30. (R. SOREL)

          Marc RICHARD : Mes grands parents rentrent au village dans des maisons saccagées. Reconstruction progressive au cours des années qui suivent. Une association, dite <<des régions libérées>> se met en place pour mener à bien ces opérations.

            15 juin 1919: ECUREY: - Le 30 mai 1919 est décédée à l'hospice Ste-Anne de Vittel (Vosges); à l'âge de 82 ans, Sœur Casimir Rasquin, pendant 32 ans institutrice à Ecurey.

            Son souvenir est resté bien vivant dans cette paroisse, et la génération présente n'oubliera jamais le bien accompli par cette sainte religieuse. Originaire d'Esnes, après quelques années de séjour en Algérie, elle fut nommée en 1872 institutrice à Ecurey. C'est là que s'écoulèrent les années les plus fécondes de sa belle existence.

            Educatrice de premier ordre, elle sut former des âmes vraiment chrétiennes et des cœurs généreux.

            Mais là ne se borna pas son rôle bienfaisant. très versée dans le soin des malades, son temps libre était consacré à la visite de ceux qui souffraient: elle fut l'ange consolateur de tous les foyers.

            Contrainte par les funestes lois de laïcisation de quitter son poste qu'elle croyait conserver jusqu'au bout, elle eut la joie de retrouver à Vigneulles dans l'abbé Pierron, curé-doyen, un enfant d'Ecurey. C'est là que la guerre la surprit. Après un dur exil, elle fut rapatriée à Nancy; elle dut de nouveau quitter sa retraite en 1917, et c'est à Vittel qu'elle s'endormit doucement, répétant jusqu'au dernier soupir: << Au ciel, allons au ciel! >> Tous ceux qui l'ont connue auront devant Dieu un souvenir reconnaissant pour cette digne et sainte religieuse de la Doctrine chrétienne. G.H. (La Croix meusienne).

          20 juin 1919 : Reprise partielle du trafic sur le tronçon Louppy-Remoiville à Damvillers de la ligne Montmédy-Verdun. La gare de Lissey-Ecurey travaillait avec trois fabricants de chaussures situés dans les deux villages. L’un d’eux employait 30 ouvriers. Les cuirs bruts et les chaussures terminées étaient confiés au chemin de fer. En gare de Bréhéville existait une grosse briqueterie aujourd’hui détruite. Les besoins de la reconstruction des villages étaient importants. Les briques et tuiles cuites étaient chargées sur des wagons plats   ( Sur les rives de l’Othain n° 43 ).

          27 septembre 1919: LISSEY: Le conseil municipal, sur la proposition du maire, M. Hornard, après entente avec M. le Curé, ayant décidé d'honorer dignement la mémoire des 16 enfants du village morts glorieusement pour la patrie, un service funèbre fut célébré en leur honneur le 16 septembre. Chacun se fit un pieux devoir de venir témoigner sa reconnaissance à ces chers défunts.

            L'église, profanée pendant plus de 4 ans, avait, pour la circonstance, retrouvé dans ses ruines ses beaux jours de fête d'avant guerre. M. le Curé, après avoir donné le nom des soldats de Lissey tombés au champ d'honneur, a glorifié ces héros obscurs en termes élevés.

            La cérémonie terminée, le clergé, suivi du conseil municipal et de toute l'assistance, s'est rendu au cimetière. M. le Maire a lu les belles paroles prononcées par le maréchal Foch aux fêtes de la victoire. L'instituteur a fait réciter par deux jeunes orphelins de la guerre un morceau où toutes les paroles ont porté jusqu'au fond du cœur et fait verser des larmes. (La Croix meusienne).

           18 octobre 1919: BREHEVILLE: - Lundi 6 courant avait lieu l'imposante  cérémonie du service funèbre pour les soldats tombés au champ d'honneur. Cette paroisse chrétienne s'est groupée tout entière, municipalité en tête, dans son église glorieusement blessée, mais transformée pour la circonstance en un temple de verdure. A l'avant du catafalque monumental, une grande croix élevait bien haut une belle couronne offerte par les jeunes gens à leurs compagnons victimes de la grande guerre. L'armée à qui revient de droit, après Dieu, la première place dans ces patriotiques commémorations, y était représentée, et les plantons, l'arme au pied, tenaient, immobiles, la faction d'honneur aux côtés du catafalque. Après l'évangile, M. le Curé proclame la liste funèbre, adresse un remerciement ému à la municipalité, à l'armée, à la paroisse, à tous ceux et celles qui ont activement collaboré à la grandeur de la cérémonie. Analysant cette impressionnante manifestation, pour en dégager le sens chrétien et patriotique, il annonce les récompenses futures et impérissables que Dieu seul peut donner. A l'issue de la cérémonie, un jeune homme, M. Germain Pichon, adressa un suprême adieu aux combattants disparus, salut fraternel et chrétien, promesse affectueuse de garder intact, comme un dépôt sacré, le souvenirs de leurs noms, de leurs vertus, de leur héroïsme. (La Croix meusienne).

          10 décembre 1919: HORNARD Marius, maire.

RICHARD Prosper, adjoint. Conseillers: ROUYER Paul, COLLIN Eugène, de CHARDON Henri, ROUYER Vital, LAVALLEE Adolphe, RICHARD Gustave, LEJEUNE Jean Baptiste, RICHARD Théotime.

          1920

            Paroisse de Lissey rattachée à Bréhéville

          17 janvier 1920: LISSEY: Le 5 janvier, M. Ant. Hureaux, 76 ans, cultivateur à Lissey, regagnait cette commune, revenant de Damvillers. Arrivé à 1500 m. de cette localité, il fut tamponné par la machine d'un train de matériaux allant sur Montmédy. Il fut projeté sur le côté et tomba évanoui. Heureusement le train allait lentement: M. Hureaux n'avait que des contusions sans gravité, qui lui occasionnaient de vives douleurs? Cet accident est dû à sa surdité et à la faiblesse de sa vue.

          23 janvier 1920: Démission de HORNARD Marius, maire.

          05 février 1920: RICHARD Prosper, maire.

ROUYER Paul, adjoint. Conseillers: COLLIN Eugène, ROUYER Vital, LAVALLEE Adolphe, RICHARD Gustave, HORNARD Marius, LEJEUNE Jean Baptiste, RICHARD Théotime, de CHARDON Henri.

           07 février 1920: ECUREY: - Le 25 janvier la paroisse d'Ecurey était encore en fête. On célébrait pour la première fois depuis la guerre la solennité de l'Archiconfrérie. Dès 5 h., dans la coquette église, magnifiquement décorée et illuminée, se pressait une foule nombreuse et recueillie. La cérémonie fut présidée par M. le Doyen de Damvillers et M. le Curé de Bréhéville. Après les chants des vêpres de la sainte Vierge, M. le Doyen monta en chaire, très ému de se retrouver dans cette église, qu'il avait visitée pendant la guerre et l'occupation, après 15 mois de détention. Malgré l'espionnage qui l'entourait, il était arrivé à venir consoler les quelques habitants restés dans le village. Après ses paroles si éloquentes et si chrétiennes, un salut en musique fut admirablement exécuté par la chorale des jeunes filles de la paroisse, toujours si bien dirigée par M. le Curé. Ce fut encore pour tous une journée bien consolante et bien réconfortante.

          Ier nov. 1920 - Dossier des dommages de guerre de Lissey: Total : 53.915,53  et 122.616,63

          09 octobre 1920: LISSEY: Lundi dernier, 3 octobre, au lendemain de la fête patronale, toute la population de Lissey était réunie dans son église pour rendre un nouvel hommage d'admiration et de reconnaissance à ses trop nombreux soldats morts pendant la grande guerre. Deux plaques commémoratives, l'une destinée à l'église, l'autre à la mairie, furent bénies après le service funèbre. Dues à l'initiative de M. P. Richard, maire, et du Conseil municipal; d'un travail artistique simple et beau, elles rappelleront longtemps le souvenir de ceux qui ont donné leur vie pour notre pays.

            M. Le Curé de Bréhéville, dans une allocution écoutée avec une émotion bien naturelle redit leur longues souffrances, leur inlassable courage, mais aussi leur gloire. leur souvenir doit demeurer vivant non seulement dans leur famille, mais chez tous ceux qui savent unir l'amour de la France au culte des héros qui sont son honneur et sa gloire. (La Croix meusienne).

            06 novembre 1920: BREHEVILLE: Ad. Rouyer, 30 ans, manœuvre, avait eu à l'auberge une dispute avec des artificiers dont l'un l'avait traité de Boche. Le lendemain Rouyer était couché dans sa baraque quand son adversaire de la veille, un nommé Dessey, vint le provoquer. Rouyer prit une carabine et tira dans sa direction. Dessey fut atteint par la balle et tomba. Il fut transporté dans son baraquement, où il succomba presque aussitôt.

            13 novembre: BREHEVILLE: M. Tanguy, chef d'équipe, nous écrit pour nous donner quelques précisions au sujet du meurtre de Bréhéville. La victime n'avait pas traité l'assassin de boche; c'est elle, au contraire qui fut insultée par le coupable. (La Croix meusienne).

          19 décembre 1920 : Le C.M., vu la protestation de la Municipalité de Reims, se joint à cette protestation, juste et légitime. Le C.M. demande que les crédits fixés à 12 milliards, soient maintenus.

Le C.M. demande qu’il ne soit opéré aucune réduction sur les crédits nécessaires aux R.L.

Le C.M. demande surtout qu’un emploi judicieux soit fait des crédits votés. Que ces crédits soient employés pour le bien des sinistrés et que les dépenses administratives, les dépenses nécessaires pour les bureaux et les employés beaucoup trop nombreux soient considérablement réduits.

Le C.M. porte l’indemnité accordée à la maîtresse de couture à 200 F.

Demande de création d’un chemin dans la côte de Lissey : Le Conseil Municipal à l’honneur d’exposer à Monsieur le Préfet que la côte de Lissey(côte nord-ouest du village), côte qui avant la guerre était couverte de vignes, est actuellement pour ainsi dire en friche. La plupart de ces terrains ne peuvent être remis en culture et ce faute de chemin y accédant. Chemin indispensable pour y conduire du fumier, rentrer les récoltes, etc...Le Conseil Municipal a l’honneur de prier Monsieur le Préfet, d’autoriser la commune de Lissey a créer ce chemin et de faire décréter ce chemin d’utilité publique afin que l’expropriation d’une bande de terrain d’une largeur de six mètres soit prononcée en cas où l’expropriation serait nécessaire.

          1921

            LISSEY: 221 habitants

          Cantonnier: Deseaux Edmond (1862); sage-femme: Collin Sidonie (1882) née à Réville

          Construction du chemin dit des vignes.

            08 janvier 1921: ECUREY: - La légion d'honneur a été conférée à Paul Nicolas, lieutenant au 162e d'infanterie: << D'une haute valeur morale, a su gagner l'estime de tous ses chefs. A conduit sa troupe avec une magnifique bravoure dans maints combats. Beaux titres de guerre. Quatre fois blessé; quatre fois cité >>. (La Croix meusienne)

            22 janvier 1921: ECUREY: - Dimanche, 16 janvier, la paroisse d'Ecurey célébrait, comme tous les ans du reste, la belle fête de l'archiconfrérie. Cette cérémonie, dans sa simplicité, fut très touchante et très consolante. Dès 5 h., l'église se remplissait d'une foule compacte, dans laquelle un très grand nombre d'hommes. L'autel, au-dessus duquel était dressée la Vierge immaculée, resplendissait de lumière et de verdure. M. le Doyen de Damvillers accompagnait avec son talent habituel les forts beaux chants de la chorale des jeunes filles de la paroisse. M. le curé de Bréhéville, en des paroles très éloquentes, nous expliqua dans quelles circonstances et pourquoi on forma cette confrérie si répandue en France. Un salut en musique termina cette belle fête qui montre encore une fois de plus que, grâce au dévouement de son curé, la paroisse d'Ecurey conserve son esprit de foi, dont elle a fait preuve de tout temps. (La Croix meusienne)

            29 janvier 1921: ECUREY: - Extrait de l'acte constitutif de la Société Coopérative d'Ecurey - Aux termes d'un acte sous seings privés, en date du 11 janvier 1921, cinquante-sept propriétaires sinistrés ont adopté les statuts d'une Société coopérative de reconstruction constituée sous le régime de la loi du 15 août 1920, et du décret du 9 octobre 1920. Cette société a pour objet toutes les opérations relatives à la reconstruction des immeubles endommagés par fait de guerre, dans la commune d'Ecurey. Sa dénomination est : Société coopérative de reconstruction d'Ecurey.

            Le siège en est établi à Ecurey, la durée de la société est fixée à dix années.

            Par délibération du 11 janvier 1921, l'assemblée générale des sinistrés adhérents à la société dont il s'agit, a approuvé les statuts, déclaré la société définitivement constituée, et nommé comme premiers administrateurs, dans les termes de l'art. 13 des statuts, MM. Edouard Richard, Albert André, Onésime Simonin, Alfred Simonin, Jules Colin, Maurice Baeglin, Joseph Gaspard, Henri Grenier.

            Un double de l'acte constitutif a été déposé, le 15 janvier 1921, au greffe de la justice de paix du canton de Damvillers.

            Pour extrait: Le président du Conseil d'administration, Edouard Richard

            05 février 1921 : LISSEY: Le Ministre de la Guerre cite à l’ordre de l’Armée le village de Lissey : « A, pendant plus de quatre années, supporté vaillamment le joug allemand. Malgré les souffrances et les dommages subis par les violents bombardements dont elle a été l’objet, s’est toujours signalée par sa confiance inébranlable dans le succès final ».

            12 février 1921: BREHEVILLE: - Une après-midi, quatre enfants, les jeunes Raymond et Germaine Vigneron, Louis Defrère et Lucien Macbourg étaient allés au bois. A 3 kilomètres du village, ils trouvèrent des sachets de poudre renfermés dans des paniers à obus. Près de ceux-ci se trouvait un tube creux de 1 m, 50 de long sur 0 m. 03 de diamètre. Le jeune Vigneron eut la malencontreuse idée de l'enfoncer en terre et de le remplir de poudre, puis, d'y mettre le feu; une explosion s'ensuivit et les enfants Vigneron furent tués. Les deux autres enfants n'ont pas été blessés. A 200 m. de là se trouvait un dépôt d'obus et de nombreux sacs de poudre. On ne comprend pas que malgré les nombreux accidents survenus des imprudences soient encore commises. (La Croix meusienne).

          20 février 1921 : Achat d’une pompe à incendie pour 4852 F, chez Charton et Colin Successeurs.

Le Conseil Municipal demande l’autorisation de louer le presbytère. Mise à prix 120 francs. Aile gauche du presbytère. Et de louer également le verger du presbytère.

Le Conseil décide que la vaine pâture sera ouverte à partir du 15 septembre 1921

            13 mars 1921: BREHEVILLE: - Erection d'un chemin de croix - Le 28 février, la paroisse de Bréhéville était de nouveau en fête. Il y a 6 mois, elle se réjouissait de la bénédiction de ses trois belles cloches qui venaient remplacer celles qui avaient été si brusquement brisées et enlevées par les Allemands; cette fois, elle était réunie dans son église réparée pour assister à l'érection d'un chemin de croix sorti des ateliers de M. Pierson et qui achevait d'une manière très heureuse l'ensemble des restaurations.

            Disons tout de suite que ce chemin de croix, de grandes dimensions, comme l'exigeait le style de l'église, auquel il s'adapte si harmonieusement, nous le devons à la bonne volonté du conseil municipal qui a bien voulu faire les avances nécessaires et indispensables.

            La joie était d'autant plus motivée que M. le Vicaire général avait daigné accepter de présider cette cérémonie et - mieux encore - de la faire précéder d'une retraite paroissiale pendant laquelle il sut attirer la grande majorité de la population au pied de la chaire de vérité et ensuite la conduire à la Table sainte. Cela ne surprendra pas ceux qui connaissent le chanoine Dion et savent le dévouement qu'il apporte à toute œuvre susceptible de faire rayonner la gloire de Dieu et de procurer le bien des âmes. Pourquoi ne pas dire qu'il se met avec la plus grande simplicité au service des curés surchargés par leur ministère, leur apportant, avec un dévouement inlassable, le concours de sa parole et de son expérience, l'une et l'autre appréciées? Quant à la bénédiction elle-même, qui avait attiré une grande foule et même des étrangers, elle se déroula selon les rites accoutumés.

            Dire que M. l'abbé Lesage, doyen de Damvillers, était à l'harmonium, c'est assurer que la partie musicale ne laissait rien à désirer. Nous pouvons affirmer que le souvenir de M. le Vicaire général et les impressions de cette journée se conserveront longtemps dans cette paroisse.

            Les sept jeunes gens qui, la semaine dernière, ont passé le conseil de révision, ont voulu, à cette occasion, honorer les morts de la grande guerre; aussi ont-ils désiré qu'un service solennel fût chanté pour célébrer leur mémoire. Les années passent mais ne doivent pas faire oublier les noms de ceux qui ont versé leur sang, donné leur vie pour que la France fût victorieuse. C'est ce qu'ont compris ces jeunes gens à qui la guerre a ravi ou un père, ou un frère, ou des parents, ou des amis. Ils ont voulu se rappeler encore que deux enfants de leur âge furent victimes en janvier 1921 d'une explosion qui mit leur famille en deuil.

            Que nos conscrits soient félicités de leur démarche; n'est-ce pas s'honorer soi même que de garder religieusement le culte du souvenir et de la fidélité. (La Croix meusienne).

          01 avril 1921 : Le Conseil loue, dans la parcelle 25, la concession d’une carrière à MM. Auffray et Cie entrepreneurs à Vilosnes, devant servir à la reconstruction des immeubles détruits par la guerre dans les villages de Lissey, Ecurey et environs. La redevance est fixée à 1500 F. et la concession doit cesser le 31 décembre 1921.

            07 avril 1921: LISSEY: - M. BOURRY François, chef cantonnier à la société des chemins de fer économiques à Lissey.

            09 avril 1921: ECUREY: - La mission qui vient d'avoir lieu eut un plein succès. M. l'abbé Serrier, qui en était le prédicateur, sut, par son éloquence, attirer chaque soir une foule toujours plus compacte. Le dimanche des Rameaux, bénédiction des plaques des morts pour la France. Toute la paroisse était réunie dans l'église, parée sobrement de verdure et de drapeaux. Après la cérémonie grandiose, procession au cimetière, où après un discours sur les tombes des soldats tués à la reprise du village, la chorale entonna le De profundis en faux-bourdon.

            Le jour de Pâques, splendide communion d'hommes. Le soir, aux vêpres, réunion d'adieu; salut en musique et illuminations. Ajoutons que pendant la semaine on ramenait le premier soldat mort au champ d'honneur, M. Amédée Henri. La paroisse entière était aux funérailles. La chorale des jeunes filles exécuta de forts beaux chants funèbres. douces et réconfortantes journées pour tous; pasteur et fidèles, et surtout pour le prédicateur de cette belle mission. (La Croix meusienne).           

          10 juillet 1921 : Vu la grande sécheresse, le conseil sollicite l’autorisation de laisser pâturer le bétail de Lissey dans les bois communaux. Bois-bas, coupes ordinaires de 1 à 10 et réserves de I à IX   

          01 octobre 1921: BREHEVILLE: - Comme cela se passe dans certains villages, on fêtait un mariage en tirant des coups de fusil. M; Gaston Firmin avait une carabine américaine qui, au deuxième coup, fit explosion, blessant à l'œil droit celui qui la maniait. Après quelques jours de traitement à Nancy, il put rentrer dans sa famille. (La Croix meusienne).   .

          23 octobre 1921 : Le C.M., vu la lettre de Monsieur le Préfet Service Direction Générale Services Techniques de la Reconstruction <Contentieux et Baux>. En date du 29 novembre 1921, n° d’ordre 064697,dans laquelle il est dit : la baraque de construction allemande sise à l’entrée S F de Lissey, d’une superficie de 37 m2, 80 pourra vous être cédée au prix de 5 F. le m2 soit 189 F. Le C.M. à l’unanimité décide que la commune achètera cette baraque pour 189 F

            03 décembre 1921: BREHEVILLE: - Pour nos morts - Les demoiselles ont fêté sainte Catherine comme il convient, gaiement, et pour ainsi dire, en famille. Elle est si grande la cordialité qui règne entre elles ! Messe et vêpres; le soir, réunion fort animée au cours de laquelle personne ne s'est ennuyé. L'ainée des Catherinettes a fait la quête pour le monument à élever aux héros de Bréhéville, tombé au champ d'honneur. Cette quête a produit 21 fr. qui ont été remis à M. le Maire. (La Croix meusienne)..

            16 décembre 1921 : Le Conseil décide d’acheter un fourneau pour l’école (305 Frs). Celui qui état  dans la salle des fêtes

            17 décembre 1921: ECUREY: - Accident - Une touriste des R. L., conduite par le chauffeur Bernard, et une autre "Ford" appartenant à M. Grisel, de Montmédy, se sont tamponnées vers 17 h. à un kil. De Damvillers, route d'Ecurey-Brandeville. Les deux autos ont été projetées dans le fossé et sérieusement endommagées. MM. Gervais et Varin, de la commission cantonale, ont reçu d'assez fortes contusions; heureusement, elles n'auront aucune suite sérieuses.

            17 décembre 1921: BREHEVILLE: - Pour nos héros - La jeunesse du village a fêté joyeusement les fêtes de sainte Catherine et de saint Nicolas. Une quête a été faite à chacune de ces fêtes: la 1ere a produit: 21 fr., et la seconde: 43 fr. Ces sommes ont été remises entre les mains du trésorier des anciens combattants, société fondée 8 jours auparavant et qui compte déjà 61 adhérents. Le produit de cette collecte servira à acheter une plaque commémorative pour perpétuer le nom des 16 enfants de Bréhéville, victime de la guerre. (La Croix meusienne).

          1922

            07 janvier 1922: LISSEY: - Section des anciens combattants - Les anciens combattants de Lissey se sont réunis le jour de Noël et ont formé une section organisée.

            La présidence d'honneur a été offerte à M. Prosper Richard, maire, et a M. Marius Hornard, ancien combattant de 1870.

            Le bureau a ensuite été constitué comme il suit: président, M. Henry; vice-président: M. Adolphe Lavallée; secrétaire: M. Marius Rouyer; trésorier: M. Louis Patoche; commissaire: M. Jean Richard. Membres du bureau: MM. Urbain, Paul Rouyer; Rossion, Jules Bon; Jules Saintvanne. Porte-drapeau, M. René Sirot.

            Le but de cette section est de grouper fraternellement les anciens combattant et d'honorer la mémoire des seize enfants de Lissey morts pour la France. (La Croix meusienne).

            10 février 1922 : LISSEY: - Le C.M. demande l’autorisation de louer la baraque de la Croix Verte : mise à prix 10 F./mois. Entrée en jouissance à commencer du Ier mars 1921.

            11 février 1922: ECUREY: - Fêtes - Après les belles cérémonies de Noël, la paroisse d'Ecurey se trouvait encore en fête dimanche pour célébrer la grande solennité de l'Archiconfrérie.

            La population, comprenant son devoir, remplissait entièrement l'église.

            Celle-ci était sobrement décorée de sapins et de guirlandes de lierre. Au-dessus du maître-autel, se dressait une statue de la Vierge entourée d'innombrables lumières.

            Après les vêpres, qui furent si bien chanté par la chorale des jeunes gens et des jeunes filles, M. l'abbé Marchal, curé de Dombras, monta en chaire, et nous tint sous le charme de sa parole et nous décrivant la lutte du bien et du mal à travers les siècles. Un salut solennel en musique termina cette belle cérémonie. La paroisse d'Ecurey montrait encore une fois de plus, son superbe élan de foi, et récompensait son cher et vénéré curé de son zèle infatigable.

            Bravo, Ecurey !! et vous chanteuses, chantres, décorateurs, n'en restez pas là ! préparez-nous encore de belles et grandes cérémonies, qui nous font oublier pendant quelques instants les tristesses de la terre. Un Passant (La Croix meusienne).

            06 mai 1922: LISSEY: - Collecte - A l'occasion du mariage de M. Lucien Thiry, de Thonnelle et de Mlle Marthe Richard de Lissey, une collecte a été faite au profit du monument qui sera élevé à la mémoire des 16 enfants de Lissey "Morts pour la Patrie". Le montant de la collecte s'est élevé à 105 fr.

            Merci pour l'heureuse initiative et pour la générosité des donateurs. Félicitations et vœux de bonheur aux jeunes époux. (La Croix meusienne).

            08 avril 1922: LISSEY: - Obsèques - Dimanche dernier ont eu lieu, au milieu de toute la population recueillie et émue et une partie de la population d'Ecurey, les obsèques de M. Jules Duchêne, ancien instituteur et ancien maire de la commune ainsi que celles de Emile Rouyer, soldat mort pour la France.

            Pour la circonstance, l'assistance a aussi honoré pieusement la mémoire de son frère - plus jeune - sous-officier, mort glorieusement pour la même cause et porté comme disparu.

            Après les prières liturgiques dites par très sympathique M. le curé de Breheville et Lissey, M. Henry, instituteur, a prononcé sur chaque tombe, un discours, qui a fait verser bien des larmes.

            A ces familles éplorée, nous adressons  l'expression de nos sincères condoléances. (La Croix meusienne).

             14 mai 1922 : Avant la guerre, 4 adductions aboutissaient aux lavoirs et abreuvoirs.

            La commune projette de doter Lissey d’une adduction d’eau potable avec réservoir et service incendie à l’aide des sources alimentant le lavoir.

             22 juin 1922 : vote pour l’achat de cloches et de l’horloge de l’église ( marchés de gré à gré entre le maire  M. RICHARD (cloches) et Mrs. CHARTON et COLIN de Nancy (horloge).

          Aubergiste: Rouyer; Boulanger: Collin; Chaussures: Collin-Denef; cordonnier: Curé; distillateur: Richard (Pr.); épicier: Collin; grainetier: Collin; meunier: Collet et fils; perruquier: Lejeune; plafonneurs: Bernard, père et fils; tabac: Rouyer. Garde-forestier: Bontemps. Garde-champêtre: Collin E. Distillateurs: J. Bon, J. Richard.

             22 août 1922: PATOCHE François Théotime, vigneron, nommé garde-champêtre en remplacement de SIROT Constant démissionnaire.

             15 août 1922: L'orage qui a sévi sur la région dans la nuit du 14 au 15 août a été particulièrement violent. La foudre est tombée sur le clocher. La récolte a été endommagée. (L'Avenir de Montmédy).

             27 août 1922: LISSEY: Mardi dernier, 23 août, la population de Lissey était réunie pour conduire au tombeau une jeune fille de la paroisse, Mlle Elise Collin, décédée à l'âge de 28 ans, à Paris, des suites d'une opération qui ne paraissait pas devoir être d'une importante gravité. Aussi tous les habitants furent surpris en apprenant la mort de celle qui, quelques jours auparavant, avait encore toutes les apparences d'une bonne santé.

            L'émotion ressentie par tous est un témoignage de profonde sympathie bien due à des parents si cruellement éprouvés, elle est de plus un hommage sincère rendu aux qualités qui caractérisaient Mlle Collin. La décoration de l'église, la couronne offerte par les jeunes filles, redisaient l'empressement d'une jeunesse toujours prête à honorer les morts du pays et proclamaient l'affection et l'estime qu'avait su inspirer celle qui était l'objet de tant de regrets.

            D'une nature réservée et délicate, elle gardait pour son frère et ses parents ces trésor d'amabilité, de tendresse que d'autres aiment à répandre si vainement au dehors.

            Elle était trop pure pour vivre sur la terre: ces paroles qui furent dites à l'annonce de sa mort ne paraîtront pas exagérées à ceux qui ont pu apprécier sa discrétion d'âme.

            C'était une organiste très dévouée qui se plaisait à préparer les chants des cérémonies religieuses, encouragée du reste par la bonne volonté des exécutantes. Son bonheur était de voir réussir nos fêtes qu'elle organisait avec autant de zèle que d'habileté.

            Que les regrets que cause sa mort et qui se manifestent d'une façon unanime, soit un adoucissement à la peine des siens. (La Croix meusienne).

          Vitraux de l'église, simples et semblables, fait à Paris.

            09 décembre 1922: ECUREY: - Nécrologie - Le 25 novembre, succombait à paris, après une cruelle maladie, M. Grandpierre, maire d'Ecurey. Son corps fut ramené au pays natal, et ses funérailles célébrées le 30 novembre. La population toute entière, à laquelle s'était jointe une notable délégation de Lissey, se fit un devoir de rendre un suprême et pieux hommage à celui qui depuis 8 ans était maire de la commune, après avoir été adjoint durant 4 années.

            M. le docteur Maillard, conseiller général du canton, avait tenu à venir témoigner sa sympathie. à la famille et remplacer les  personnalités officielles de Damvillers empêchées. La messe fut célébrée par M. le Curé de Fromeréville, ami du défunt. Au cimetière M. Demart, instituteur, au nom du conseil municipal et de la population, interpréta les sentiments de tous en rappelant l'homme affable, complaisant, serviable que fut le maire d'Ecurey. Il donna la note juste.

            M. Grandpierre succombe quelques mois après son épouse. Ni l'un ni l'autre ne purent jamais se  consoler de la perte de leurs deux fils disparus, l'un le 27 août 1914, à Pierrepont, l'autre le 27 septembre 1918, à Tahure. Toutes les recherches pour retrouver leurs glorieux restes furent vaines.

            Le maire d'Ecurey meurt avant d'avoir vu un de ses grands désirs réalisés: la restauration complète de l'antique église; du moins, au jour des funérailles, la foule émue qui s'y pressait, montra à toute la famille si éprouvée depuis 8 ans, toute la considération dont jouissait à Ecurey et dans les villages environnants le sympathique M. Grandpierre. (La Croix meusienne).

          1923

            Première automobile à Lissey (Mr GENIN)

           Monsieur GENIN Henri, professeur à Metz, revenait au village de temps à autres. C’était une véritable expédition, selon ses dires : crevaisons systématiques à chaque voyage, réparations sur le bord de la route. Celles-ci n’étaient pas encore goudronnées.

            06 janvier 1923: BREHEVILLE: - A l'eau - M. Alcide Limousin conduisait une voiture attelée d'un cheval se rendant à Vilosnes. Derrière lui venait M. P. Wairon à qui il avait donné rendez-vous à la côte de Haraumont. Ce dernier remarqua que le cheval faisait des difficultés pour avancer. Comme à cet endroit la Meuse longe la route, il hâta le pas pour prêter aide si besoin était. Lorsqu'il avança sur les lieux, l'attelage avait disparu. Pressentant un accident, il alla au village réclamer du secours. Mais la nuit était tombée; aussi il fut impossible de rien retrouver. Le lendemain, dès le matin, on retrouva le cheval et la voiture; le corps de M. Limousin ne fut retrouver que plus tard. En remarquant sur le sol la trace des roues, on put reconstituer ce qui s'était passé. Le cheval a dû reculer, franchir le chemin de halage et tomber à l'eau, entrainant avec lui tout l'attelage. (La Croix meusienne).

            13 janvier 1923: ECUREY: - Fête - Dimanche 21 janvier aura lieu, dans cette paroisse, la fête traditionnelle de l'archiconfrérie. A 7 h. du soir, vêpres de la sainte Vierge. Sermon par M. l'abbé Hance, curé de Fromeréville, enfant du pays. Salut solennel. Que ce soit ce jour-là, non seulement une fête paroissiale, mais aussi une fête régionale. Que la nuit n'effraie point les pieux pèlerins, leu mérite n'en seront que plus grands et plus profitables à tous. (La Croix meusienne).

            03 mars 1923: LISSEY: - Hommage aux morts pour la patrie - A l'occasion du mariage de M. Bournmaison de Bréhéville, avec Mlle Julia Capart de Lissey, une collecte a été faite au profit du monument aux soldats de Lissey "morts pour la Franc". elle a réuni 80 fr. 65. Merci aux généreux donateurs, et meilleurs vœux de bonheur aux jeunes époux. (La Croix meusienne).

            03 mars 1923: LISSEY: - Une collecte - a été faite dimanche pour l'érection d'un monument aux soldats de Lissey << morts pour la France >>.

            Les collecteurs ont recueilli les oboles ci-dessous: MM. Pr. Richard, maire, 100 fr.; P. Rouyer, adjoint, 100 fr.; H. de Chardon, 100 fr.; Ad. Lavallée, 100 fr.; Ch. Lavallée, 100 fr.; Mme Vve Pierre, 100 fr.; MM. Th. Richard, 100 fr.; Henry, 100 fr.; Mar. Hornard, 60 fr.; Ach. Chabot, 50 fr.; Eug. Collin, 50 fr.; Hyp. Collin, 50 fr.; Mme Vve Collin-Bagage, 50 fr.; Mme Vve Al. Lavallée, 50 fr.; MM. Perignon, 50 fr.; Am Richard, 50 fr.; Mar; Rouyer, 50 fr.;Ch Rouyer, 50 fr.; Mme Vve Ch. Rouyer, 50 fr.; MM. R. Sirot, 50 fr.; Ch. Thoyon, 50 fr.; Ch. Capart, 40 fr.; Mme Vve Duchêne, 40 fr.; MM. G. Bantquin, 30 fr.; J. Richard, 30 fr.; Jul. Richard, 30 fr.; Mme Vve Est. Richard, 30 fr.; MM. L. Saint-Vanne, 30 fr.; Vit. Rouyer, 30 fr.; Cés. Richard, 25 fr.; G. Richard, 25 fr.; Alb. Borne, 20 fr.; E. Chaput, 20 fr.; E. Déseau, 20 fr.; J.- Bapt. Juppin, 20 fr.; Th. Patache, 20 fr.; J - Bapt. Richard, 20 fr.; Const. Richard, 20 fr.; H. Rossion, 20 fr.; Thiry-Richard, à Revin, 20 fr.; Cél. Cochard, 15 fr.; Bon, 10 fr.; J. - Bapt. Collin, 10 fr.; Jul. Collin, 10 fr.; Em. Collin, 10 fr.; A. Dupuy, 10 fr.; Edm. Déseaux, 10 fr.; Th. Homard, 10 fr.; Mme Vve Collet, 10 fr.; MM. Alf. La Droitte, 10 fr.; Art. Richard, 10 fr.; Const. Sirot, 10 fr.; Jul. St. Vanne, 10 fr.;Simon, 10 fr.; Alc. Urbain, 10 fr.; Ch. Bernard, 5 fr.; Const. Curé, 5 fr.; T. Deef, 5 fr.; Th. Patoche, 5 fr.; Ch. Lejeune, 5 fr.; Mautin, 5 fr.; Ch. Richard, 5 fr.; Ren. Richard, 5 fr.; Mme Vve Richard-Jacquemet, 5 fr.; Mme Vve Richard-Hornard, 5 fr.; Mme Vve St.- Vanne-Patache, 5 fr.; M. Hyac. Willaume, 5 fr.; Mme Vve Fallet, 2 fr.; M; Ant. Huraux, 1 fr.; Mme Vve Od. Urbain, 1 fr.

            La souscription n'est pas close, le comité recevra avec plaisir les offrandes faites par les amis de Lissey.

            Congestion: - Le corps de Gust. Eisentrau a été trouvé dans les bois par M. Lavallée. Le cadavre n'était vêtu que d'une chemise et plié la tête entre les mains. Quelques jours auparavant, cet individu, originaire de Mulhouse, avait été vu à Vittarville marchant les pieds nus: il a dû succomber à une congestion.

            31 mars 1923: BREHEVILLE: - P.T.T. - A partir du 1er avril prochain, la commune de Bréhéville sera rattachée au bureau de Brandeville. Les correspondances à destination de Bréhéville ne devront plus en conséquence être adressées par Damvillers. ( La Croix meusienne ).

           2 avril 1923: LISSEY: - Bénédiction des cloches. L'une est appelée: Agnès Madeleine et a pour parrain Prosper Richard, maire; pour marraine, Madeleine Richard. L'autre est nommée: Jeanne Florine et a pour parrain Léon Saintvanne et pour marraine Florine Richard. Elles remplacent la grosse cloche enlevée en 1917 par les Allemands. Baptisée par l'abbé Lesage, doyen de Damvillers. Curé A. Toquet.

            14 avril 1923: LISSEY: - Baptême de cloches - Beau et gai lundi de Pâques à Lissey, où la cérémonie toujours attirante du "baptême" de deux cloches occasionnait une joyeuse animation.

            De poids et donc de tous points semblables à ceux des cloches qu'elles viennent remplacer, grâce à l'initiative de la municipalité, Agnès-Madeleine qui eut pour parrain M. Prosper Richard, maire, et pour marraine Mlle Madeleine Richard - et Jeanne-Florine avec pour parrain et marraine, M. Léon J. B. Saintvannes et Mlle Florine Cochard furent bénies, en une église gracieuse de verdure, au milieu de chants tout de circonstance, et devant une très nombreuse assistance, par M. l'abbé Lesage, doyen de Damvillers, qui, auparavant nous avait, en de fortes et impressionnantes paroles, si bien dépeint le rôle bienfaisant que ces messagères du bon Dieu comptaient remplir au milieu de nous.

            Après l'office, sur la foule massée aux abords de l'église, ce fut la classique et toujours amusante pluie (l'expression s'impose désormais) de dragée sous laquelle bon nombre retrouvent leur entrain et leur agilité d'autrefois; l'abondante distribution se prolongea jusque sur les marches de la mairie où un vin d'honneur amical réunit le clergé, les membres du conseil municipal, les marraines, parrains et leurs familles. Enfin, pour bien souligner qu'il s'agissait d'un "baptême" paroissial, dans l'après-midi, chaque foyer du village en fête fut visité par les marraines et gracieusement pourvu de la bonbonnière du souvenir.

            Puisse cette belle journée ne pas rester sans lendemains ! (La Croix meusienne).

          30 avril 1923 : Considérant que le village de Lissey étant très resserré , la place manque pour l’établissement des fosses aux distances réglementaires et que les réparations des dommages ne sont pas encore terminées et occupent la population, le C.M. sollicite l’autorisation de laisser les fumiers en dépôt comme par le passé

            12 mai 1923: ECUREY: - Fête - Dimanche 13 mai, fête nationale de Jeanne d'Arc, et bénédiction d'une statue sortant des ateliers Marron, d'Orléans.

            Grand'messe à 11 h. du matin. - Cérémonie du soir: à 4 h. 30, vêpres, sermon par M. le Doyen de Damvillers, bénédiction de la statue, chant de l'Etendard, et salut solennel. 8 h. 30, grand feu d'artifice.

            Nombreux seront les étrangers qui viennent se joindre à toute la population pour glorifier notre sainte Héroïne. (La Croix meusienne).

            19 mai 1923: ECUREY: - La fête de Jeanne d'Arc fut très belle dans cette paroisse cette année. Aux offices, grande affluence, surtout à la cérémonie de la bénédiction de la statue de notre sainte française. Après les vêpres, M. le Doyen de Damvillers, dans un discours d'une belle envolée, nous définit le caractère spécial de Jeanne. La statue étant bénie, l'Etendard fut très bien enlevé par la chorale si surmenée en ce moment. Le feu d'artifice annoncé ne put avoir lieu en raison de la pluie. Il est remis à dimanche, même heure, toujours en l'honneur de notre héroïne

            23 juin 1923: LISSEY: - Suicide - Vendredi matin, sur le chantier d'une maison en construction, rue du Faubourg Stanislas, on a trouvé le corps d'un étranger. Près de lui était un révolver renfermant encore deux balles. La mort remontait à quelques heures. Une feuille d'électeur au nom de Constant Richard, habitant Lissey, a été trouvée sur le cadavre. (La Croix meusienne).

            23 juin 1923: ECUREY-VAUX-DT-DAMLOUP: - Broyé - A la gare de Vaux, M. Alf. Henry, 23 ans, chef de train, était occupé à la manœuvre d'un train. Il venait d'accrocher plusieurs wagons, quand, par suite d'un faux mouvement, en se relevant, il eut la tête prise entre deux tampons. L'accident avait été aperçu par M. Duault, qui avertit aussitôt le mécanicien:  celui-ci bloqua ses freins le plus rapidement possible et on dégagea M. Henry. Le malheureux jeune homme respirait encore; mais il ne tarda pas à rendre le dernier soupir;  il avait la tête affreusement broyée. Il habitait Ecurey 5La Croix meusienne=.

            14 juillet 1923: ECUREY: - Première messe - Une paroisse qui n'est pas la moindre entre celles du diocèse a vu naître, en un siècle, une lignée de prêtres dont le 27e, M. L'abbé Cadet, vient à son tour de lui offrir ses prémices sacerdotales. C'est donc bien moins l'attrait de la nouveauté que la ferveur religieuse, jointe à une haute estime pour le jeune célébrant, qui entrainait la semaine dernière une foule compacte vers la gracieuse église; entre les préoccupations de la saison et les splendeurs d'une première messe, elle n'avait pas hésité; et pendant que le soleil ruisselait sur les foins coupés, la touchante solennité avait lieu devant une forte assemblée, sous le demi-jour mystérieux et frais des vieux arceaux gothiques, dans un décor de verdure, de fleurs, de lumière et de chants, où l'on sentait circuler une vertu maîtresse d'organisation et de pieuses prévenances.

            Douze prêtres et quelques séminaristes, compatriotes ou amis, étaient présents; les uns, formant au sanctuaire une couronne d'honneur sous la présidence de M. le curé de Brandeville, un cinquantenaire du sacerdoce; les autres, servant à l'autel avec M. le doyen de Vigneulles; d'autres enfin, renforçant de leurs voix d'artistes une excellente chorale paroissiale, près du clavier offert à M. le doyen de Damvillers.

            A M. l'abbé Giron, ancien curé d'Ecurey, revenait l'honneur de saluer la floraison de vocation dont il avait cultiver le germe avec tant de soin. Dès le début de sa parole, l'assistance comprit l'étendue des joies du prêtre qui se voit un successeur dans les rangs de la milice.

            Après le salut solennel, le nouvel officiant fit entendre sa reconnaissance avec autant de tact que de sincérité, l'encadrant de fortes pensées et d'un souvenir fraternel à l'adresse de son compatriote, M. l'abbé Chapiron, rappelé à Dieu, l'an dernier, avant de monter à l'autel.

            A la fin des agapes, M. le doyen de Damvillers se leva pour féliciter amicalement le nouveau confrère, mettre en relief toutes les sympathies qui l'entouraient, et lui souhaiter bienvenue, courage et succès sur le champ du labeur. C. L. (La Croix meusienne).

          22 juillet 1923 : Installation du téléphone chez Monsieur ROUYER Charles : débitant et receveur buraliste. Gérant : ROUYER Charles ; suppléant : Mme veuve ROUYER Pauline

          19 août 1923 : Le C.M. demande l’autorisation de vendre la baraque de la Croix Verte, pour la faire démolir.

          28 septembre 1923: ECUREY: - Médaille militaire - La médaille militaire vient d'être attribuée à M. Georges Simon, caporal au 54e R. I., avec le motif suivant: "Modèle de sang-froid et de courage. Blessé grièvement et resté sur le terrain. N'a pas fait entendre une plainte. Tué ensuite par un deuxième obus, le 21 juin 1918, à Damloup.

            Dans cette famille de braves, les quatre frères sont tous médaillés militaires: M. l'abbé Gabriel Simon, comme brigadier au 6e chasseurs d'Afrique. M. Albert Simon comme sergent au 84e R. I. et M. Charles Simon, comme caporal fourrier au 73e R. I. (La Croix meusienne).

          20 octobre 1923: LISSEY: - Obsèques - La commune de Lissey a fait, le 10 octobre, de belles funérailles, à M. Marius Hornard, son ancien maire.

            Au cimetière, le distingué instituteur de Lissey, M. Henry, a prononcé le discours suivant qui a été écouté avec la plus religieuse attention.

            Mesdames, Messieurs,

            C'est avec un sentiment profond de douloureuse sympathie que nous assistons, recueillis et émus, aux obsèques de M. Hornard Marius, conseiller municipal, ancien maire de Lissey, mort dans sa 79e année, frappé soudainement dans la plénitude de ses facultés par une attaque d'apoplexie.

            Monsieur Hornard, avant que cette tombe se referme à jamais, je voudrais exprimer les sentiments de chaleureuse sympathie et de profonde estime qui animent cette foule qui se presse nombreuse autour de votre cercueil.

            Depuis quelques jours, sur toutes les lèvres, s'est exprimé le plus bel éloge qui puisse s'adresser à un homme; du plus profond du cœur , tous répétaient: << C'était un brave homme, un parfait honnête homme, franc loyal; toujours il a été intègre et juste. >> Bel hommage rendu à la droiture et à la rectitude de votre vie tout entière !

            M. Hornard était non seulement le doyen d'âge, mais aussi le doyen d'ancienneté du Conseil municipal de Lissey.

            Elu pour la première fois, en mai 1874, il est resté membre de cette assemblée sans interruption, pendant plus de 49 ans. Voilà un bien long bail qui prouve bien mieux que les faibles paroles, la profonde estime que la population a eue pour cet honnête homme pendant un demi-siècle.

            Nécessairement, ses connaissances administratives, servies par une mémoire très fidèle et par une sûreté, une rectitude de jugement vraiment remarquables, le firent appeler à l'honneur de représenter la commune comme maire et comme adjoint.

            M. Hornard fut quatre ans adjoint et pendant seize ans maire de Lissey. Réélu maire à nouveau par l'unanimité du Conseil municipal, en 1919, il donna volontairement sa démission en 1920.Mais, resté membre du Conseil, il fut toujours le plus fidèle aux séances, et il y tenait une grande place, ses collègues et amis ayant toujours une déférence très marquée pour sa haute compétence.

            Homme de devoir, M. Hornard le fut toujours, et si souvent sa tâche fut facile au milieu d'une population honnête et sympathique, il arriva cependant une heure terrible où l'accomplissement entier de son devoir, en qualité de maire de Lissey, nécessita toute sa mâle vertu.

            Après que l'heure tragique de la mobilisation eut sonné dans toute la France, un événement plus terrible encore allait mettre le premier magistrat de la commune à une rude épreuve: le 26 août 1914, l'ennemi envahissait Lissey.

            M. Hornard, fidèle à son devoir, fidèle à son poste d'honneur, resta là. Quelles cruelles épreuves il eut alors à supporter de la part d'un ennemi soupçonneux et barbare. Les privations, les mauvais traitements, les menaces de mort, il subit tout. Au mois de septembre, il fut emmené en captivité en Allemagne, comme otage, comme prisonnier civil.

            Enfin, il fut rapatrié en 1915. Sa santé, fortement ébranlée par les épreuves trop rudes, par les tortures physiques et morales, se remettait cependant peu à peu au sein de sa famille.

            Dès le mois d'avril 1919, M. Hornard rentrait à Lissey et contribuait puissamment à la reprise de la vie économique et administrative de Lissey.

            En 1922, le gouvernement de la République lui attribuait la belle récompense des victimes civiles héroïques de la guerre la médaille de vermeil de la reconnaissance française. Témoignage glorieux accordé au premier magistrat de Lissey pour avoir accompli tout son devoir, dans les circonstances particulièrement difficiles et périlleuses de l'invasion. Honneur à M. Hornard, honneur à l'honnête homme et à l'homme du devoir.

            Adieu! Monsieur Hornard! Plus et mieux que ces quelques paroles, cette foule émue apporte à votre famille éplorée un sentiment de condoléances et de réconfort cordial; elle peut être fière de vous.

            Au nom de M. Le Maire de Lissey, de la municipalité et de toute la population, encore adieu!

            Que la terre de Lissey, que vous avez tant aimé, vous soit douce et légère. Dormez en paix, votre souvenir restera dans tous les cœurs des honnêtes gens de Lissey.

 

            Nous jouterons que M. Hornard était Chevalier du Mérite Agricole et qu'il s'était marié en 1868, voilà par conséquent 55 ans, avec Mme Sidonie Collet, aujourd'hui sa veuve. Cette femme vénérable jouit d'une excellente santé et peut espérer de vivre encore de nombreuses années, au milieu de sa fille de son gendre et de leurs enfants. (Le Journal de Montmédy)

            17 novembre 1923: ECUREY: - L'armistice - La fête de l'armistice ne fut point banale, et ne passa pas inaperçue dans la commune. La section des A. C. et le conseil municipal avaient organisé une cérémonie tout intime, exclusivement paroissiale. Après la messe, M. le Curé bénit, au milieu de l'émotion générale, le drapeau des A. C., remis à ceux-ci par M. Maginot, à Montmédy; ainsi qu'une palme des A. C. et une couronne du conseil municipal. La foule se dirigea ensuite vers le cimetière où furent prononcés de forts beaux discours par M. le maire Simonin et M. le président des A. C., M. Albert Simon. Après l'appel des morts, les enfants de l'école, sous la direction de M. Démart, instituteur, récitèrent la superbe poésie de Victor Hugo. Pour terminer cette fête, les A. C. et le conseil municipal se réunirent en un banquet où la plus franche gaieté régna jusqu'aux premières lueurs de l'aurore. (La Croix meusienne).

            Epiciers: Union des coopérateurs de Lorraine, gérant: Lavallée; Collin.

          1924

            06 janvier 1924: ECUREY: - Obsèques - Jeudi dernier, toute la paroisse se trouvait réunie dans la vieille église pour honorer la dépouille de M. Auguste Capart, un des glorieux morts de la guerre. Inutile de retracer sa vie, la foule se pressait autour de son cercueil, les quelques paroles pleine de patriotisme de M. le curé, prouvent suffisamment qu'il jouissait de la plus grande estime de tout le pays. Il fut, en effet, un conseiller municipal toujours dévoué, ainsi qu'un membre de la fabrique très attaché aux biens de son église. le plus bel éloge que l'on puisse lui faire, c'est qu'il fut un grand chrétien, et un père de famille toujours soucieux de voir grandir ses enfants sous le regard de Dieu. A toute sa famille si éprouvée nos biens sincères condoléances. (La Croix meusienne).

            23 février 1924: ECUREY: - Cérémonie - La cérémonie de l'archiconfrérie, quoique étant retardée cette année, n'en fut pas moins solennelle. Un grand nombre de pèlerins étaient venus se joindre à la population aux pieds de N. D. des Victoires. M. le Doyen de Damvillers, après en beau sermon, bénit le vitrail du chœur représentant l'Assomption. Il fait vraiment honneur à la maison de Paris qui vient de l'exécuter et au goût de M. le Curé, qui fut très heureux de le commander aussi rapidement, grâce aux nombreux dons de la paroisse.

            Belle journée, non seulement par la beauté des chants et des offices, mais surtout par la piété et le nombre impressionnant des fidèles. (La Croix meusienne).  

            16 avril 1924 : Réinstallation de l’électricité à LISSEY

            22 avril 1924: BREHEVILLE: - Friches incendiées - M. André, garde-forestier, apercevait des flammes, au lieu-dit "Drevaux": il avertit son collègue et les habitants de Brandeville. Aidés de ceux de Bréhéville, l'incendie qui avait pris à des friches et menaçait de gagner le bois de Brandeville fut éteint.

            Les dégâts purement insignifiants, se sont étendu sur 2 hectares. (Le Journal de Montmédy)

            12 juin 1924 : LISSEY: - Délit de pêche - Des gendarmes de Damvillers, en patrouille de nuit, aperçurent sur les bords de la Thinte aux abords du Pont de la Franche Chaux, deux individus qui se baissaient: ils les abordèrent et virent qu'ils tendaient des verveux.

            MM. Simonin Alfred et son gendre Capart Maurice d'Ecurey, les délinquants, ont été l'objet d'un procès-verbal pour pêche après le coucher du soleil. (Le Journal de Montmédy)..

          20 juillet 1924: ECUREY: - Inauguration du monument aux morts  - Le 20 juillet (1924), Ecurey honorait ses grands morts dans une cérémonie que rendaient plus grandiose encore le recueillement et la dignité de tous. Sous la présidence de M. Maillard, sous-préfet de Montmédy, a eu lieu l'inauguration du monument que la piété des anciens combattants et de tous les habitants a élevé en l'honneur des soldats morts pour la France.

            La place où s'élève le monument, ainsi que les rues, avaient été décorées avec goût et simplicité de branchages entremêlés de guirlandes et de drapeaux: hommage nouveau, mais combien beau lui aussi, puisque tous, hommes, femmes et enfants avaient voulu fournir leur part de travail.

            A 10 h.1/2, après la réception des autorités à la mairie, fut chantée à l'église, ornée de façon très remarquable, une grand'messe en l'honneur des héros: cérémonie de toute beauté par l'affluence des habitants d'Ecurey et des villages voisins, par les chants des jeunes filles et la présence de la société de musique, la "Dunoise".

            M. le curé célébra la messe avec éloquence et beaucoup d'émotion la mémoire de ceux qui avaient donné leur vie pour la Patrie: soldats tombés face à l'ennemi, disparus dont le sort est si atroce et le souvenir si attristant, prisonniers décédés dans les geôles allemandes. Il termina en évoquant la bonté de Dieu et en donnant à tous l'espoir de se revoir dans la paix du ciel.

            La messe terminée, le cortège se forma pour se diriger vers le monument; la foule pleine de recueillement suivait le clergé, le groupe des anciens combattants porteurs de leurs drapeaux et les autorités. Celles-ci prirent place sur la tribune; M. le curé bénit le monument, puis se retira.

            M. Albert Simon, au nom des A.C., remit le monument à la commune et fit l'appel des morts.

            M. Durruty, au nom des A.C. de l'arrondissement de Montmédy, apporte à son tour aux héros d'Ecurey le salut de leurs camarades de la région.

            M. Simonin, maire d'Ecurey, reçoit le monument au nom de la commune, remercie en termes très heureux toutes les personnes qui ont collaboré à l'organisation de la cérémonie et rappelle avec beaucoup d'émotion aux enfants les vertus de leurs aînés;

            Enfin, après un mot du cœur de M. Maillard, conseiller général, que de nombreux souvenirs rattachent à Ecurey, M. le sous-préfet clôtura en disant à tous les sentiments de reconnaissance et d'admiration qui se dégagent d'une telle journée.

            Une mention toute spéciale aux enfants des écoles qui, délicatement dirigés par M. Démart, leur instituteur, ont si bien exprimé dans des chants et des poésies très appropriés ce que toute l'assistance éprouvait. (La Croix Meusienne du 8 août 1924)  

            27 octobre 1924: BREHEVILLE: - Commencement d'incendie - Pendant la nuit, vers 10 heures et demie; un voisin de M. Bournaison Céleste, s'était relevé: il aperçut des flammes et l'avertit que le moteur de sa batteuse était en feu.

            M. Bournaison se leva aussitôt, voulut puiser de l'eau dans le réservoir pour éteindre les flammes du moteur, mais il se brûla sérieusement les mains sur la tôle portée au rouge. Il coupa les tuyaux du réservoir, ce qui permit à l'eau de se dernier de se répandre sur le moteur et d'étouffer les flammes. Il évalue les dégradations à 50 francs.

            Le docteur Baudot à ordonné un repos de 8 jours à M. Bournaison.

            On suppose que le moteur, ayant fonctionné pendant la journée, des coussinets se sont échauffés et ont communiquée le feu à l'essence.

            Le moteur était placé dans la rue, sans quoi il eût pu, dans une grange  propager l'incendie à l'ensemble des habitations. (Le Journal de Montmédy).

            08 novembre 1924: LISSEY - Achat de matériel scolaire - Un marché est passé avec M. Trouslard-Patoche, entrepreneur de menuiserie à Ecurey, pour la fourniture de 10 tables pour l'école à 140 fr. pièce, soit : 1400 fr.; un bureau en chêne ciré avec pupitre, 540 fr.; 1 tableau noir de 1m60 x 1m35, 50 fr.; 1 coffre à bois, 60 fr.; 1 tableau noir mobile avec pied, 150 fr.; 1 lot d'encriers. (Le Journal de Montmédy).

            09 novembre 1924 : LISSEY: Il est question de supprimer ( déjà ) l’école de LISSEY. Le Conseil s’y oppose fermement, arguant : qu’il y a deux classes à ECUREY et que les mariages nombreux et les naissances qui en découlent augmenteront sensiblement l’effectif scolaire. D’autre part, les enfants de la petite Lissey devront alors venir à LISSEY.

Garde champêtre: Patoche; secrétaire de mairie: Henry

            22 novembre 1924: ECUREY: - Fête du 11 novembre - Le conseil vote la somme de 200 fr. pour friandise qui ont été distribuées aux enfants de la localité à l'occasion de l'Armistice. (Le Journal de Montmédy).

            BREHEVILLE: - Probité - L'élève Thomas Gaston, 11 ans, a trouvé sur la voie publique une somme assez importante qu'il a remise à son instituteur.

            Quelques instants après, le jeune Vigneron Marcel, 10 ans, remettait à son maître un billet de 10 fr. qu'il venait de trouver, lui aussi.

            Félicitations à ces jeunes élèves qui savent mettre en pratique les leçons de morale qu'ils reçoivent à l'école. (Le Journal de Montmédy).

            01 décembre 1924: LISSEY - Elections municipales - Des élections complémentaires pour nommer trois conseillers municipaux ont eu lieu le 18 novembre.

            MM. Bantquin Georges (39 voix) et Bon Jules (31 voix) ont été élus.

            Un 2e tour de scrutin aura lieu le 25 novembre pour le 3e siège à pourvoir. (Le Journal de Montmédy).

          1925:

             18 janvier 1925 : LISSEY: - Arrêté municipal - La vitesse des automobiles, cyclistes et motocyclistes est limitée à 10 kms à l’heure dans le village.

            24 janvier 1925: ECUREY: - Fêtes - Dimanche, 1er février, aura lieu l'après-midi, l'office de l'Archiconfrérie. A cette manifestation religieuse sont conviés tous les villages du canton. Le sermon sera donné par M. L'abbé Merlot, curé de Villécloye. Salut en musique. Illuminations. C'est le moment plus que jamais de demander à Marie de sauver la France !!

            24 janvier 1925: ECUREY: -Vote de crédits - Le Conseil vote sur les fonds libres de la Caisse municipale: 455 fr. en faveur de M. Fallet Georges, entrepreneur, pour  réparations à la conduite d'eau alimentant le village;  300 fr. pour nettoyage des rues du village et travaux divers effectués pendant l'année 1924 par M. Richard Ch..; 50 fr. en faveur de M. Didier, garde-forestier, pour surveillance de la coupe affouagère; 10 fr. pour gratification à M. Gille, facteur à Damvillers, effectuant pendant le service d'été la distribution des correspondances à Ecurey à 5 h du soir; 25 fr. pour gratification au tambour afficheur; 78 fr. pour fournitures et travaux divers effectués par le maréchal pendant l'année 1924;  20 fr. de gratification à M. Mangin, facteur titulaire d'Ecurey (Le Journal de Montmédy).

            0I février 1925 : Installation de la ligne téléphonique LISSEY- DAMVILLERS

            07 février 1925: LISSEY: - Nomination - M. Isidore Willaume, commis principal d'ordre et de comptabilité au ministère des Finances à Paris, vient d'être nommé percepteur à Consenvoye. M. Willaume est originaire de Lissey-la-Petite. Nos félicitations les plus sincères au nouveau fonctionnaire et à sa famille. (La Croix meusienne).

            07 février 1925: ECUREY: - Archiconfrérie - Dimanche dernier, a été célébré l'office traditionnel de l'Archiconfrérie. Une foule plus nombreuse encore que les années précédentes, remplissait l'église magnifiquement ornée et illuminée pour la circonstance. Après le chant des vêpres, M. L'abbé Merlot, curé de Villécloye parla avec beaucoup de cœur et d'éloquence. un salut en musique dirigé par M. le curé d'Ecurey et accompagné par M. le Doyen de Damvillers, termina la cérémonie, tandis qu'au chœur officiaient M. le Curé de Bréhéville et le R. P. Crosnier, le vaillant Pionnier du Sacré-Cœur. Les chants font grandement honneur à la chorale. Belle et réconfortante journée si profitable à tous, et surtout aux pieux pèlerins des environs. (La Croix meusienne).

            21 février 1925: ECUREY: - Vote de crédits - Le Conseil vote 80 fr. pour dédommager M. Patoche, qui a avancé cette somme pour le bal gratuit offert par la commune lors de la fête patronale du 14 septembre 1924. - 90 fr. en faveur de M. Saint-Vannes, boulanger à Lissey, pour fourniture aux enfants des écoles de 7 kg 500 de brioche lors de l'anniversaire de l'Armistice. - 150 fr. pour gratification à M. le Docteur Beaudot, de Damvillers pour l'année 1924. - 40 fr. pour gratification à M. Didier, garde-forestier, qui a procédé à des dégagements de semis d'essences précieuses dans les coupes des forêts d'Ecurey (Le Journal de Montmédy).

            28 mars 1925: ECUREY, LISSEY, BREHEVILLE: - Chemins ruraux - Le projet dressé par MM. les Ingénieurs des Ponts et Chaussées s'élevant respectivement à 35.175 fr. pour Ecurey, 18.667 fr. pour Lissey et 82.146 fr. pour Bréhéville, pour la remise en état des chemins ruraux est approuvé pour être mis en adjudication à la mairie de chaque village. (Le Journal de Montmédy).

            04 avril 1925: BREHEVILLE: - Incendie - Un incendie, dû probablement à des causes purement accidentelles a détruit une remise isolée appartenant à M. Bon. L'alarme fut donnée par Mlle Jeanne François qui aperçut la première des lueurs sortant du bâtiment. On ne put que préserver les bâtiments du voisinage. Les dégâts sont évalués à 4000 fr., valeur de la remise, du foin, et de deux véhicules qu'elle contenait. (La Croix meusienne).

            04 avril 1925: ECUREY: - Percepteur - M. Noël Paul-Emile, percepteur de 2e classe, 2e échelon, est nommé percepteur-receveur municipal de 8 communes composant la réunion de Robert-Espagne, en remplacement de M. Munier, qui permute avec lui (Le Journal de Montmédy).

            07 avril 1925: LISSEY: - Achat de bois - Le Conseil vote la somme de 500 francs pour achat, transport, sciage et remisage du bois et pour la confection, le transport et le remisage des fagots nécessaires pour la chauffage de l'école et de la mairie. (Le journal de Montmédy).

            11 avril 1925: ECUREY: - Vente de chênes - Le Conseil décide de procéder à la vente des chênes des coupes affouagères n° 13 et 14, le 18 avril prochain, à 13h 30, sur le parterre de ces coupes. - Adjudication - L'adjudication du transport et sciage du bois destiné au chauffage des écoles pendant l'hiver 1925-1926 aura lieu également le 19 avril dans la salle de mairie. (Le Journal de Montmédy).

            17 mai 1925 : Prosper RICHARD, maire ROUYER Paul, adjoint(1886)

Conseillers : LAVALLEE Adolphe né en 1877, RICHARD Prosper(1853), RICHARD Arthur(1889), ROUYER Vital(1864), COLLIN Eugène(1866), RICHARD René(1897), BON Jules(1893), SIROT Constant(1869), CHABOT Achille(1872), tous cultivateurs.

Le Conseil décide l’achat d’un taureau communal pour la somme de 2400 F.

            04 juillet 1925: BREHEVILLE: - Baptême des cloches - Une foule recueillie se pressait lundi dernier dans l'église nouvellement restaurée, pour suivre la touchante cérémonie du baptême des trois nouvelles cloches, qui richement parées, attendaient les onctions saintes pour aller remplacer au clocher celles que la guerre avait détruites: Laure-Angélique, de 1250 kilos, avait pour parrain M. Gaston Vincent, fils de notre dévoué maire, et pour marraine Mlle A. Gennesson, directrice d'école en retraite; Thérèse-Marcelline, de 900 kilos, avait M. Céleste Lorent, adjoint, et Mme Marcelline Oudin-Willaume pour répondants; enfin M. Jules Henry, sacristain,, et Mlle Ph. Malcuy avaient pour filleule Jeanne-Philomène, de 650 kilos.

            La cérémonie, présidée par M. Le chanoine Trompette, archiprêtre de Montmédy, se déroula selon l'impressionnant cérémonial. Un enfant de la paroisse, M. L'abbé Lefebvre, curé de Bure, en des termes émouvants, rappela les gémissements des anciennes cloches, dont les âmes d'airain pleurèrent quand elles se virent transformer en engins meurtriers..., car les cloches ne savent que parler de paix, et ne font entendre leurs voix que pour annoncer le bonheur des familles et de la paroisse. Même lorsqu'elles sonnent le glas funèbre, elles sont encore messagères d'espérance et de bonheur, elle parlent du ciel qui s'ouvre pour celui que Dieu vient de rappeler à lui.

            L'assistance fut visiblement émue par ces belles pensées. après la cérémonie, une véritable pluie de dragée tomba des fenêtres de la mairie, à la grande joie de tous. Ce fut une belle et bonne journée, et une fête bien réussie, dont on gardera longtemps le souvenir.

          12 juillet 1925 : LISSEY: - Le Conseil approuve le devis ( 550,85 F ) pour la construction d’un lavoir  en face de l’église et un réservoir d’eau.

            29 août 1925: LISSEY-ECUREY: - Carnet blanc - Nous sommes heureux d'apprendre le mariage de M. Pierre La Droitte, fils de M. Alfred La Droitte et de Mme, née Marie Lespine, et petit fils de Mme Edmond Lespine, avec Mlle Marie Madeleine de Roquemaurel, fille du comte Pierre de Roquemaurel et de la comtesse de Roquemaurel, née Solon, petite-fille du marquis Roquemaurel, décédé. Cette famille meusienne, si honorablement connue et si dévouée aux œuvres catholiques, va s'allier à une des plus anciennes familles du Midi; toujours connue dans cette région pour sa grande bonté et sa générosité. Ce mariage sera célébré à Lourdes le 10 septembre, en souvenir du marquis et du comte Pierre de Roquemaurel, qui furent les premiers organisateurs de cette magnifique armée de brancardiers de Lourdes, qui font l'admiration du monde.

            Tous nos vœux de bonheur aux jeunes époux, et toutes nos sincères félicitations aux deux familles. (La Croix meusienne).

            05 septembre 1925: ECUREY: - Carnet blanc - Nous apprenons le mariage de M. Pierre La Droitte, fils de M. Alfred La Droitte et de Mme, née Lespine, avec Mlle Marie-Madeleine de Roquemaurel. Le mariage aura lieu à Lourdes, le 10 septembre prochain (La Croix meusienne).

            26 septembre 1925: ECUREY: - Accident - M. Lombard, peintre, revenait de Lissey en automobile. A un tournant du chemin, M. Désiré Hératte de Bréhéville, qui venait derrière à bicyclette, se jeta dans l'arrière de la voiture.

            M. Hératte fut relevé par M. Lombard, et conduit par lui à Damvillers où le docteur Baudot lui donna les soins nécessaires.

            La responsabilité de l'accident incombe au cycliste qui, de son propre aveu, dépassait la vitesse raisonnable.

            Ses blessures guériront, mais sa bicyclette est hors d'usage. (La Croix meusienne).

            07 novembre 1925: ECUREY: - Les cambrioleurs - La semaine dernière, la caisse du percepteur, qui contenait une somme assez importante, a té emportée par des cambrioleurs opérant la nuit.

            Ces messieurs n'ont pas été découragés par le bruit qui court, à savoir que les caisses de l'Etat sont à sec. Il faut espérer que ce bien mal acquis ne leur profitera pas, et qu'on les empêchera de renouveler des exploits de ce genre. (La Croix meusienne)

          8 novembre 1925 : LISSEY: - Le Conseil décide la destruction du presbytère menaçant de tomber en ruine

Le Conseil décide d’allouer une prime de 100 F. à chaque naissance

           Monsieur Isidore Willaume, commis principal d'ordre et de comptabilité au ministère des Finances, à Paris, vient d'être nommé percepteur à Consenvoye. M. Willaume est originaire de Lissey-la-Petite. Nos félicitations les plus sincères au nouveau fonctionnaire et à sa famille. La Croix Meusienne.

            28 novembre 1925: LISSEY: - Carnet blanc - Le 21 novembre a été célébré, dans l'église de Lissey, le mariage de Mlle Geneviève Richard, avec M. Jules Collin, fils du dévoué chantre de la paroisse, et chantre lui-même. Nous souhaitons aux jeunes époux des jours longs et heureux. (La Croix meusienne).

          1926: 194 habitants

          Paroisse de Lissey rattachée à Ecurey-en-Verdunois

          13 mars 1926 : BREHEVILLE : - Erection d’un chemin de croix – Le 28 février la paroisse de Bréhéville était de nouveau en fête. Il y a 6 mois, elle se réjouissait de la bénédiction de ses trois belles cloches qui venaient remplacer celles qui avaient été si brutalement brisées et enlevées par les Allemands ; cette, elles étaient réunies dans son église réparée pour assister à l’érection d’un chemin de croix sorti des ateliers de M. Pierson et qui achevait d’une manière très heureuse l’ensemble des restaurations.

            Disons tout de suite que ce chemin de croix, de grandes dimensions, comme l’exigeait le style de l’église, auquel il s’adapte si harmonieusement nous le devons à la bonne volonté du conseil municipal qui a bien voulu faire les avances nécessaires et indispensables.

            La joie était d’autant plus motivée que M. le vicaire général avait daigné accepter de présider cette cérémonie et – mieux encore – de la faire précéder d’une retraite paroissiale pendant laquelle il sut attirer la grande majorité de la population au pied de la chaire de vérité et ensuite la conduire à la Table sainte. Cela ne surprendra pas ceux qui connaissent le chanoine Dion et savent le dévouement qu’il apporte à toute œuvre susceptible de faire rayonner la gloire de Dieu et de procurer le bien des âmes. Pourquoi ne pas dire qu’il se met avec la plus grande simplicité au service des curés surchargés par leur ministère, leur apportant, avec un dévouement inlassable, le concours de sa parole et de son expérience, l’une et l’autre appréciées. Quant à la bénédiction elle-même, qui avait attiré une grande foule et même des étrangers, elle se déroula selon les rites accoutumés.

            Dire que M. l’abbé Lesage, doyen de Damvillers, était à l’harmonium, c’est assurer que la partie musicale ne laissait rien à désirer. Nous pouvons affirmer que le souvenir de M. le Vicaire général et les impressions de cette journée se conserveront longtemps dans cette paroisse.

            Les sept jeunes gens qui la semaine dernière, ont passé le conseil de révision, ont voulu, à cette occasion, honorer les morts de la grande guerre ; aussi ont-ils désiré qu’un service solennel fût chanté pour célébrer leur mémoire. Les années passent mais ne doivent pas faire oublier les noms de ceux qui ont versé leur sang, donné leur vie pour que la France fût victorieuse. C’est ce qu’ont compris ces jeunes gens à qui la guerre a ravi ou un père, ou un frère, ou des parents, ou des amis. Ils ont voulu se rappeler encore que deux enfants de leur âge furent victimes en janvier 1921 d’une explosion qui mit leur famille en deuil.

            Que nos conscrits soient félicités de leur démarche ; n’est-ce pas s’honorer soi-même que de garder religieusement le culte du souvenir et de la fidélité. (La Croix meusienne)

          22 août 1926 : Le C.M demande que le train Montmédy-Verdun qui rend de très grands services, soit maintenu

Vote par oui ou par non pour savoir si la délibération votant 100 F. comme prime à la natalité doit être maintenue, considérant que la charge serait trop forte pour la commune .Il y a 5 non et 3 oui : en conséquence la prime à la natalité ne sera pas maintenue.

            28 août 1926: LISSEY: - Faire-part - M. Pierre de la Droitte et Mme, née Madeleine de Roquemaurel, sont heureux de faire part de la naissance de leur fils, Bernard, né le 16 août, baptisé, le 19 août, à Lissey-la-petite. ( La Croix meusienne).

          13 septembre 1926: LISSEY: - DUPUY Anatole, vigneron, nommé garde champêtre

          13 septembre 1926 : LISSEY: -  Le C.M. vote la somme de 100 F. pour aider les jeunes gens à payer le bal à la fête patronale.

            Suppression de la sous-préfecture de Montmédy ( Lissey en dépendait )

            10 octobre 1926: ECUREY:- Vente au-dessus des prix d'affiche - M. Gigou, boulanger à Ecurey, vend son pain au-dessus du prix de l'affichage.

            Les gendarmes lui dressent procès-verbal. (Le Journal de Montmédy).

            04 décembre1926: ECUREY: - Lignée sacerdotale - Le 30 mai 1899, M. le chanoine Lemarchal prêchant la première messe de son petit-neveu en l'église d'Ecurey commençait son sermon par ces paroles: << je saisis avec bonheur l'occasion qui m'appelle au milieu de vous pour vous dire un mot de tous les prêtres qui sont nés dans cette paroisse depuis près de 100 ans et que j'ai connus. J'en compte 25 >>.

            Et il terminait ainsi: << Ce sont les souhaits que vous exprime un prêtre âgé de 94 ans, votre compatriote >>.

            M. l'abbé Vauthier, curé de Brandeville, était du nombre.

            Parmi ces prêtres, un fut chanoine titulaire et vicaire général honoraire. M. l'abbé Richard, décédé à 95 ans, à Verdun; deux archiprêtres: M. l'abbé Vignon, confesseur de la foi durant la Révolution, mort curé de la cathédrale; M. l'abbé Têtu     , décédé archiprêtre de Commercy.

            Plusieurs furent religieux: les RR. PP. Chapiron, l'un Jésuite, l'autre de la Congrégation de saint Pierre Fourier; le P. Benjamin Aubry, Mariste, massacré à l'âge de 29 ans par les sauvages des iles Fidji.

            Dans le clergé paroissial, M. l'abbé Têtu, neveu de l'archiprêtre de Commercy fut près de 50 abs curé de Culey. M. le chanoine Lemarchal exerça son ministère 54 ans à Thonne-le-Thil. M. l'abbé Vauthier était curé de Brandeville depuis 1879.

            Ecurey se glorifie d'avoir encore sept prêtres vivant, quatre ont été ordonné au XXe siècle. Parmi ces prêtres, on compte un chevalier de la Légion d'honneur, le vénéré M. le chanoine Landmann; un doyen, M. l'abbé Pierroin; un Jésuite, le P. Nicolas; un maire, M. l'abbé Joffin, curé et maire de Sorbey. Il nous a paru opportun, au sujet du décès de M. l'abbé Vauthier, de rappeler cette belle lignée sacerdotale issue d'un village qui ne compta jamais plus de 500 habitants. G. H. (La Croix meusienne).

            25 décembre 1926: ECUREY: - Accident - M. Trouslard, entrepreneur à Ecurey, revenait de Damvillers avec sa voiture automobile. Arrivé à l'entrée du village, il rencontra 2 chevaux conduits par Mlle Willaume. L'un des deux chevaux prit peur et vint se placer devant M. Trouslard qui n'eut pas le temps d'arrêter et tamponna l'animal qui eut la jambe cassée. (Le Journal de Montmédy).

          1927

            01 janvier 1927: ECUREY: - Accidents - M. Trouslard, entrepreneur à Ecurey, revenait de Damvillers avec sa voiture automobile. arrivé à l'entrée du village, il rencontra 2 chevaux conduits par Mlle Willaume. L'un des chevaux prit peur et vint se placer devant M. Trouslard qui n'eut pas le temps d'arrêter et tamponna l'animal qui eut la jambe cassée. (La Croix meusienne).

            28 juin 1927: Construction des bancs de l'église par Lucien CHOTTIN de Verdun (8600 F).

            07 juillet 1927: Travaux à l'église: 62006,13 fr. Trouslard Vital d'Ecurey. Adj, 3761.13 fr de rabais

            27 août 1927: MINISTERE DE LA GUERRE. GENIE. Avis administratif

          Le Préfet de la Meuse fait connaître à qui il appartiendra, que, par acte administratif en date du 22 août 1927, enregistré gratis à Verdun, le 27 août 1927, l'Etat à acquis des propriétaires dénommés ci-dessous, moyennant la somme ci-après indiquée, diverses parcelles de terrain nécessaires à la création du cimetière militaire définitif allemand de Lissey sur le territoire de Lissey (Meuse), à savoir:

          1°) M. Henri-Louis-François DE CHARDON et Mme Alice-Marie-Louise MOLE, son épouse demeurant ensemble à Verdun, rue du Rû, n° 10.

          2°) M. Lucien-Marie-Joseph-Alfred DE CHARDON, demeurant à Montmédy: 53 ares 12 centiares de terrain lieudit "La Bergerie" sous le n° 10 de la section A, moyennant la somme de MILLE SEPT CENT DIX NEUF Francs quatre-vingt-dix centimes.

          Les intéressés sont prévenus que cet acte va être transcrit au bureau des Hypothèques de Verdun et que , dans la quinzaine de la transcription, les privilèges et hypothèques conventionnelles, judiciaires ou légales doivent être inscrits conformément à l'article 17 de la Loi du 3 mai 1841, sous les déchéances y exprimées.

          Verdun le 27 août 1927 - Pour le Préfet et par délégation spéciale en date du 22 Octobre 1926. - Le Sous-préfet de Verdun, Signé : CAMPION.

            27 août 1927: ECUREY: - La douloureuse série continue - Après les deuils marquants et sensibles comme - pour ne citer que les derniers - ceux de Mme Théodule Richard, Mme Jacob, Mme Herbillon, c'était le 22 juillet dernier une congestion foudroyante qui terrassait en plein travail M. Jules Saintvannes, membre du conseil paroissial, ancien conseiller municipal, et l'emportait en quelques heures, ravissant à l'affection des siens et à la respectueuse estime de ses compatriotes cette belle et loyale, j'allais dire rigide physionomie d'Ecurey.

            Le jeudi 11 août, c'est M. Félix Willaume, qui disparaît à 61 ans, succombant à 1 h. du matin à un coup de pied de cheval reçut la veille à 5 h. du soir.

            Touché à mort et parti sans pouvoir donner à son entourage et à ses amis la consolation d'une dernière parole, il laisse quand même l'éloquent exemple d'une vie toute de labeur et de devoir - devoir familial qui ne recula point devant la lourde charge et les dures exigences de savoir élever d'une façon heureuse les 13 enfants que la providence lui destinait et dont il en mariait deux q15 jours auparavant - devoir de bon concitoyen à la simplicité sans détours, à la complaisance rare, au bon sens loyal, ce qui lui valu d'être, à de fréquentes consultations électorales, élu premier conseiller municipal, - devoir de bon paroissien à la vie chrétienne édifiante et régulière.

            Aussi ses impressionnantes funérailles, qui se déroulèrent dans une atmosphère de tristesse générale, dirent bien haut la profonde sympathie et la fraternelle estime en laquelle la population d'Ecurey et ses amis du voisinage tenaient cet homme de bien.

            Puisse sa veuve vaillante, ses 13 enfants et sa famille trouver dans cette manifestation de regrets si spontanés un appréciable adoucissement à leur subite et si lourde épreuve !

            Ce bon travailleur meurt à la tâche, en pleine moisson; il venait de descendre de sa faucheuse quelques heures auparavant; il saura connaître et goûter là-haut - au lieu du repos, de la récompense et de la récolte éternelle - le dédommagement sans fin des justes et vrais laborieux d'ici-bas.

            Au cimetière, M. O. Simonin, maire d'Ecurey, se fit l'interprète des regrets unanimes de l'assistance dans les termes qui suivent:

            << C'est le cœur rempli de tristesse et serré d'émotion, que je viens, au nom de la commune d'Ecurey, au nom du conseil municipal, dire un dernier adieu à notre ami Willaume.

            Félix Willaume avait été élu conseiller municipal en 1912. depuis cette époque, c'est-à-dire depuis 15 ans, il n'avait cessé de faire partie de l'assemblée communale.

            Vous avez tous pu apprécier ses qualités de cœur et d'esprit: ami dévoué, administrateur intègre, toujours prêt à rendre service, il avait acquis, dans notre commune, à juste titre, l'estime et la sympathie de tous ceux qui le connaissaient.

            Toujours de bonne humeur, d'une bonhomie avenante et souriante, il resta, jusqu'au dernier soupir, l'homme doux et accueillant que nous avons connu.

            A vous mes amis, qui êtes venus si nombreux l'accompagner à sa dernière demeure, à vous qui l'avez connu dans sa vie publique comme dans sa vie privée, est-il besoin de rappeler le charme de ses relations? Vous l'avez apprécié comme nous, et comme nous vous l'avez aimé. Collègue d'un dévouement éprouvé, il laisse derrière lui un souvenir ineffable.

            Qu'il me soit permis ici d'adresser à la famille éplorée de notre cher Félix Willaume, à la compagne de sa vie, à ses 13 enfants qu'il aimait, l'expression de notre profonde et douloureuse sympathie.

            Qu'ils trouvent, s'il est possible, dans l'unanimité de nos regrets, un adoucissement à leur douleur >>. (La Croix meusienne).

            03 septembre 1927: BREHEVILLE: - Distinction honorifique - Nous apprenons avec plaisir que la médaille d'argent des instituteurs vient d'être décernés à notre compatriote M. Ernest Martin, officier d'Académie, instituteur à Allinges (Hte-Savoie). Instituteur depuis 1883, secrétaire de mairie pendant 38 ans dans des postes comptant jusqu'à 1007 habitants, M. Martin a aussi reçu la médaille des employés communaux et celle des cours d'adultes. De plus, il a élevé une famille de 8 enfants dont l'ainé est mort pour la France. Nos compliments au titulaire d'une carrière si bien remplie. (La Croix meusienne).

               17 septembre 1927 : LISSEY : - Succès aux examens et carnet rose – C’est avec le plus vif plaisir que nous apprenons les magnifiques succès de M. Maurice Lespine, « petit-fils de Mme Edmond Lespine, veuve de M. Lespine, conservateur honoraire des Eaux et Forêts, toujours si regretté à Bar » qui vient d’être reçu en même temps 15e à l’Ecole normale Supérieure, et 46e à l’Ecole Polytechnique. Nos bien sincères félicitations à M. Lespine et à toute sa famille si honorablement connus dans notre pays meusien.

            Nous apprenons également le prochain mariage de Mlle Marguerite Candelier, fille de M. Charles Candelier, attaché au service général des Chemins de fer et Ports coloniaux, avec M. Lucien Bénard, expert au tribunal de Commerce de la Seine et ingénieur des mines, fils de M. Bénard, docteur en médecine à Paris. Nos meilleurs vœux de bonheur à ces futurs époux. (La Croix meusienne).

            27 octobre 1928: BREHEVILLE: - Vol et arrestation - M. Victor Martin avait eu la charité de donner un gîte, pour la nuit, aux époux Hératte, dont il devait cependant se méfier, cette famille étant bien connue dans la région. Ils partirent le matin avec le complet d'une valeur de 100 fr. M. Martin déposa une plainte; les voleurs furent arrêtés à Lissey et emmenés à Montmédy. (La Croix meusienne).

            05 novembre 1927: LISSEY: - Carnet blanc - ( Mariage des parents de "Cécile AUBRY", née Bénard ) - Mardi 25 octobre a été célébré, en l'église de Saint-Vincent-de-Paul de Paris, le mariage de Mlle Marguerite Candelier, fille de M. Ch. Candelier, ingénieur des ponts et chaussées, ingénieur en chef honoraire des chemins de fer du Nord, officier de la Légion d'honneur, et de Mme Téraube, avec M. Lucien Bénard, ingénieur civil des mines, ancien élève de l'Ecole polytechnique, fils du docteur, ancien élève de l'Ecole polytechnique, et de Mme Bénard. La bénédiction nuptiale leur a été donnée par S G. Mgr Julien, évêque d'Arras, Boulogne et Saint-Omer, membre de l'Institut, chevalier de la Légion d'honneur. Les témoins étaient, pour la mariée, M. Pérard, inspecteur général des ponts et chaussées, officier de la Légion d'honneur, son parrain, et M. Javary, directeur des chemins de fer du Nord, grand officier de la Légion d'honneur; pour le marié, M. Louis Bénard, chef d'escadron d'artillerie, chevalier de la Légion d'honneur, et le docteur Henry Bénard, agrégé de médecine, médecin des hôpitaux, ses frères.

            Nos félicitations les plus sincères aux jeunes époux et aux parents et amis de la famille Candelier, bien connue à Lissey, Ecurey, Damvillers et la région. (La Croix meusienne).

            10 décembre 1927: ECUREY: - Nécrologie - Pour la 7e fois cette année, la population d'Ecurey vient d'être mise en deuil par la mort soudaine de M. Alexandre Nicolas, décédé d'une congestion le jeudi 1er décembre à Verdun, où l'avait appelé sa charge d'adjoint. Ses obsèques eurent lieu samedi dernier à Ecurey, au milieu d'une émotionnante affluence, et nous ne pouvons mieux faire pour traduire les sentiments de tous les assistants, que de transcrire, ci-dessous, les paroles  prononcées sur sa tombe par M. Simonin, maire d'Ecurey.

<< Au nom du conseil municipal d'Ecurey, frappé d'une façon si lourde et si inattendue dans la personne d'un de ses membres, pour la 2e fois en moins de 4 mois, je me fais à nouveau, un douloureux devoir de saluer mémoire de son adjoint, M. Alexandre Nicolas enlevé lui aussi (comme M. Félix Willaume) , trop brutalement à la remarquable affection des siens et à l'estime de ses nombreux amis, il nous laisse le souvenir d'un chef de famille vaillant qui, privé de trop bonne heure de la si digne compagne de sa vie, a su néanmoins faire fièrement face aux multiples charges de sa nombreuse et sympathique famille, - le souvenir aussi d'un père douloureusement éprouvé et, qui, durant la guerre et presque immédiatement après, a connu la dure obligation de consentir à la Patrie le cruel sacrifice des deux fils bien-aimés qu'elle lui a demandés - le souvenir enfin de celui qui, appelé durant 32 ans par la confiance de ses concitoyens a faire partie du conseil municipal dont il était l'adjoint depuis 7 ans, sut toujours y rester indépendant, intègre, intransigeant même, sans recherche d'une vaine popularité et sans se soucier des mécontentements inévitables qui pouvaient se créer. Minutieusement attentif aux intérêts de cette commune à laquelle l'attachaient tant de liens, il lui fut totalement dévoué puisqu'il meurt dans l'accomplissement de son devoir municipal. C'est une physionomie marquante de chez nous et bien connue du voisinage qui disparaît et qui ne sera pas oubliée de ceux qui l'auront approchée. Je m'incline très respectueusement devant la profonde douleur des siens et les prie de trouver un adoucissement à leur lourde épreuve dans la sympathie émue de tous ceux qui sont ici >>.

            Cher Monsieur Nicolas , adieu !

            M. Alex. Nicolas était le beau-frère de M. l'abbé Chapiron, décédé curé de Sorcy, et le père de M. l'abbé Charles Nicolas, professeur à St-Clément de Metz. Nous prions sa famille de daigner agréer nos plus sincères condoléances. (La Croix meusienne).

            17 décembre 1927: ECUREY: - Vol - Un colporteur de passage dans la commune a dérobé une montre à Mlle Justine Pérignon, institutrice en retraite, pendant qu'elle était allée dans la pièce voisine chercher l'argent destiné à payer les objets qu'elle lui avait achetés. Mlle Pérignon s'est aperçue du vol seulement le soir, trop tard pour en rechercher l'auteur. ( La Croix meusienne).

            24 décembre 1927: LISSEY LA-PETITE: - Carnet rose - M et Mme Pierre La Droitte ont le plaisir de faire part de la naissance de leur fils Edmond, le 12 décembre 1927, baptisé en l'église d'Ecurey le 17 décembre 27. (La Croix meusienne).

 

            1928

 

            01 janvier 1928: ECUREY: - Vol - Des individus de la localité ont dérobé, à Mme Vve Simonin, 6 bouteilles de vin, 2 ampoules électriques et un lapin pendant qu'elle était allée chercher des légumes à sa cave. Le préjudice causé est évalué à 60 fr. (La Croix meusienne)

            08 janvier 1928: ECUREY: - Elections - Dimanche 15 janvier, les électeurs sont appelés à élire deux conseillers municipaux, en remplacement de MM. Alexandre Nicolas et Félix Willaume. (La Croix meusienne).

            08 janvier 1928: DAMVILLERS: - Rectification - M. N. Minel, négociant en charbon à Damvillers, victime de l'accident que nous avons relaté dans notre dernier numéro, nous prie de faire savoir que ce n'est pas la voiture de M. Trouslard, d'Ecurey, cause de l'accident, qui l'a transporté à l'hôpital Ste Catherine de Verdun, mais celle de M. Pierre Vidal, quincailler à Damvillers. ( La Croix meusienne).

            22 janvier 1928: ECUREY: - Accident - Le lundi, 16 courant, vers 6 h. 1/2 du soir, M. Albert Simon, frère de M. le curé d'Ecurey, rentrait chez lui à bicyclette, après son travail aux usines de Wendel à Hayange. Il fut culbuté par une camionnette qui lui passa sur le corps. Le chauffeur s'arrêta, considéra sa victime à terre et sur la voie du tramway, puis éteignit ses feux et partit à toute allure. Un tramway arrivait au même moment. M. Simon, à demi-étourdi, mais ayant conscience du danger qu'il courait, fit tous ses efforts pour se garer et y parvint avant l'arrivée du tram. Il fut relevé avec plusieurs lésions au crâne et des contusions multiples qui son en bonne voie de guérison. Quant au chauffeur qui laisse ses victimes sur la voie du tramway pour le faire achever, il a été retrouvé le surlendemain; c'est un laitier des environs de Thionville. (La Croix meusienne).

            24 mars 1928: LISSEY: - Mission - Lissey est une de ces nombreuses paroisses du diocèse que la pénurie de prêtres a privées de curé depuis près de 20 ans, mais qui vient de connaître et de vivre une excellente semaine. Le R. P. Kurtz, du collège St-Clément de Metz, vient en effet d'y prêcher une courte mais fructueuse mission. Fructueuse, puisque toutes les dames et jeunes filles, sauf deux, ont accompli leur devoir, et puisqu'un groupe, - modeste encore, mais plein d'espoirs - d'hommes décidés a su, lui aussi, aller << jusqu'au bout >>.

            La mission se termina dimanche dernier par un triomphale office, en l'église restaurée et si accueillante en sa décoration toute fraîche. L'assistance, qui avait été de plus en plus nombreuse, atteignit ce jour-là son maximum. Quatre statues y furent bénites, dont celles de Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus, offerte par souscription paroissiale, et celles de N.D. de Lourdes, du St Curé d'Ars et de Ste Jeanne d'Arc, offertes par trois familles généreuses.

            Tous les dommages moraux et matériels occasionnés par la guerre sont maintenant réparés, et les âmes, comme les maisons, se trouvent même devenue un peu plus jolies qu'avant 1914. Quelque curés regretteront même la démolition du presbytère dont la haute stature dominait le village et la plaine, et dont la présence leur laissait l'espérance de pouvoir aller passer leurs vieux jours dans une bonne petite paroisse remise à neuf au dedans comme au dehors. ( La Croix meusienne).

            15 septembre 1928: ECUREY: - Farce méchante - Mme Simonin-Capart avait recueilli des fruits dans un tonneau en vue de la distillation. Un inconnu a percé dans ce tonneau deux trous à l'aide d'un vilebrequin, ce qui a provoqué l'écoulement du jus de fruits et une perte de 150 fr. environ. ( La Croix meusienne).

            22 septembre 1928: LISSEY: - A St-Maixent - Parmi les élèves officiers définitivement admis à St-Maixent, à la suite du concours de 1928, nous relevons avec plaisir le nom de notre jeune compatriote Pol Dupuy, sergent au 8e bataillon de chasseurs à pied, reçu 70ème sur 141. Nos biens vives et sincères félicitations. ( La Croix meusienne)

            29 septembre 1928: ECUREY: - Fête patronale - L'éclat de notre fête fut rehaussé par la présence du groupement musical régional " La lyre amicale meusienne " qui vint nous donner un magnifique concert. Cette société de la région, groupant les sociétés de Brieulles, Romagne-sous-Monfaucon, Sivry et Vilosnes, date de quelques mois, mais elle est habilement dirigée par M. de Villay, secondé par M. Sarron, sous la présidence de M. Baudelot de Sivry. La section des A. C. et la municipalité ont reçu chaudement les musiciens qui ont charmé la population pendant plusieurs heures.

            Après avoir déposé une gerbe au pied du monument, M. Baudelot prononça une allocution fort goûtée. Ensuite, un imposant cortège  se forma ayant en tête le drapeau des A. C. encadré de ceux des Bleus de Brieulles et de l'harmonie de Sivry. Et aux accents d'un magnifique pas redoublé, toute la population se rendit sur la place pour écouter le concert qui fut fort bien réussi et très apprécié. car il ne faut pas l'oublier, nous avions aussi avant guerre notre Société de musique " La Vigneronne" , et ceux de nos exécutants de 1910 qui sont encore là, étaient présents, goûtant les notes harmonieuses avec une émotion justifiée. Aussi nous gardons un souvenir reconnaissant à la " Lyre amicale meusienne " de sa venue dans nos murs. (La Croix meusienne).

            24 novembre 1928: LISSEY: - Carnet blanc - Samedi 8 décembre aura lieu à Paris, en l'église se St-Pierre du Gros-Caillou, le mariage de M. Charles Candelier, avocat à la Cour d'appel, fils de M. Charles Candelier, chevalier de la Légion d'honneur, directeur honoraire de la Cie du Nord, avec Mlle Thérèse Delavenne, fille de M. Delavenne, conseiller municipal de Paris, ancien vice-président. A ces futures époux nos meilleurs vœux de bonheur. (La Crois meusienne)

            01 décembre 1928: ECUREY: - Noces de diamant - Les époux Gillet-Willaume, originaires de Ecurey, sont nés les 24 novembre 1844 et 24 novembre 1868. devenu marchand de bois, à Sery (Ardennes), M. jules Gillet se retira à Novion-Porcien, où, samedi, furent célébrées leurs noces de diamant en présence de leurs enfants et petits-enfants. Pendant la guerre, les époux Gillet, chassés de Sery, se r"fugièrent à Rennes, où ils demeurèrent pendant la durée des hostilités. Ces vieillards sont en parfaite santé et jouissent de l'estime générale, ce qui explique les félicitations reçues de leurs amis à l'occasion de la cérémonie. 5La Croix meusienne).                                                                                                                                                                                                                                                           

          1929

 

            03 février 1929: ECUREY: - Bénédiction de trois cloches - Les bénédictions de cloches se succèdent dans le diocèse. Toutefois, cette touchante cérémonie eut un caractère spécial à Ecurey, car la douleur et l'allégresse s'y rencontrèrent. La date avait, depuis longtemps, été fixée au 24 janvier. Mais la sainte et digne mère de M. le Curé s'avançait lentement vers la tombe. La terrible guerre avait brisé son cœur maternel: elle en était une des  héroïques victimes. A l'appel de 1914, ses quatre fils, dont deux instituteurs et un prêtre, étaient parti où le devoir les appelait, et ce devoir, ils le remplirent. Tous quatre ont la médaille militaire: deux restèrent sur les champs de bataille, disparus, l'un sur les pentes du fort de Vaux, l'autre dans les plaines de la Somme, tandis que les deux survivants revenaient couverts de blessures et de gloire.

            La population d'Ecurey, celles de Réville et Lissey, surent montrer, le 23 janvier, pour des funérailles, combien elles estimaient et le digne pasteur et la sainte maman. Le lendemain, 24 janvier, eut lieu la solennelle bénédiction des cloches.

            Ecurey, dans le diocèse, passe avec juste raison comme la pépinière du sacerdoce. En 1899, M. le chanoine Lemarchal, durant 54 ans, curé de Thonne-le-Thil, parlant à la première messe de son petit-neveu, aujourd'hui curé de Fromeréville, rappelait " le souvenir des 26 prêtres originaires d'Ecurey, qu'ils avaient connus durant un siècle". Il terminait d'ailleurs son discours par cette péroraison peu banale: << Ce sont les voix que vous adresse votre compatriote âgé de 94 ans >>.

            Depuis cette date, Ecurey a fourni quatre autres prêtres à l'Eglise, le petit et le grand séminaire y comptent des élèves. Par une délicate attention, M. l'abbé Simon fit graver sur la grosse cloche les noms des prêtres vivants, nés à Ecurey: MM. les abbés Pierron, Hance, Nicolas, Wuillaume, Joffin, Cadet.

            Toute la paroisse était encore présente, comme la veille aux funérailles de Mme Simon. Chaque famille étaient renforcée d'invités et d'amis, car la foule débordait l'enceinte sacrée. Mgr Gattinois présidait la cérémonie. Mitre en tête, il monta en chaire et charma son auditoire par ses éloquentes et délicates paroles.

            La messe fut célébrée par M. le Curé de Fromeréville, assisté du R. P. Nicolas, diacre, de M. l'abbé Joffin, sous-diacre. Que dire de cette messe en musique, exécutée avec un brio ravissant par la chorale des jeunes filles, sous la direction de M. l'abbé Merlot ? Les chants de circonstances furent rehaussés par l'accompagnement de plusieurs musiciens venus même de très loin, comme M. de Villay, de Brieulles; M. Willaume, de Consenvoye. C'est parmi les flots d'harmonie que Mgr Gattinois marqua de l'huile sainte: 1. Françoise-Marguerite-Marie (900 kg., fa dièse). Parrain: M. Onésime Simonin, maire d'Ecurey. Marraine: Mme Veuve Edmond Lespine, née Péchenart. Elle chante la paix promise aux âmes de bonne volonté. - 2 Anne-Mathilde ( 500 kg., sol dièse ). Parrain: M. l'abbé Pierron, doyen de Vigneulles. Marraine: Mlle Mathilde André. Elle célèbre la renaissance de la paroisse et sa vie chrétienne. - 3. Hélène-Gabrielle (350 kg.; la dièse). Parrain: M. Georges Wuillaume. Marraine: Mlle Hélène Richard. Elle redit la religieuse mémoire due aux morts bien-aimés.

            Midi sonnait au carillon de l'horloge quand commença la distribution des dragées d'abord au seuil de l'église, puis aux fenêtres de la mairie, où eut lieu le banquet traditionnel. Touchant spectacle que cette foule heureuse où se confondaient jeunes et vieux pour participer à l'abondante pluie de  dragées. Et maintenant, les trois cloches, grâce à la diligence active de MM. les abbés Bardin et Ladouce, vont, du haut du clocher, s'unir aux joies et aux douleurs de chacun. Cette date du 24 janvier 1929 laissera dans l'âme de tous un inoubliable souvenir et restera , pour M. le Curé, un jour de consolation et de réconfort, car il a pu juger  combien il était aimé et vénéré, et combien vibre la vie chrétienne dans sa paroisse d'Ecurey. G. H. (La Croix meusienne).

            06 avril 1929: ECUREY: - Perception - M. Huez, percepteur à Reffroy, est nommé percepteur à Ecurey, en remplacement de M. Munier, nommé à Brieulles. (La Croix meusienne ).

            18 mai 1929: ECUREY: - Concert - A l'occasion de la fête de la pentecôte, la société musicale " La Vigneronne" donnera un concert à 15 h 45. Programme: Prague, pas redoublé (A. Delbecq), La fée des musiciens, ouverture (Régal); Les Sylphides, mazurka (F. Ramay); Colinette, scottish (A. Planel); Sur les flots bleus, valse (Claude Augé).

            18 mai 1929: BREHEVILLE: - Terrible accident - Le 7 mai, plusieurs récupérateurs étaient occupés à ramasser des engins de guerre sur le territoire de Bréhéville, lorsqu'une violente explosion se produisit. Les personnes qui se trouvaient dans les environs accoururent et trouvèrent les corps déchiquetés de MM. Léon Lepage âgé de 26 ans, et Paul Prud'homme âgé de 28 ans, tous deux de Bréhéville. Cet accident a causé une émotion profonde dans la région, où les deux récupérateurs étaient bien connus et fort estimés. (La Croix meusienne).

            23 mai 1929 : Prosper  RICHARD, maire ( 1853 ), rentier. RICHARD Théotime (1864), adjoint ( rentier ).

Conseillers : RICHARD Jules(1893), RICHARD René(1897), LAVALLEE Adolphe(1877), COLLIN Eugène(1866), RICHARD Arthur(1889), PERIGNON Gabriel(1901), LEPLOMB Jean(1902), ROUYER Marius(1888), tous cultivateurs..

            01 juin 1929: BREHEVILLE: - Dans l'église embellie - Le dimanche de la Pentecôte, la solennité de la première communion fut célébrée dans notre paroisse. Cette cérémonie, dont M. le Curé des Souhesmes fut le prédicateur très apprécié, eut ceci de particulièrement remarquable, qu'elle se fit dans l'église ornée tout entière de peintures décoratives que l'on voyait pour la première fois et qui étaient dans tout leur éclat et dans toute leur fraîcheur. Depuis plusieurs semaines M. Tollard de Verdun, ainsi que les artistes qui travaillaient sous sa direction, apportaient tous leurs soins à la réalisation rapide, consciencieuse d'une entreprise qui fait honneur à leur maison connue depuis longtemps et dont la haute réputation est si pleinement justifiée. En effet, bien des églises de la Meuse, la chapelle du Grand Séminaire, celle des religieuses de St Joseph, furent décorées par les mêmes habiles ouvriers. En ce jour qui avait, comme de coutume, attiré une nombreuse assistance, on admirait leur travail pour la perfection des détails et la beauté de l'ensemble, pour l'exécution des dessins et l'harmonie des nuances, ce qui donnait à cet édifice religieux un aspect tout nouveau qu'on ne se lassait pas de regarder.

            Pour terminer cette fête, les jeunes filles de la ligue patriotique vendirent une cinquantaine de carnets de timbres de Jeanne d'Arc pour l'achèvement de la chapelle castrale de Vaucouleurs. (La Croix meusienne).

            08 juin 1929: BREHEVILLE: - Inauguration - L'inauguration du monument aux morts de la guerre aura lieu le 16 juin, sous la présidence de M. Lecourtier, sénateur de la Meuse, assisté de MM. Didry, député; Maillard, conseiller général; Boursier, conseiller d'arrondissement, et de M. le sous-préfet de Verdun.

            Programme. - 10 h 30, Messe en musique avec le concours de la fanfare << la Vigneronne >> d'Ecurey. - 11 h 30, Bénédiction du monument - 12 h, Vin d'honneur. - 12 h 30, Banquet à la mairie. - 16 h , Inauguration officielle du monument. (La Croix meusienne).

            18 juin 1929 : LISSEY:  Le Conseil décide de faire ériger le monument aux morts de la Grande Guerre, place de la mairie ( 16 tués pendant la guerre de 14-18) 

            22 juin 1929: BREHEVILLE: - Inauguration du monument - Dimanche 16 juin avait lieu l'inauguration du monument aux Morts de la commune de Bréhéville. Cette cérémonie débutait par une messe pour les enfants du pays tombés au champ d'honneur, messe à laquelle assistait M; le curé doyen de Damvillers et M; le curé d'Inor, originaire de Bréhéville. Pendant l'office l'excellente fanfare << La Vigneronne >> d'Ecurey qui ne compte pas moins de 40 musiciens, faisait entendre de superbes morceaux. Après la messe eut lieu la bénédiction du monument. A 11 h 1/2 les personnalités officielles, parmi lesquelles MM. Campion, sous-préfet de Verdun, le Dr Maillard, conseiller général; M. Didry, député, Lecourtier, sénateur; les maires des communes voisines, etc., arrivaient et après un vin d'honneur, un banquet était organisé à la mairie. A 16 h avait lieu la cérémonie officielle; le président des A. C. de la région, le maire de Bréhéville M. Oudin, le docteur Maillard, M. Didry, M. le sous-préfet Campion et M. le sénateur Lecourtier, prirent successivement la parole pour exalter l'héroïsme de nos soldats et magnifier le sacrifice de nos morts. Ensuite, << La Vigneronne >> donna un concert très goûté. (La Croix meusienne).

            22 juin 1929: LISSEY: - Carnet rose - M. et Mme Pierre La Droitte, sont heureux de vous faire part de la naissance de leur 3e enfant << Anne-Marie >>, née le 17 juin, baptisée le jeudi 20 juin 1929. (La Croix meusienne).

            14 septembre 1929: ECUREY: - Mort accidentelle - La jeune Marguerite Muller , âgée de 9 ans, ayant mangé des prunes  avec les noyaux, pendant l'absence de sa mère, fut prise la nuit suivante de violentes coliques et de vomissements. Malgré les soins qui lui furent prodigués, elle succomba quelques heures plus tard. (La Croix meusienne).        

          25 juillet 1929 : Construction du monument confiée à M. BODARD de Longuyon :5,20 m de      hauteur, poilu = 1,85 m ; 2,15 m avec le drapeau

            31 août 1929: LISSEY: - Pour nos séminaires - Dans une bien chrétienne et louable pensée, une collecte a été faite au repas de mariage de Mlle Lavallée, de Lissey, et de M. Camille Willemin de Réville, à l'intention de nos séminaires, et a produit le beau total de 150 fr.. Nos biens sincères félicitations et nos meilleurs vœux de bonheur aux jeunes époux et à leur familles. (La Croix meusiennes)

 

 

 

A NOS GLORIEUX SOLDATS MORTS POUR LA PATRIE

 

ROUYER Emile ( 4 octobre 1914 ), SIROT Basile ( 27 novembre 1914 ), ROUYER Fernand ( 7 mars 1915 ), ROUYER René ( 11 mars 1916 ), RICHARD Jean ( 20 mai 1916 ), BERNARD Paul ( 7 juin 1916 ), RICHARD Vital ( 16 juin 1916 ), ROUYER Jules ( 4 septembre 1916 ), ROUYER Maurice ( 17 mars 1917 ), QUINTALET Alfred ( 28 mars 1917 ), PERIGNON Jean ( 29 novembre 1917 ), COLLIN Jules ( 9 décembre 1917 ), ROUYER Charles ( 17 mars 1918 ), DESEAUX Louis ( 31 août 1918 ), QUINTALET Georges ( 24 septembre 1918 ), COLLET Théodule ( 28 septembre 1918 ), PILLOT Léon ( 1919 ).

Victimes civiles: LAMOUREUX Nicolas ( Tué le 26 août 1914 ), FALLET Léon ( 24 octobre 1914 ), METEL Serge ( 9 avril 1945 ), LOUIS Pierre ( 6 novembre 1950 ).

            19 octobre 1929: LISSEY: - Monument aux morts - La commune de Lissey, qui a déjà créé un cimetière spécial pour les victimes de la guerre, aura aussi son monument. Une somme de 20 000 fr. a été votée à cet effet. Le monument sera exécuté et posé par M. Bodart, sculpteur à Longuyon. (La Croix meusienne).

            26 octobre 1929: BREHEVILLE: Ligue patriotique des Françaises - Le dimanche 20 octobre fut donnée, à la mairie et sous la présidence de M. Le Maire, une conférence fort intéressante qui attire une grande partie de la population féminine de la paroisse. Mlle Granier avait bien voulu accepter de venir faire connaître le but de cette association qui est susceptible de faire beaucoup de bien au point de vue social. Elle était accompagnée de Mlle G. Louis, présidente cantonale, et de Mlle Gérardin, déléguée. Mlle Louis prit d'abord la parole pour remercier les jeunes filles qui depuis plusieurs mois lui avaient accordé une sympathie aussi vive que spontanée, rendant ainsi facile et assuré le succès de la réunion de ce jour. Disons que ce succès fut aussi l'œuvre de Mlle Louis elle-même, puisqu'elle prit l'initiative de former un comité des jeunes dont Mlle B. Pichon est la présidente.

            Puis Mlle Granier se lève. On est d'abord quelque peu surpris de voir une conférencière d'un âge aussi peu avancé oser affronter un public qui pourrait déconcerter maints orateurs. Néanmoins, c'est avec le plus grand naturel qu'elle expose le but, l'importance, la raison d'être de lza Ligue et qu'ensuite elle sollicite une adhésion effective et pratique de la part de toutes les bonnes volontés.

            Mlle Granier a certainement provoqué parmi nous la plus respectueuse admiration pour son talent et sa personne; il est à souhaiter que l'impression produite par sa conférence demeure et suscite des imitatrices qui allient au charme d'une parole qui persuade la flamme d'un apostolat qui entraîne. (La Croix meusienne)

          1930:

            25 janvier 1930: ECUREY: - Perception - Dans le rapport présenté par M. Campion, sous-préfet de Verdun au conseil d'arrondissement, il est signalé que le siège de la perception d'Ecurey sera transféré à Damvillers dans un avenir prochain. (La Crois meusienne).

            10 mai 1930: ECUREY: - Libéralités - A l'occasion du mariage de Mlle E. Richard d'Ecurey, avec M. Henri Villant de Réville, une collecte faite au repas en faveur de nos séminaires et de nos églises a produit le beau total de 185 fr. Avec nos remerciements, nos religieux vœux de bonheur aux jeunes époux, à leurs familles et à leurs invités. (La Croix meusienne).

            juillet 1930 : LISSEY: - Succès - Nous apprenons avec plaisir que M. Gaston Richard, ancien élève de l'E. P. G. de Montmédy et de l'Ecole Pratique de Charleville, vient de subir avec succès les épreuves du concours d'adjoint technique des Ponts et  Chaussées et des Mines. Il a été déclaré admissible avec le n° 138 sur 853 candidats présentés. Nous adressons nos plus chaleureuses félicitations à ce jeune homme et nous lui souhaitons une bonne réussite dans ses concours futurs. (La Croix meusienne).

           17 juillet 1930: Réfection du clocher de l'église par entreprise MONTI

           10 août 1930 : Le Conseil accepte le devis de réparation du clocher et de la toiture de l’église ( 10.000 F. )

            23 août 1930: ECUREY: - Rosette violette - Dans la liste des Meusiens et Meusiennes décorés de la rosette ou du ruban violet, nous avons omis de citer Mlle M. Pérignon, institutrice honoraire à Ecurey, qui vient de recevoir la rosette d'officier de l'instruction publique. Nous réparons cette omission en ajoutant nos plus sincères félicitations. (La Croix meusienne).

            04 septembre 1930: LISSEY: - Inauguration du monument - L'inauguration du monument, élevé à la mémoire des enfants de Lissey, morts pour la France, aura lieu le 21 septembre, sous la présidence d'honneur de M. le sous-préfet de Verdun, de M. Lecourtier sénateur, et de M. Didry, député. Voici le programme: A 10 h., messe et bénédiction religieuse du monument: à 11 h., inauguration officielle;  à 12 h., banquet offert par la municipalité. La fanfare d'Ecurey, "La Vigneronne", prêtera son brillant concours. De 10 h. 1/2 à 12 h., la traversée du village sera interdite aux voitures. Le maire: P. Richard ( La Croix meusienne)

            21 septembre 1930: Inauguration du monument aux morts

            29 novembre 1930: ECUREY: - La Sainte-Cécile - Belle et bonne journée dimanche à Ecurey où, grâce à notre société de musique, sainte Cécile fut honorée par une remarquable et réconfortante harmonie. A 11 h, messe solennelle en musique, rehaussée des meilleurs morceaux du répertoire, déjà richement fourni, de la << Vigneronne>>, sous la direction du chef, M. G. Capart, et avec une allocution bien adaptée, dit-on, d'un pasteur difficile à contenter, dit-on encore, mais franchement satisfait.

            Dans l'après-midi, aussitôt les vêpres fixées à une heure.... abordable, séance et concert de fort bon aloi et de saine gaieté où des artistes du groupe, avec le concours apprécié de quelques amis de Damvillers, se firent chaleureusement applaudir.

            Le soir, banquet fraternel, réunissant au restaurant Duvernier, sous la présidence du vénérable M. Willemin (84 ans), et de M. Henry, maire, encadrant M. le Curé - la belle union, quoi ! - Une ciquantaine d'heureux convives, dans une atmosphère de famille: menu choisi, agrémenté de sincères et aimables toasts et de chansons de haute et heureuse tenue.

            Ont dit que les permissions de minuit, signées par les épouses, se sont, pour un bon nombre, prolongées sérieusement au delà ! Pourquoi pas ?

            Des heures bienfaisantes comme celles-là favorisent si bien l'entente et contribuent si fortement au bon renom d'une commune qu'on les écourte comme à regret. (La Croix meusienne)

            20 décembre 1930: ECUREY: - Nécrologie - Il y a 2 ans, la veille de la bénédiction des cloches d'Ecurey, la mère de M. l'abbé Simon était conduite à sa dernière demeure. Le glas funèbre ne put se faire entendre. Le dévoué curé d'Ecurey était heureux de voir ses trois superbes cloches sonner à l'électricité, et par une triste coïncidence, ce fut pour son digne et héroïque frère qu'elles retentirent, selon les progrès modernes, pour la première fois. Le jeudi 18 décembre, l'antique église d'Ecurey put à peine contenir l'assistance qui voulut honorer les obsèques de M. Albert Simon, décédé à Hayange par suite d'une cruelle opération, à l'âge de 45 ans.

            Toute la population d'Ecurey sans exception, tous les A. C. étaient là. Damvillers, Lissey, Réville - ces deux villages desservis par M. le Curé d'Ecurey - les maires en tête, étaient représentés par de si nombreuses délégations que plus de 40 hommes ne purent trouver place dans les bancs de l'église.
            D'Hayange où il était comptable, une délégation de 15 A. C. avec drapeau avait voulu lui rendre les honneurs patriotiques, et M. le Curé de sa paroisse honorer le fier et fervent chrétien qu'il était. C'est qu'en effet, Albert Simon avait de qui tenir. Le souvenir de son vénérable père est resté vivant dans le corps enseignant de la Meuse. Sa digne et sainte mère vit, durant la guerre, deux de ses fils disparaître dans la tourmente, l'un au Fort de Vaux, l'autre dans la Somme, les deux autres, le défunt d'aujourd'hui et le seul qui reste, curé d'Ecurey, furent grièvement blessés. Tous quatre décorés de la médaille militaire.

            La messe fut chantée par M. le Curé de Bréhéville, l'absoute donnée par M. le Curé d'Hayange, la conduite au cimetière par M. le Doyen de Damvillers.

            Citons seulement quelques passages du beau discours prononcé sur la tombe par le président des A. C. d'Ecurey.

            Lundi soir, comme un coup de foudre, s'est répandu la nouvelle de la mort de notre cher camarade Albert Simon, jetant dans tous les cœurs une consternation générale. Au nom de l'association des A. C. d'Ecurey dont il fut le président, j'ai le douloureux devoir de lui apporter l'hommage suprême de ses nombreux amis. Parti le 2 août 1914 comme maréchal des logis au 2° hussards et affecté au 81° d'infanterie, il fut envoyé à Salonique en novembre 1917 où, dans une attaque, il perdit l'œil gauche.

            Une citation élogieuse lui fut décernée.

            Puisse la sympathie émue de tous ceux qui sont ici être un adoucissement à la lourde épreuve qui frappe si cruellement sa famille. Au nom de mes camarades, j'adresse à sa veuve, à ses enfants, à son frère, si esseulé maintenant, mes condoléances émues. Camarade Simon, recevez le salut suprême et le dernier hommage de nos compagnons de lutte. Dormez dans la paix et l'éternité.

            Le Président des A. C. d'Hayange adressa lui aussi un adieu fraternel à celui qui fut le bon soldat et le camarade aimé. Il repose maintenant dans le cimetière d'Ecurey, près de son père, de sa mère, de ses deux enfants enlevés à l'aurore de leur vie.

            M. l'abbé Simon, dans sa grande douleur, a du moins la consolation de constater combien son frère était aimé et combien lui aussi est vénéré dans ce petit coin de notre Meuse.  G.H. 'La Croix meusienne).

          1931

            LISSEY: 184 habitants

Début des travaux de construction de la voie stratégique ( la concession date de 1922/1923 ), terminée en 1934. Elle venait de Vouziers, passait au nord de Damvillers, traversant Romagne, Dun, Saulmory, et au sud de Billy-sous-Mangiennes, pour atteindre Barancourt et de là Thionville (70 km, parallèle à la frontière franco-belge). L'ouverture eut lieu le 12/04/1935.

Cette ligne, dénommée radiale stratégique, est poursuivie par la malchance. Elle est bien tracée, avec un bon profil, des raccordements avec les autres lignes, et n'a pas de passage à niveau. Mais elle traverse des contrées très peu peuplées, et n'est pas sur les courants de trafic porteurs.

 Elle ne servit qu’au transport des matériaux de la ligne Maginot et à celui des troupes en 1939. Déposée par les Allemands, en août/octobre 1942, qui en convoite le matériel de voie, elle fut déclassée de 1951 à 1954 et jamais remise en état.

Cette ligne croisait ‘’Le Varinot’’ au km 41.3 entre Bréhéville et Lissey-Ecurey. L’entreprise Trot dévia la voie étroite pour bâtir un pont en béton relié de chaque côté à deux remblais de 200 m sur lesquels fut reposée la voie. Le petit train utilisa cette voie neuve de 1934 à 1938.

            28 mars 1931: LISSEY: - Bel exemple de solidarité - Au début de l'année, M. Louis Patoche succombait à une maladie grave, malgré les soins qui lui furent prodigués. Sa portion d'affouage n'était pas façonnée; 11 habitants de Lissey se sont volontairement offerts pour exécuter ce travail et l'un d'entre eux se chargea de ramener le bois au domicile de Mme Patoche. Nous donnons cet acte de solidarité sociale et chrétienne en exemple à tous nos lecteurs.

            L'année dernière déjà, les mêmes volontaires avaient rendu un service identique à M. René Richard, qui s'était trouvé gravement malade. (La Croix meusienne).

            11 avril 1931: LISSEY: - Promotion - La Croix Meusienne a annoncé la semaine dernière en chronique de Bar-le-Duc, la promotion au grade de colonel du lieutenant-colonel Gustave Habrant, originaire de Lissey. Nous lui renouvelons nos plus sincères félicitations ainsi qu'à toute sa famille. (La Croix meusienne).

            18 avril 1931: ECUREY: - Pour nos séminaires - Le mardi 7 avril a été célébré le mariage de M. Aimé Fallet et de Mlle Philberte Villant. Une assistance nombreuse et très recueillie entourait les jeunes époux de prières et de chaude sympathie. Ce fut une fête religieuse et une réunion de famille comme on aimerait à en voir souvent dans les mêmes circonstances. Une quête faite après le repas pour l'Œuvre des Séminaires a produit la somme de 167 fr. Merci aux généreux donateurs et au jeune ménage nos vœux sincères de bonheur. (La Croix meusienne).

            25 avril 1931: ECUREY: - Remises de décorations - Dimanche 26 avril, à 15 heures, aura lieu à Ecurey, la remise officielle des palmes académiques au distingué chef de musique de la Vigneronne, M. Gustave Capart, et la médaille d'anciens musiciens au dévoué sous-chef, M. O. Simonin, ainsi qu'à six membres exécutants, tous anciens musiciens de la Vigneronne, sous la présidence de M. Lecourtier, sénateur, assisté de MM. Maillard, sous-préfet; Didry, député; Bourcier, conseiller général; et Renel, conseiller d'arrondissement. belle et bonne fête pour la commune d'Ecurey et ses environs, car nombreux seront les amis qui viendront assister à cette belle réunion. (La Croix meusienne).

            02 mai 1931: ECUREY: - Remises de décorations - Dimanche 26 avril, les palmes académiques ont été remises au tout dévoué chef de musique de La Vigneronne, M. G. Capart, ainsi que 7 médailles d'honneur aux vétérans de la société; cérémonie présidée par M. Lecourtier, sénateur, assisté de MM. Didry député, Maillard, sous-préfet, Schleiter, député de Verdun, Bourcier, conseiller général; Renel, conseiller d'arrondissement et Beauguitte, conseiller général. Cette cérémonie s'est passée par un beau temps, en présence d'une foule nombreuse. Au début de la cérémonie, toutes les autorités se sont rendues, musique en tête, au pied du monument aux morts, où le président de La Vigneronne a déposé un bouquet; plusieurs discours ont été prononcés par MM. Lecourtier, Didry, et Maillard, sous-préfet. Un vin d'honneur à la mairie, où M. le Maire a remercié les autorités d'avoir bien voulu, par leur présence, rehausser cette cérémonie.

            Pour clôturer dette fête, un banquet a été offert à tous les membres de la société par les nouveaux décorés. (La Croix meusienne).

            09 mai 1931: ECUREY: - Nécrologie - Nous apprenons le décès survenu le mercredi 29 avril, après une courte maladie, de Roger Briard, âgé de 3 ans 1/2, fils de M. et Mme Briard, instituteur et institutrice d'Ecurey. Les obsèques religieuses ont eu lieu le vendredi à 11 heures, où tous les enfants des écoles, plusieurs membres de l'enseignement et toute la population d'Ecurey, suivaient le petit cercueil recouvert d'un drap blanc.

            Le cercueil disparaissait sous les couronnes de fleurs, dont l'une offerte par les enfants du village, une autre offerte par la municipalité et les autres par la famille. Au cimetière le petit André Richard prononça un discours émouvant.

            En cette pénible circonstance, nous adressons à M. et Mme Briard et à toute sa famille si cruellement éprouvée, l'assurance de nos sentiments attristés, et l'expression de nos sincères condoléances. (La Croix meusienne).

            20 juin 1931: BREHEVILLE: - Dissolution de la Coopérative - Elle a eu lieu jeudi 11 juin. Les membres de la Société se sont réunis en assemblée générale, salle de la Mairie, sous la présidence de M. Vincent, pour procéder à sa liquidation.

            Assistaient à cette assemblée: MM. D'Herbemont, président de l'Union des Coopératives; Roussel, chef du service départemental des dommages de guerre; Riot, chef du Service des Coopératives.

            Après qu'un compte de liquidation fut remis à chaque sociétaire, M. d'Herbemont prit la parole pour remercier les membres du conseil d'administration de leur concours bénévole dans l'administration de la société et les félicita du résultat obtenu. Il pria M. Roussel de bien vouloir être l'interprète de toute l'Assemblée pour adresser à M. le Préfet, à M. le Secrétaire général, ainsi qu'à leurs collaborateurs à la reconstitution, l'expression renouvelée de leur reconnaissance pour tous les services rendus.

            La répartition du fonds commun fut ensuite adoptée à l'unanimité et sera soumise à l'approbation préfectorale. (La Croix meusienne).

            04 juillet 1931: LISSEY: - Succès - Nous apprenons que M. Gaston Richard, adjoint technique des Ponts et Chaussées à Chaumont (Haute-Marne), vient d'être déclaré admissible Ingénieur adjoint des Travaux Publics de l' Etat, à la suite du concours du 20 avril. Félicitations (La Croix meusienne).

            24 octobre 1931: ECUREY: - Obsèques de M. l'abbé Simon - Elles ont été vraiment imposantes, et rarement il est donné d'assister à une manifestation de regrets et de sympathie comme celle qui s'est déroulée vendredi 16 courant, à l'occasion des funérailles de M. l'abbé Simon.

            53 prêtres accompagnèrent sa dépouille mortelle, dont deux archiprêtres, sept curés-doyens, M. le chanoine Maury, supérieur de l' Ecole Saint-Louis; M. l'abbé Roeder, directeur du grand séminaire, et tous les confrères de son cours. M. l'abbé Koenig, curé de St-Clair-sur-les-Monts, diocèse de Rouen, avait tenu, malgré la distance à assister à la cérémonie. On notait aussi la présence de M. Didry, député de la Meuse, et son ami de la famille du regretté défunt.

            Le long cortège d'hommes et d'A. C. qui précédaient le cercueil était conduit par les enfants des écoles d'Ecurey, de Lissey et de Réville, accompagnés de leurs maîtres et maîtresse. Les drapeaux des sections d'A. C. encadraient le cercueil à l'église, dont tous les coins et toutes les allées étaient garnis d'assistants aussi recueillis qu'ils étaient serrés. Un grand nombre de personnes ne purent pénétrer dans l'église.

            La messe fut chantée par Mgr Gattinois, assisté par M. le curé de Bréhéville, promoteur du doyenné, et de M. le curé de Mouilly, enfant d'Ecurey.

            Après la messe, Mgr Gattinois, qui a pu apprécier les multiples qualités du défunt lorsqu'il accompagnait à Lourdes le wagon des malades, la recommanda aux prières de ses paroissiens et de ses amis. Il donna lecture d'une lettre du président de l'association des Combattants volontaires de la région de L'Est, qui s'excusait auprès de Mgr l' Evêque de n'avoir pas eu le temps de préparer l'envoi d'une délégation aux obsèques.

            Au cimetière, où l'imposant cortège se rendit dans le plus religieux et le plus émotionnant silence, M. le Maire d'Ecurey se fit l'interprète des populations des 3 communes en faisant ressortir l'immense perte qu'elles subissent par suite de la disparition si tragique et si inopinée de l'abbé Simon. Il retraça les services multiples qu'il avait rendu à ses paroissiens spécialement pendant la guerre et depuis, à l'occasion de la reconstitution des pays envahis. M. Picquoin, président de la section des A. C., retraça surtout le rôle brillant de M. L'abbé Simon pendant la guerre et relut les citations élogieuses qui lui ont valu la croix de guerre, la médaille militaire, plusieurs autres décorations, en attendant la croix de la Légion d'honneur qui ne devait pas tarder à briller sur sa poitrine.

            Nous sommes certain que le souvenir de l'abbé Simon ne s'éteindra pas de longtemps dans la région de Damvillers et que selon la parole de Mgr Gattinois: << Si le futur curé d'Ecurey pourra égaler l'abbé Simon, il ne le surpassera pas >>. (La Croix meusienne).

            07 novembre 1931: ECUREY: - Soir de la Toussaint - Les cloches sonnent le glas funèbre. leur tintement me reporte vers le pays natal où reposent les miens, vers le souvenir d'un prêtre qu'une mort tragique vient de surprendre: M. l'abbé Simon.

            La Croix Meusienne a relaté ses funérailles; qu'il soit permis a un ami d'y ajouter un mot.

            Suprême hommage d'une paroisse qui depuis 12 ans avait compris son inlassable dévouement. L'ancien soldat volontaire fut honoré comme il convenait. Les drapeaux des A. C. entouraient son cercueil. Le président des A. C. d'Ecurey cita ses élogieuses citations. C'était le sergent des chasseurs d'Afrique qui était glorifié.

            Mais le prêtre, mais l'ami de tous, comme le disait son intime confident " loyal, dévoué, ennemi de la flatterie, discret et bon ", il fallait vivre avec lui pour comprendre la délicatesse de son cœur.

            M. le Maire d'Ecurey a résumé sa vie. Nul plus bel éloge ne pouvait être dit.

            Nous n'en citerons que quelques lignes. Ces paroles sont à l'honneur de celui qui les a prononcées et de celui qui les méritait.

            Nous considérons comme un devoir de gratitude envers sa mémoire d'ériger, au-dessus de cette tombe où il continuera de veiller sur nous, un monument digne de lui.

            Cher Monsieur le curé, nous aimons à espérer que si les n'ont pu placer sur votre poitrine la croix de la Légion d'honneur, comme ils comptaient le faire, Dieu, que vous serviez avec tant de religion, vous a accordé dans sa miséricorde et sa justice la récompense éternelle, la seule à vrai dire que vous ambitionniez. De là-haut, vous continuerez de nous aimer et de nous protéger. Au revoir, vénéré Pasteur, votre mémoire sera toujours bénie à Ecurey, Réville et Lissey.

            Et maintenant, grâce à Dieu, le village d'Ecurey qui depuis 130 ans a fourni 30 prêtres à l'Eglise, dont 6 encore vivants ne restera pas orphelin. M. l'abbé Chabot sera le digne successeur du regretté abbé Simon. Il saura continuer le fécond apostolat de son prédécesseur. Ad multos annos !    G. H. (La Croix meusienne).

            21 novembre 1931: ECUREY: - Messe de quarantaine - Un service funèbre de quarantaine pour le repos de l'âme de M. l'abbé Simon, décédé curé d'Ecurey, sera célébré mardi 24 novembre. prière aux confrères qui assisteront de prévenir par une simple carte M. l'abbé Chabot, nouveau curé de la paroisse. (La Croix meusienne)

            05 décembre 1931: BREHEVILLE: - Carnet blanc. - Le 24 novembre M. Arthur Clesse, maréchal -ferrant, épousait à Bréhéville, Mlle Berthe Pichon. A l'issue du  repas, la vente de la jarretière de la mariée produisit la somme de 360 fr. Elle fut répartie entre l'église de Bréhéville et celle de Mogeville. Nos remerciements et nos vœux aux jeunes époux. (La Croix meusienne).

            05 décembre 1931: ECUREY: - Cérémonies - Le dimanche 22 novembre, la paroisse a salué son nouveau pasteur, présenté et installé par Monseigneur l'Archiprêtre de la Cathédrale.

            Cette démarche de Monseigneur Gattinois, avec les paroles d'encouragement dont il possède le secret, redisait éloquemment sa haute estime pour le prêtre regretté, victime d'un terrible accident, pour son successeur, et pour les trois paroisses qui vont bénéficier d'un nouveau zèle pastoral.

            Reçu d'abord à Réville, pour la messe matinale, ensuite à Ecurey, à qui s'était joint Lissey, M. L'abbé Chabot a vivement ressenti la cordialité, l'empressement pieux et général de ces populations chez qui le deuil public, et des larmes encore brûlantes, n'ont fait qu'aviver l'esprit de foi et la confiance envers l'envoyé de Dieu.

            Sur le seuil des deux églises, des bouquets furent offerts, l'un par un jeune homme d'Ecurey, les autres par deux fillettes représentant les annexes: les deux maires d'Ecurey et de Réville, adressèrent une allocution où les sentiments d'un christianisme bien trempé s'alliaient à la courtoise et à la volonté manifeste de continuer cette tradition qui fait la force des petites citées paroissiales: ne former qu'un cœur et qu'une âme.

            L'église d'Ecurey était débordante de monde. Après les cérémonies traditionnelles de l'installation, le nouveau curé, mis en possession de la chaire de vérité, laissa couler son cœur, avec cette tendresse émue, ce langage apostolique, cette délicatesse de détails et de nuances, qui avaient fait de lui, aux deux Méligny, un conquérant d'âmes.

            Mgr Gattinois, de sa parole si autorisée et si doucement paternelle, ratifiant à l'Evangile, le premier accord de cette harmonie qui s'établissait déjà  dans l'ordre spirituel comme dans le matériel.

            Car l'office se déroula magnifiquement, aux accents d'une chorale juvénile et bien stylée par le maître d'outre-tombe, d'un orgue délicatement tenu, et, surtout de la société musicale, la Vigneronne, qui est un honneur pour Ecurey, tant par la bonne tenue de ses quarante membres, que par le succès qui couronna chaque fois ses exécutions.

            La Vigneronne a donc reçu son nouveau curé et protecteur, sous les auspices de sa Patronne, sainte Cécile, dont c'était la fête en ce 22 novembre; M; l'abbé Chabot, excellent musicien lui-même, et imitant le geste de son prédécesseur, allait s'asseoir, après une journée de fatigues et d'émotions, au milieu de ses membres, pour les débuts d'un banquet annuel, paisible et cordial.

            Le surlendemain, mardi, une autre cérémonie avait lieu dans la même église, vêtue de deuil.

            A l'appel de M. l'abbé Chabot, dix-huit prêtres, dont trois doyens (Damvillers, Etain et Void), toute la population et de nombreuses délégations du voisinage étaient accourus pour le service de quarantaine de M. l'abbé Simon: hommage bien mérité au moment où il léguait, d'en haut, et du geste franc et familier qu'on lui connaissait, le gouvernail à un ami, qui a fait ses preuves dans l'apostolat, et qu'il estimait lui-même profondément.

            Avant l'absoute, M. le Doyen de Void, d'une voix très claire, mais dans laquelle on sentait les battements d'une double et forte émotion, salua la mémoire de l'ami précieux, disparu prématurément, puis la présence du successeur dont le départ de Méligny cause un vide pénible dans le cœur  du doyen, des confrères et de deux paroisses méritantes. L'auditoire suivait attentivement le parallèle, si finement tracé, entre les qualités de premier ordre de ces deux prêtres qui se suivent à un mois de distance, sur le même terrain, dont la fécondité subsistera, grâce aux vues si sages de la Providence.

            A l'issue de cette commémoration, sous la rafale, le clergé et les fidèles se rendaient au cimetière, accompagnant M. l'abbé Chabot, qui voulait offrir à son prédécesseur le tribut fraternel d'une nouvelle prière, et les bouquets qu'on lui avait présentés le dimanche précédent. (La Croix meusienne).

          1932:

            30 janvier 1932: BREHEVILLE: - Incendie - Un incendie s'est déclaré dimanche soir, 17 janvier, à 19 h. dans l'immeuble occupé par Mme Limousin-Morel.

            Le feu gagna la maison occupée par M. Delabergerie et une petite maison appartenant à M. Oudin, maire.

            Les pompiers de Lissey et de Brandeville, alertés par téléphone, accoururent au secours de leurs camarades de Bréhéville.

            Les immeubles sont assurés à la Caisse départementale.

            La population de Bréhéville est extrêmement reconnaissante aux pompiers de Brandeville et de Lissey, accourus au premier appel sur le lieu du sinistre et qui ont fait preuve de tant de dévouement.

            Le feu a été mis volontairement et l'auteur présumé du crime, nommé Limousin, a fait des aveux complets et a été arrêté. Il voulait se venger de sa mère qui habitait l'immeuble incendié. (La Croix meusienne).

            26 mars 1932: LISSEY: - Nécrologie - En quelques semaines la commune de Lissey vient de perdre son maire et son adjoint. M. Théotime Richard, adjoint est décédé il y a un mois, sans avoir pu recevoir la décoration de chevalier du Mérite agricole qui lui fut décernée quelques jours après son décès; et samedi 19 mars avaient lieu les obsèques de M. Prosper Richard, maire de Lissey depuis 25 ans, décédé à l'âge de 79 ans. Il était l'un des beaux-frères de M. l'abbé Chapiron, décédé curé de Sorcy. Nous prions les familles des deux défunts d'agréer nos plus sincères condoléances.

            Assistaient aux obsèques de M. Prosper Richard, MM. Bourcier, conseiller général; Renel, conseiller d'arrondissement; les maires de Bréhéville, Crépion, Ecurey, Peuvillers; les receveurs de la Régie, de l'enregistrement; M. le Curé de Bréhéville; M; l'abbé Ch. Nicolas, professeur à Saint-Clément de Metz, neveu du défunt.

            Un quart d'heure avant les obsèques, la population fut alertée par un commencement d'incendie qui s'était déclaré derrière le cimetière par suite de l'imprudence d'un habitant qui avait brûlé des détritus dans les environs.

            Un scrutin pour l'élection de deux conseillers municipaux aura lieu le 3 avril. (La Croix meusienne).

            09 avril 1932: ECUREY - Echos des fêtes pascales -  Qu'on nous permette de donner aux échos de nos fêtes pascales, une répercussion digne de leur splendeur et  de leur piété. Commencées dans une émouvante manifestation en l'honneur des morts, au jour où l'Eglise commémore l'entrée triomphale du Christ à Jérusalem, elles se sont continuées avec le même empressement religieux aux offices de la grande Semaine, au pied de l'Eucharistie et de la Croix, qu'un groupe imposant d'hommes et venu adorer. Mais c'est à la messe de Pâques surtout que les traditions paroissiales se sont auréolées d'un éclat particulier. La Vigneronne avec ses 35 exécutants, y fit entendre ses plus beaux morceaux et associa ses puissantes harmonies au joyeux alléluia de la liturgie. L'éloquence elle aussi, en la personne du R. P. Nicolas, s'ajouta à la musique pour chanter la divinité du Christ ressuscité.

            Vraiment la fête fut complète, idéale, parfaite. On sentait qu'une vie chrétienne intense circulait parmi les assistants qui au nombre de 70 avaient pris part le matin au banquet pascal.

            Pour clôturer dignement ces grandes solennités les membres de la Vigneronne avaient préparé un magnifique programme récréatif de Quasimodo. 250 spectateurs se pressaient dans la salle des fêtes beaucoup trop étroite pour contenir la foule avide de voir et d'entendre. Pendant plus de 3 heures les acteurs bénévoles tinrent l'assistance sous le charme de leurs chansonnettes gracieuses et délicates, alternant avec le fou-rire de saynètes comiques interprétées avec un art consommé. Le tout encadré de quelques morceaux entraînants exécutés par la fanfare. Heureuse paroisse où l'on rencontre de telles bonnes volontés au service de la religion et du bonheur de tous dans la concorde et dans la paix!

            14 avril 1932 : LISSEY: Gustave RICHARD ,maire, retraité ( 1890 ). LAVALLEE Adolphe, adjoint, cultivateur ( 1877 ). Conseillers: RICHARD Jules, RICHARD René, COLLIN Eugène, RICHARD Arthur, PERIGNON Gabriel, ROUYER Marius, RICHARD Gustave, RICHARD Jean Philogène, SIROT Constant.

            22 avril 1933:RICHARD Jules, nommé adjoint, cultivateur, ( 1893 ).

            25 juin 2932: BREHEVILLE: - Vol -  Des inconnus ont pénétré dans la ferme de " la Roche", territoire de Bréhéville, et y ont dérobé du bois de chauffage, une courroie de batteuse et du matériel agricole, le tout appartenant à M. Bertrand, dernier fermier, qui habite maintenant Jametz. Le ou les voleurs ont pénétré dans la ferme en brisant un carreau de vitre. (La Croix meusienne).

           18 juin 1932: Mur de soutènement du cimetière réparé

            16 juillet 1932: BREHEVILLE: - Nécrologie - Samedi dernier 9 juillet, presque toute la population assistait aux obsèques  de Mlle Marie-Thérèse Lorent, décédée à l'âge de 30 ans après une très longue maladie, qui avait ajouté encore à l'estime et à la sympathie dont elle était depuis longtemps l'objet.

            D'une intelligence très vive, elle avait toute jeune, passé ses brevets et s'était donnée à la cause si belle de l'enseignement libre alors que ses brillantes facultés auraient pu lui ouvrir les carrières les plus honorables et les plus enviées.

            Ses élèves de Stenay, de Béthune, garderont longtemps le souvenir de cette maîtresse énergique mais aimable et aimée qui s'est dépensée à leur service jusqu'à l'épuisement, et ses collègues n'oublieront pas avec quelle chaude sympathie elle répondait à leur confiance et à leur affection. C'était une âme toute rayonnante de piété, de pureté, d'esprit de sacrifice et de dévouement. Les souffrances morales et physiques qui ne lui furent pas épargnées mirent en relief ces qualités et y ajoutèrent cette perfection que donnent la résignation et la douleur.

            Sa famille si douloureusement éprouvée, ses parents inconsolables, trouveront certainement dans les nombreux témoignages de sympathie qu'ils ont reçu en cette circonstance et surtout dans le souvenir des vertus de celle qu'ils pleurent, ces sentiments chrétiens qui seuls peuvent rendre supportable une si cruelle épreuve. (La Croix meusienne).

            13 août 1932: LISSEY: - Dans l'armée - M. le colonel Habrant, commandant le 94e, à Bar-le-Duc, est nommé directeur de la Préparation Militaire Supérieure et de l'instruction des officiers de réserve à Rennes. D'autre part, M. le lieutenant Dupuy, de la garde Républicaine Mobile, est nommé au peloton de Bar-le-Duc. Nos félicitations à ces officiers, tous deux originaires de Lissey. (La Croix meusienne).

            13 août 1932: BREHEVILLE: - Cérémonies d'adieu et de bienvenue - Bréhéville voulant rendre hommage au pasteur qui le quitte et à celui qui arrive, n'a pas voulu séparer les comptes rendus de ces deux cérémonies.

            Le 17 juillet dernier, M. l'abbé Tocquet, depuis 29 ans curé de Bréhéville, gravissait pour la dernière fois, en tant que curé, les marches de l'autel. Tous étaient là pour saluer une dernière fois, comme il convenait, celui qui pendant si longtemps fut, dans cette paroisse calme et profondément chrétienne, le prêtre et l'ami de tous, dont la piété, la discrétion, le tact, la délicatesse feront son souvenir inoubliable, celui dont le bon goût et le culte de la beauté de son église ont fait d'elle comme à Brandeville un souvenir parlant de son passage parmi nous.

            Avec émotion, M. le Curé retrace les grandes lignes de son ministère, d'avant, pendant, après la guerre: il touche profondément son auditoire, aussi ému que lui. A l'issue de la messe, M. Oudin, maire de Bréhéville, entouré du conseil, s'avance et dit à M. le Curé la reconnaissance et les regrets sincères de toute la commune, où jamais la voix de la discorde n'a retenti. Les enfants à leur tour, apportent fleurs et compliments délicats et touchants. En retour, M. le Curé donne à chacun une image-souvenir; puis la municipalité reçoit officiellement son curé à la mairie, où des mains délicates servent un vin d'adieu.

            Il fallait que M. l'abbé Tocquet emportât un souvenir de sa chère paroisse. Pouvait-elle mieux faire que de lui offrir son rochet de doyen puisque désormais il porte e titre, que son humilité et son affection pour nous n'ont pas désiré, mais qui est la juste récompense de son dévouement et de son fécond ministère ? Son souvenir est impérissable à Bréhéville et, puisse-t-il trouver, à Triaucourt, autant d'affection qu'il en a gagné ici!

            Le 7 août, M. le Doyen de Damvillers installait officiellement M. l'abbé Vautrin, nommé successeur de M. l'abbé Tocquet. La cérémonie eut lieu au cours des Vêpres, dans une église somptueusement parée dedans et dehors, grâce au zèle et à la bonne volonté de tous. Voulait-on faire oublier au nouveau curé la paroisse de Bouligny, où il était vicaire et où il laisse de si vifs regrets? Chacun, en tout cas, y mit du sien et une cérémonie parfaite montra à tous quelle estime Bréhéville porte à ses prêtres. On remarquait MM. les Curés de Bouligny, d'Eon, de Dommary, de Villécloye, d'Ecurey, d'Inor, M. l'abbé Lefebvre, enfant du pays, M. l'abbé Vigneron, professeur; Brandeville avait tenu à associer son hommage à celui de Bréhéville et s'était fait représenter par une très forte assistance. 6 M. le Maire souhaita la bienvenue au nouveau pasteur et lui remit les clefs de l'église; les enfants et les jeunes gens eurent chacun leur petit compliment discret et leur bouquet, et on pénétra dans une église littéralement bondée. Au cours des Vêpres, M. le Doyen de Damvillers donna sa parole si chaude et si appréciée, puis eurent lieu les cérémonies officielles de la liturgie, qui intéressèrent et émurent l'assistance. Monté en chaire, M. le Curé ne put retenir son émotion et dit sa fierté d'être le curé de deux paroisses comme celles qui lui échoient et rendit hommage à tous, à commencer par son regretté prédécesseur. M. L'abbé Bonal, curé de Bouligny, dit le mot de la fin, tout à l'éloge de son ancien vicaire, qu'il donne à regret à Bréhéville. Et un vin d'honneur, symbole d'union et de bonne entente, réunit à la mairie le Curé et toutes les autorités.

            Bréhéville garde longtemps ses prêtres, puisqu'il n'en connu que deux en 70 ans.

            Bienvenue à M. l'abbé Vautrin, qui, nous en sommes sûrs, continuera ici l'œuvre de M. l'abbé Tocquet, et puissions-nous le garder aussi longtemps ! (La Croix meusienne)

            24 septembre 1932: ECUREY: - Monument de M. l'abbé Simon - Le lundi 12 septembre, lendemain de la fête patronale, était le jour tout indiqué pour la bénédiction du monument funèbre érigé sur la tombe de M. l'abbé Simon, tragiquement décédé il y aura bientôt un an.

            Œuvre de M. Donzelli, de Lacroix-sur-Meuse, ce monument est une magnifique réalisation de l'idée émise par M. le curé, le dévoué pasteur et le zélé promoteur de cette œuvre de souvenir et de reconnaissance: croix de pierre monumentale se dressant en face de l'entrée du cimetière et devant laquelle un Christ debout, les yeux au ciel, la figure grave, les mains tendues vers la terre, symbolise admirablement le prêtre qui, dans sa tombe, offre encore le sacrifice.

            Il est dû aux souscriptions provoquées par M. le Curé et offertes de grand cœur par les communes d'Ecurey et de Réville, par les paroissiens des trois paroisses, par les parents et amis du regretté défunt.

            Un service funèbre, bien chanté, avec participation musicale de la Vigneronne, réunit à l'église la grande partie de la population, grossie de celles de Réville et Lissey, les prêtres du doyenné de Damvillers groupés autour de M. le Doyen, les prêtres du cours de M. l'abbé Simon et ses amis. Cette messe de lendemain de fête, où l'on priait pour toutes les ouailles et plus spécialement pour le pasteur trop tôt ravi aux siens, revêtait un caractère particulièrement triste et touchant.

            Le cortège pour le cimetière, la Vigneronne en tête, donnait par sa longueur, un coup d'œil que connut rarement Ecurey. Au cimetière, au pied de la croix, M. le chanoine Roeder, ami de cours du défunt, prenant comme thème l'inscription qui réclame des prières, retraça la vie toute édifiante de M. l'abbé Simon et fit prier successivement pour l'enfant, le séminariste, le soldat, le vicaire, le curé, le combattant, le dévoué garde-malade du train de Lourdes et, évoquant à ce sujet des souvenirs personnels très touchants, ne put retenir son émotion et tira des larmes à l'assistance.

            M. le Curé remercia chaleureusement tous ceux qui y avaient droit en raison de leur dévouement à cette belle cause, à commencer par l'artiste, puis les maires, les municipalités, les paroissiens: il oublia seulement de souligner le zèle personnel qu'il y apporta...

            Un chœur final fut la dernière prière officielle sur la tombe du cher défunt: mais le monument est là désormais qui dira à la paroisse et aux passants de se souvenir et de prier. (La Croix meusienne).

            22 octobre 1932: ECUREY-AZANNES: - In memoriam ! - Le jeudi 13 octobre était le premier anniversaire de la mort de M. l'abbé Simon. Il convenait que cet anniversaire fût commémoré sur les lieux mêmes de l'accident. A environ 1200 mètres d'Azannes, sur le talus de la route, se dresse depuis le 12 octobre, due aux bons soins de M. l'abbé Chabot et à la rapide et artistique exécution de M. Donzelli de Lacroix-sur-Meuse, une belle croix de pierre blanche supportant une étole pour rappeler au passant le tragique accident.

            Ce jeudi 13, à 10 h., une cérémonie intime groupait sur les lieux les prêtres du doyenné, M. le maire d'Azannes, qui accepte, au nom de la commune, la garde du monument, M. le Doyen de Damvillers fit une émouvante allocution; du récit de l'accident, il tira les leçons que nous donne cette mort subite. M. l'abbé Chabot dit ses remerciements, et une absoute termina cette cérémonie qui tira encore bien des larmes à l'assistance. (La Croix meusienne).

            05 novembre 1932: LISSEY: - Obsèques - Mercredi 19 octobre ont eu lieu, à Ecurey, les obsèques de Mme Francine Lespine, née Péchenart, veuve de M. Edmond Lespine, conservateur des Eaux et Forêts, décédée à Montmédy, âgée de 89 ans.

            Après une absoute donnée en l'église de Montmédy, le corps a été transporté à Ecurey, où se trouve le caveau de famille. En l'église de cette paroisse une cérémonie funèbre, à laquelle assistaient M. le chanoine Pierron, curé-doyen de Vigneulles, MM. les Curés d'Azannes, de Bréhéville, d'Ecurey et de Saint-Maurice, a été célébrée et l'absoute donnée par M. le Curé-Archiprêtre de Montmédy.

            Le clergé a procédé à la levée du corps au domicile de la défunte à la petite Lissey. Pendant le trajet jusqu'à l'église d'Ecurey, deux des cloches sont restées muettes pour laisser la grosse cloche saluer une dernière fois sa marraine et la pleurer. Une très nombreuse assistance remplissait l(église qui avait revêtu une parure de deuil inaccoutumée. La population d'Ecurey, au milieu de laquelle Mme Lespine avait si longtemps vécu, a su témoigner de sa vénération pour la défunte dont la bonté égalait la charité. Les œuvres perdent en elle une généreuse bienfaitrice; à son foyer, bien des prêtres trouvèrent asile et soutien.

            Par son père, notaire à Ecurey, qui pendant 20 ans fut maire de Lissey, elle appartenait à de vieilles familles locales; les Lardenois et les Ponsardin. Par son mari, elle était entrée dans une non moins vieille famille qui a  donné des maires à Verdun.

            Le deuil comprenait en outre des enfants et petits-enfants de Mme Lespine, le général d'artillerie Charet, son neveu le général d'infanterie Semaire, l'igénieur des Ponts et Chaussées Charles Candelier et son fils avocat à la cour d'appel de Paris, ses neveu et petit-neveu.

            A ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants, nous offrons nos sincères condoléances. (La Croix meusienne).

            26 novembre 1932: ECUREY: - La Sainte-Cécile - A l'occasion de la sainte Cécile, la Vigneronne, société musicale d'Ecurey, sera en fête le dimanche 27 novembre.

            A 10 h. 1/2, la grand'messe chantée avec le concours de la société. A 2 h., la Vigneronne donnera un théâtre-concert. Nombreux seront les étrangers qui viendront applaudir ses artistes qui ont toujours su charmer les spectateurs.

            Le soir, un banquet offert par la Vigneronne à tous ses membres exécutants réunira artistes et musiciens au café Duvernier.

            Belle et sainte journée en perspective telle que souvent Ecurey en a connu et en connaîtra encore.

            BREHEVILLE: - Disparition - Depuis le 16 octobre dernier est disparu de son domicile, sans laisser aucune trace de son passage, M. Mathurin Steunon, habitant Bréhéville, avec sa mère Mme Vve Steunon. Cet homme, commotionné à la guerre, a gardé un trouble cérébral qui l'a poussé déjà plusieurs fois à des fugues semblables mais plus courtes. Parti de nuit, sans papiers et sans argent, on ne l'a pas revu depuis plus d'un mois. Agé de 42 ans, il est de taille et de corpulence moyennes, cheveux châtains, barbe non rasée, pantalon d'été, de coutil gris, casquette grise, veste de cuir noir: il est de plus très taciturne. Toute personne qui pourrait donner quelques renseignements ou signaler quelque trace de son passage est priée d'écrire à Madame Veuve Steunon, à Bréhéville, par Dun (Meuse).

            - Incendie - Le 18 novembre, à 8 h. 1/2, le feu se déclarait dans une remise appartenent à M. Hucbourg. en quelques instants, il détruisit cette remise et la voisine appartenant à M. Laurent Pichon, anéantissant toutes les récoltes et machines agricoles qu'elles contenaient. L'empressement et l'activité intelligente des pompiers et de la population ont permis de sauver les maisons voisines appartenant à MM. Boré et Malcuit, néanmoins fort endommagées. La cause du feu est inconnue et les dégâts importants. (La Croix meusienne).

            10 décembre 1932: ECUREY: - La Sainte-Cécile - Elle fut célébrée avec éclat le 27 novembre par la Vigneronne. A 10 h. 1/4, la fanfare défilait dans les rues du village au son de ses plus beaux pas redoublés pour se rendre à l'église où la messe était célébrée à son intention. Une allocution de circonstance fut prononcée par M. l'abbé Chabot, qui retraça la vie de la sainte martyre. Le concert donné à 2 h. 1/2 eut un grand succès, et la salle des répétitions se trouvait trop petite pour contenir les personnes venues applaudir les artistes de la société, auxquels s'étaient joint un groupe d'artistes de la Damvilloise.

            Le Petit Pâtissier fut exécuté par les petits d'une façon impeccable. Le Bon Gendarme, joué par les artistes de la Damvilloise, eut un grand succès. De bonnes chansons (on n'en chante pas d'autres à Ecurey) servirent d'intermèdes. Le Ministre dans la Caserne, vaudeville militaire, en 1 acte, a provoqué le fou rire durant une heure.

            Le banquet servi à 7 h. chez Duvernier fut très apprécié. Le président, toujours alerte malgré ses 85 ans, donna le signal des chansons en y allant de la sienne. Au champagne, M. l'abbé Chabot remercia tous et chacun d'un mot du cœur et personne ne fut oublié. On ne se quitta que fort tard en se promettant de faire encore mieux l'an prochain.

          1933

            LISSEY: Première T.S.F, chez Mr. RICHARD Charles. Il s’agissait d’un poste en deux parties, le haut-parleur étant à part. Ce monsieur étant non voyant, c’était une bonne raison pour faire cette acquisition ( Marc Richard).

            13 mai 1933: LISSEY: - Carnet rose - Marie-Odile et Michel-Pair Coupard sont heureux d'annoncer la naissance de leur petit frère, François-Claude.

            Hagondange (Moselle), le 7 avril 1933, et Lissey (Meuse). (La Croix meusienne).

            ECUREY: - Carnet blanc et libéralité - Mardi dernier a été bénit au milieu d'une foule considérable de parents et d'amis, le mariage de M. Auguste Simonin avec Mlle Madeleine Willaume. Les deux époux appartiennent à des familles très honorables et profondément chrétiennes de la paroisse. Ils ont été des modèles de pratique religieuse et d'ardeur au travail. Aussi la cérémonie de l'église a-t-elle revêtu en leur honneur un cachet de splendeur inaccoutumée. Devant un autel délicatement orné de verdure et de fleurs et rayonnant de lumières, M. l'abbé Willaume, curé de Saint-Maurice-sous-les-Côtes, parent des deux familles, reçut les serments des époux. Dans un discours remarquable et fort apprécié il fit ressortir très justement les mérites de chacun d'eux et leur traça un magnifique programme de vie. La messe fut chantée par M. le Curé assisté de M. l'abbé Willaume et M. l'abbé Vautrin, curé de Bréhéville. M. le Doyen de Damvillers s'était réservé à bon droit la partie musicale, orgue et chants . La Vigneronne, dont le marié fait partie, prêta également à la cérémonie le concours de ses vibrantes harmonies, et chacun de dire en sortant: Il y a longtemps qu'on n'a pas vu un si beau mariage !

            Au cours du repas de noce, une quête faite pour les séminaires produisit la coquette somme de 248 fr. 50. Nous adressons nos plus vifs remerciements aux deux familles et à leurs invités et nous souhaitons aux jeunes époux longue et heureuse vie sous les bénédictions de Dieu (La Croix meusienne).

            03 juin 1933: ECUREY: - Pénible accident - Mardi 23 mai, la population toute entière d'Ecurey escortait de ses douloureuses sympathies le petit cercueil de René Richard, âgé de 26 mois et victime d'un terrible accident. trompant la surveillance de ses parents, le pauvre enfant s'aventura sur un jour astral et tomba d'une hauteur de 7 mètres. Transporté immédiatement à la clinique Méline de Verdun, le praticien constata une fracture totale du crâne avec une cassure de la cuisse droite. Son état, très grave, s'empira au bout de quelques jours et, ramené en toute hâte chez ses parents, le cher petit expira en arrivant à domicile. Quelle douleur, quel chagrin pour la famille ! Aussi cette mort tragique provoqua dans la population une manifestation touchante de sympathies. Les cérémonies des obsèques se déroulèrent en un cortège impressionnant formé des enfants, oriflammes déployées, d'une délégation des anciens combattants et de la société musicale "la Vigneronne" dont le père fait partie. M. le Maire et M. Trouslard Vital, conseiller municipal, s'étaient chargés du service d'ordre. A l'église, le petit cercueil fut placé sur un autel de circonstance, dominé par la statue de l'Enfant Jésus, entouré de lumières et de fleurs. Avant le départ au cimetière, la messe terminée, M. le Curé prononça une touchante allocution qui fit couler bien des larmes et sur la tombe, un jeune enfant de 10 ans, Jean Fallet, se fit, en termes délicats, le porte-parole de ses camarades pour dire le mot d'adieu.

            Nous offrons à Monsieur et à Madame Paul Richard et à toute la famille, nos sentiments d'affectueuses et sincères condoléances. (La Croix meusienne).

            12 août 1933: ECUREY: - Nécrologie - Une mort foudroyante vient de jeter la consternation dans la commune. Mardi matin, la population apprenait avec stupeur que M. Briard, instituteur, avait rendu, pendant la nuit, le dernier soupir. Un malaise, qui semblait ne devoir être que passager, avait amené brusquement une issue fatale. M. Briard avait été nommé quelques jours auparavant directeur de l'école de Revigny, et dans la journée du lundi, il avait reçu lui-même la visite de son successeur. Il meurt à l'âge de 38 ans, dans le plein rendement de ses qualités professionnelles, et sa disparition est une perte considérable pour le corps enseignant. Homme de devoir, il accomplissait sa tâche quotidienne avec une conscience scrupuleuse et avait à cœur de donner à ses élèves une instruction suffisante pour tenir leur place dans la vie. Chaque année, il enregistrait de nouveaux succès aux examens du certificat d'études. Comme secrétaire de mairie, il a rendu de grands services à la population, se plaisant à régler au plus vite et au mieux des intérêts de chacun les affaires qui lui étaient confiées. Aussi ses obsèques ont-elles donné lieu à une manifestation grandiose de reconnaissance et de sympathie. Un cortège imposant fut organisé par Georges Willaume, conseiller municipal. Enfants des écoles, délégation de la société locale de musique, la Vigneronne, groupe d'anciens combattants, drapeau déployé, escortaient triomphalement le cercueil. Dan l'assistance, on remarquait la présence de M. Beauguitte, député de l'arrondissement, et de M. l'Inspecteur, entouré d'un grand nombre d'instituteurs et d'institutrices, venus des environs. L'église était trop petite pour contenir la foule. Après la cérémonie funèbre qui se déroula au milieu des lumières et des pompes de la liturgie, on conduisit, dans le même ordre de procession, le cercueil, jusqu'à la sortie du village où de nombreux discours furent prononcés. Et puis ce fut le départ pour l'inhumation à Eix, pays natal du défunt. Que Mme Briard et ses enfants veuillent bien trouver ici l'hommage de nos plus sincères condoléances et l'expression de nos meilleurs vœux pour leur avenir. (La Croix meusienne)

            02 septembre 1933: LISSEY: - Vol - Sur les chantiers de l'entreprise Rangeard, au lieudit " Warninoue " où l'on édifie un pont en béton pour la nouvelle ligne, on a volé un bidon d'essence de 50 litres, ainsi que de l'essence contenue dans le réservoir d'un moteur actionnant une grue.

            Le bidon d'essence porte les indications suivantes: J. Schmid. Paris-Tours.

            Plainte a été déposée à la gendarmerie de Damvillers, par le chef d'entreprise. (La Croix meusienne).

            16 septembre 1933: ECUREY: - Pour nos séminaires - Le mardi 5 septembre fut célébré le mariage de M. Paul Henry avec Mlle Rose Colson. Au sortir de la cérémonie, les époux, dans un geste de générosité qui les honore, ont remis à M. le Curé la somme de 200 fr. pour les Séminaires. Que le bon Dieu leur rende au centuple, dans une longue et heureuse prospérité, la largesse spontanée qu'ils ont offerte pour son règne ! Ad multos annos ! (La Croix meusienne).

            23 septembre 1933: LISSEY: - Découverte macabre - Le 17 septembre, des chasseurs qui parcouraient les Bois Bas, aux environs de la ferme de la Bergerie, découvrirent un tas d'ossements et des vêtements dans le taillis. Au bout d'une branche de saule, à 1m 80 du sol, quelques vertèbres pendaient à une courroie de toile. On découvrit des papiers dans les débris de vêtements permettant d'identifier les ossements. Ce sont ceux d'un Italien qui travaillait à la ligne Dun-Baroncourt et qui avait disparu depuis juillet 1932. Il avait dû se suicider à cette époque, et comme il avait choisi un endroit éloigné de tout chemin, il n'est pas étonnant qu'on ait pas trouvé son cadavre plus tôt. Ses restes ont été inhumés à Lissey. (La Croix meusienne).

          1934

            03 février 1934: ECUREY: - Fête de l'Archiconfrérie - La paroisse d'Ecurey a célébré dimanche dernier sa fête annuelle de l'Archiconfrérie du Saint-Cœur de Marie. Monsieur le chanoine Frussotte, théologal du vénérable Chapitre de la cathédrale, avait accepté de présider les deux offices et d'y prendre la parole. Comme toujours ses auditeurs nombreux et attentifs furent charmés, instruits, édifiés. Ils se souviendrons pour les mettre en pratique de ses conseils lumineux et engageants sur la façon d'assister à la messe du dimanche et la nécessité pour les familles de suivre les exemples de celle qui fut "Vierge, Epouse et Mère de Dieu". L'Eglise, grâce au concours toujours empressé de personnes pieuses et dévouées avait revêtu sa parure de circonstance. Trône gracieux et resplendissant de lumières à la douce Reine, refuge des pêcheurs; chants nourris de toute l'assistance; recommandations touchantes, procession bien organisée; consécration vibrante, enfants de chœur joliment stylés, rien ne manquait pour la joie des yeux et des cœurs. Vision de paix et d'espérance au milieu des navrantes tristesses de l'heure présente. (La Croix meusienne).

            5 avril 1934 : cinquantenaire de la loi municipale du 5 avril 1884

Séance extraordinaire pour exprimer l’attachement des conseillers aux institutions républicaines et leurs gratitude aux grands hommes qui avec Jules FERRY ont doté les communes de leur charte actuelle.

            21 avril 1934: BREHEVILLE: - Libéralités - Au cours du mariage, à Juvigny-sur-Loison, de M. André Vestier avec Mlle Marcelle Richard, et du mariage à Bréhéville, de M. Remy Bantquin avec Mlle Irène Limousin, une quête généreuse a été recueillie au profit de l'église. Nos remerciements, félicitations et meilleurs vœux aux jeunes époux. (La Croix meusienne).

          30 avril 1934 : Le Conseil Municipal proteste contre l’ordre donné par les Ponts et Chaussées, d’enlever les tas de fumiers en bordure de chemins d’intérêt communal

            19 mai 1934: LISSEY-REVILLE: - Encore un méfait de la moto - Un accident tragique vient de jeter les populations de Réville, Ecurey et Lissey, dans la consternation et le deuil.. M. Emile Richard, 24 ans, instituteur à Réville, revenait vendredi 11 mai en moto de Damvillers à Ecurey pour y manger en famille. Il avait fait à peine 1200 mètres quand, trompé sans doute par le dos d'âne de la route qui empêche la visibilité, il se jeta sur l'auto de M. Pizel, marchand de vin qui rentrait à Damvillers; la mort fut instantanée. Le corps affreusement mutilé fut transporté  la nuit à l'hôtel de ville du chef-lieu de canton en attendant les constats légaux. Puis il fut ramené à Lissey, chez M. René Richard, frère de l'infortuné victime. Les obsèques ont eu lieu dimanche, à 16 h, au milieu d'une assistance considérable venue de tous les environs. La population de Réville tout entière était venue rendre les suprêmes honneurs à son instituteur dévoué, intelligent et regretté. Les qualités professionnelles lui réservaient un brillant avenir. La mort, en un coup de foudre, a tout arrêté, tout brisé, tout anéanti. des discours furent prononcés, par un enfant au nom de ses camarades, par M. l'instituteur de Damvillers, M. le Maire de Réville et M. l'Inspecteur primaire. Les enfants clôturèrent cette funèbre cérémonie par un geste symbolique en jetant dans la fosse leurs bouquets de fleurs comme suprême témoignage de leur reconnaissance filiale et de leur affectueux et impérissable souvenir. (La Croix meusienne).

            18 avril 1934: LISSEY: - Dans l'armée - M. le colonel G. Habrand, breveté de l'état-major, directeur de la Préparation militaire et de l'instruction des officiers de réserve de la 10e région à Rennes, ancien colonel du 94e régiment d'Infanterie à Bar-le-Duc, est nommé commandant du centre de mobilisation principal n° 204 à Nancy, à dater du 20 septembre prochain.

            Le colonel Habrand est originaire de Lissey. Nous lui adressons nos plus sincères félicitations. (La Croix meusienne).

          1935

            09 février 1935: LISSEY-PEUVILLERS: - Promotions - Nous apprenons avec plaisir la nomination au grade de second maître de M. René Sirot, secrétaire au centre de l'artillerie de côte de Toulon.

            M. René Sirot est le fils de M. Basile Sirot de Lissey << mort pour la France >> et de Mme Turba, née Gontier, de Peuvillers.

            Nos bien sincères félicitations au jeune promu et à sa famille. (La Croix Meusienne).

            02 mars 1935: ECUREY: - Fête de l'Archiconfrérie - Dimanche dernier, c'était à Ecurey, la fête annuelle de l'Archiconfrérie du Saint Cœur de Marie. Elle est dans la paroisse l'une des plus belles fêtes de l'année liturgique. Toutes les familles chrétiennes sont heureuses ce jour-là, de donner à leur bienaimée Patronne, un témoignage impressionnant de confiance et d'amour. Aussi les trois offices furent parfaitement suivis.

            En l'honneur de la Reine de chez nous, l'église avait revêtu, pour la raison, une décoration sobre, mais de bon goût, et le trône gracieux de Notre-Dame, resplendissant de lumières, était abondamment fleuri de bouquets parfumés venus du pays du soleil. Décors magnifiques, chants harmonieux, tout cela est le résultat merveilleux du dévouement intelligent et pieux, désintéressé et infatigable d'une phalange d'élite animée du plus beau zèle                 pour la maison de Dieu. Le moment le plus impressionnant de la cérémonie fut celui des recommandations confiées, avec beaucoup de cœur, par M. le Curé à la céleste et puissante Mère; litanie émotionnante de toutes les détresses et de tous les espoirs. Mais voici, en chaire, M. L'abbé Béchel, curé de Juvigny. Avec beaucoup d'à-propos, il rappelle le rôle de Marie dans la vie chrétienne de ses enfants et la nécessité pour tous de s'appliquer, sous son patronage à des réalisations catholiques pressantes. Puis ce fut la procession, rappelant de loin, celle d'autrefois, avec sa longue théorie de jeunes filles en blanc, escortant la statue de la Reine des vierges, et enfin la Consécration solennelle de la paroisse au Cœur immaculé de Marie. Apreès le Salut solennel du Très Saint Sacrement, la chorale enleva avec entrain un cantique final de circonstance. Daigne la bonne Mère aider à la réalisation de nos vœux et nous garder à jamais dans son amour. (La Croix meusienne).

            19 mai 1935 : RICHARD Gustave, maire, retraité ( 1890 ). PERIGNON Gabriel (1901). Adjoint, cultivateur.

Conseillers : ROUYER Marius(1888), COLLIN Eugène(1866), RICHARD Jean(1884), SIROT Constant(1869), CHABOT Narcisse(1901), COLLET Ernest(1907), RICHARD Arthur(1889), RICHARD René(1897).

            04 mai 1935: ECUREY-LISSEY - La question de l'eau - On nous prie d'insérer la note suivante: Des travaux ayant été entrepris sur le territoire d'Ecurey pour le captage des eaux de la Bonne fontaine, ceux qui roulent dans le ruisseau de Harbon, les propriétaires de parcs à bestiaux et riverains du Harbon se sont émus de la situation qui sera la leur au lendemain du captage.

            Elle sera telle qu'il sera impossible aux cultivateurs d'abreuver leurs bestiaux, même d'irriguer leurs terres et aux propriétaires d'usines de les mettent en marche. Déjà l'usine d'Ecurey, moulin et scierie, est arrêtée parce que depuis 1930 qu'il est question de capter l'eau, la crainte de manquer de force motrice ne permet pas à un ouvrier de venir s'installer là, où il n'a pas de certitude du lendemain.

            L'an dernier, il n'y avait juillet, août et septembre, plus une goutte d'eau dans le Cognet, bras du Harbon, et un très mince filet dans le Harbon lui-même. Ce manque d'eau devenant continuel peut amener par temps chaud des épidémies et causer des malheurs à Ecurey et à la petite Lissey. Actuellement, on ne voit pas le danger, mais lorsque les eaux auront pris une autre direction, il sera trop tard pour protester.

            Si l'eau pure, élément essentiel de la vie, est recherchée par des communes voisines, où l'eau n'arrive pas à l'aide tuyaux, il ne manque pas de nappes d'eau entre les villages d'Ecurey et de Damvillers, mais qu'on ne vienne pas, sous prétexte d'intérêt public, nous enlever celle qui assainit le sol, qui évacue les eaux usées et entraine parfois certains déchets de la vie journalière, qui sans elle resteraient dans le lit du Harbon et constitueraient un facteur de mortalité, car l'intérêt public joue aussi pour nous. D'ailleurs, capter l'eau serait porter atteinte à la propriété acquise, aux droits et usages établis et la loi reconnaît qu'on ne doit pas prélever d'eau , si le prélèvement altère le régime. Or, le régime serait tellement altéré en été qu'il serait entièrement supprimé.

            En plus du préjudice énorme dont souffriraient les cultivateurs, l'élevage ne pouvant être continué, il y a la question de la salubrité publique et comme on ne joue pas avec la santé, laisser partir l'eau sans faire état de nos craintes légitimes serait une faiblesse impardonnable. Car il faut bien se résoudre à penser que la captage des eaux aura pour effet de mettre à sec durant de longs mois le ruisseau du Harbon, de nuire à l'agriculture et de compromettre la salubrité publique dans le hameau de la petite Lissey et le village d'Ecurey. Voisinage insalubre dont les habitants seraient les premières victimes.

            Que les conseils municipaux des deux communes riveraines du Harbon, Ecurey et Lissey, dont les droits à l'eau sont identiques, veuillent bien prendre les décisions nécessitées par la situation, les terres riveraines dudit ruisseau étant possédées par les cultivateurs des deux communes, c'est-à-dire protester contre le captage de l'eau en exposant aux autorités compétentes les conséquences funestes qui en résulteraient pour leurs administrés.. Le débit de la Bonne fontaine n'étant pas suffisant pour être partagé toute l'année.

            Il appartient aux cultivateurs désireux d'avoir de l'eau pour leurs bestiaux, aux habitants soucieux de leur santé de s'adresser à leurs élus, qui pour la plupart eux-mêmes cultivateurs sauront admettre que miner les uns pour avantager les autres, n'est pas chose très utile à faire, parce que nos voisins ont jusqu'à maintenant bien vécu sans l'eau de la Bonne fontaine, tandis que nous, de toute évidence, nous ne pouvons vivre sans elle. (La Croix meusienne)

            13 juillet 1935: ECUREY: - Première messe - La jolie église, témoin régulier de beaux actes de foi, de solennités magnifiques et, surtout, de l'éclosion périodique des vocations sacerdotales, a vu, en la dernière fête de la Visitation de la très sainte Vierge, se dérouler une nouvelle pompe religieuse: la première messe de M. l'abbé Collet, enfant de la paroisse.

            Les peintures du vénérable édifice avaient été, pour cette date, habilement restaurées et complétées par le sympathique décorateur de Verdun, M. Rogie, créateur, en même temps , des guirlandes, festons et trophées de fleurs qui ajoutaient, aux nobles lignes du sanctuaire une allure inédite et distinguée.

            Autour du jeune célébrant s'était composé un cortège d'honneur de 16 prêtres et 8 séminaristes. Il y manquait 3 compatriotes dont Ecurey se glorifie: M. le chanoine Pierron, retenu par la maladie, M. l'abbé Cadet, convalescent, et le R. P. Nicolas, rivé, pour le moment à son poste.

            Une première messe est un grand événement. Les cérémonies qui l'accompagnent revêtent une splendeur inaccoutumée: les lieux, les coutumes, la foi locale, les ressources dont on dispose.

            Ecurey, en ce 2 juillet, fut grandiose. Tout ce que son curé, Monsieur l'abbé Chabot, met en partance, avec une volonté aussi ferme et prévoyante que son cœur est sensible, darde l'assurance d'aborder à pleines voiles au port du succès.

            Sur l'ensemble des décors de la éminemment paroissiale, planait un souvenir édifiant, une âme regrettée: l'âme et le souvenir du cher abbé Simon, la physionomie d'outre-tombe du premier confident et guide du jeune prêtre: ils furent délicatement évoqués par les divers orateurs de la journée.

            A ce concert de bonnes volontés, à cette harmonie pieuse, s'ajoutaient les accents de l'excellente et toujours appréciée "Vigneronne" , la fanfare locale qui accompagna le jeune prêtre depuis le reposoir, établi avec un goût et un succès de fées sur le seuil de la maison paternelle, où il attendait le peuple avant de se rendre à l'église; puis le reconduit ensuite après l'action de grâces.

            Cette grand'messe fut vraiment imposante. Tout ce que la liturgie a de plus séduisant, la musique, la musique de plus délicat et inspiré, fut mis en œuvre. M. l'abbé Leroy, vicaire de Damvillers, dirigeait les cérémonies.

            A la tribune des orgues que tenait M. le curé d'Azannes avec le talent qu'on lui connaît, M. l'abbé Merlot déployait les richesses de sa voix, alternant avec le chœur, où le groupe des séminaristes exécutait magnifiquement une messe musicale de haute envolée.

            Le prédicateur était M. le curé d'Inor, enfant de Bréhéville, et parent du jeune prêtre; il exalta les beautés, les charges, les gloires su sacerdoce avec une émotion communicative et dans un langage exquis.

            Après midi passé, après la touchante cérémonie de l'imposition des mains, et la prière pour les morts de la guerre, la foule énorme, émue, s'écoula à regret. Puis le jeune prêtre inaugura son ministère en donnant le baptême à un nouveau-né de sa parenté. Parmi les vœux formulés à l'adresse du bébé, figure tout naturellement, celui de la voir, à son tour, dans un quart de siècle, monter au maître-autel d'Ecurey, pour continuer la tradition.

            Puis ce fut le festin, les immenses tables dressées pour la famille et les nombreux amis dans la grange tapissée de verdure, constellée d'électricité. Au dessert, ce fut le régal littéraire: M. l'abbé Chabot, qui avait été émouvant à la brève allocution devant le reposoir du départ pour la grand'messe, se fit enjoué, spirituel, lyrique dans un toast distingué. Après lui, M. l'abbé Willaume, enfant d'Ecurey, rappelait avec beaucoup d'à-propos la belle lignée des 26 prêtres, issus d'Ecurey, en l'espace d'un siècle. Puis, M. l'abbé Jacques, élève au grand Séminaire, adressait à son condisciple, mûr pour le champ des âmes, une poésie juvénile, aux vers bien frappés et harmonieux. Enfin, M. le Doyen de Damvillers donna lecture d'une ode, composée tout exprès pour le cher abbé Collet, et dont le sens rythmé veut dire: Ad multos annos ! (La Croix meusienne).

            20 juillet 1935: ECUREY - DAMVILLERS: - Echos d'une première messe - Plusieurs personnes, sympathiques à juste titre au jeune clergé, ayant exprimé le désir de connaître le texte de l'ode adressée par M. le Doyen de Damvillers à M. l'abbé Collet, à l'issue de l'incomparable journée du 2 juillet, l'auteur la donne volontiers à lire, à titre d'hommage renouvelé et comme complément d'une autre allocution, cordiale et littéraire prononcée devant le nouveau célébrant, au moment de l'entrée à l'église, par un ami condisciple et compatriote, M. l'abbé Gabriel Simon, neveu du regretté Curé du même nom.

Toast de M. le Doyen de Damvillers

            28 septembre 1935: LISSEY: - Nécrologie - Nous apprenons le décès de M. Jules Saintvanne, employé de chemin de fer à Lissey, mort des suites d'une longue et cruelle maladie, à l'âge de 48 ans. Une foule imposante suivait son cercueil.

            Quinze jours auparavant, la même assistance accompagnait au cimetierre de Lissey la dépouille mortelle de son frère Albert Saintvanne, âgé de 43 ans, mutilé de guerre, décédé à Longlaville (Meurthe et Moselle).

            A cette famille si cruellement éprouvée, nous adressons nos bien sincères condoléances. (La Croix meusienne).

            28 décembre 1935: ECUREY: - Une belle action - Nous tenons à signaler aux lecteurs de notre journal l'acte courageux que vient d'accomplir une jeune fille d'Ecurey, élève sage-femme à la maternité de Nancy, Mlle Denise Dupuis.

            Une mère de 7 enfants, mourante à la suite d'un accouchement laborieux, ne peut être sauvée que par le procédé de la transfusion sanguine. Sans hésitation et d'un geste naturel de dévouement spontané Mlle Dupuis s'offre généreusement pour cette opération qui devait préserver du malheur une nombreuse famille. Elle donna ainsi 800 grammes d'un sang régénérateur et universel, et aujourd'hui l'heureuse mère est revenue à la santé et a repris sa place au milieu de ses enfants joyeux.

            Donner son sang, c'est le geste héroïque du soldat pour la défense de la patrie; donner son sang en la circonstance que nous venons de relater, c'est un geste magnifique dont il convient de féliciter celle qui a eu le noble courage et le dévouement sublime de l'accomplir.

            Aussi M. le Préfet de la Meurthe et Moselle, avisé par le Docteur de service, a-t-il adressé ses plus hautes et ses plus chaleureuses félicitations à Mlle Dupuis. Ses concitoyens sont heureux d'y ajouter les leurs, dans un sentiment de fierté bien légitime. (La Croix meusienne).                      

          1936

            LISSEY:176 habitants. Cessation de l’exploitation du petit Varinot, chemin de fer à voie d’un mètre qui desservait bon nombre de communes entre Montmédy et Verdun. Entré en service en avril 1914, il fut remplacé par un service d’autocar (les Rapides de la Meuse) encore en service actuellement.(Marc Richard).

            11 janvier1936: BREHEVILLE: - Naturalisation - M. Angelo Cesare Pichetti, maçon à Bréhéville, né en 1893 à Bogno (Italie), a été naturalisé Français avec ses trois enfants mineurs: Marius, Angelina-Marie et Irma, ainsi que Mme Pichetti, née Gavirate (Italie), en 1795. (La Croix meusienne).

            11 janvier 1936: LISSEY: - Acte de vandalisme - Certain audacieux, désirant voir couler l'eau plus fort que ne le permettait certain tuyau de plomb a eu la géniale idée, de faire usage contre ledit tuyau de sa force musculaire et l'a rompu.

            Ayant agi comme font les voleurs en pénétrant dans un lieu clos, comme font les vandales en brisant un objet utile, il n'a sans doute pas réfléchi aux conséquences que peut amener une violation de domicile, même si c'est dans le but de s'attaquer à un tuyau de plomb.

            Que l'auteur de cet exploit peu honorable, se montre à l'avenir plus calme et moins enclin à l'escalade ! Qu'il se réjouisse aussi de ce que celui qui supporte le préjudice n'a pas porté plainte à la gendarmerie qui saurait bien trouver pourquoi certains enfants, assez grands, se sont intéressés de façon toute spéciale au résultat produit par l'enlèvement du tuyau, alors que d'ordinaire ils ne se souciaient nullement ni de sa présence ni de son effet ! (La Croix meusienne).

            18 janvier 1936: LISSEY: - Ponts et Chaussées - M. Gaston Richard, adjoint technique des Ponts et Chaussées, est nommé ingénieur-adjoint des travaux publics de l'Etat et affecté au bureau de l'arrondissement de Metz-Sud. Nos sincères félicitations. (La Croix meusienne)

            18 janvier 1936: LISSEY: - Publication de mariage - René Vitry, chauffeur mécanicien de chemin de fer, à Verdun et Mad. Pauline de Lissey. (La Croix meusienne).

            25 janvier 1936: BREHEVILLE: - Bébé ébouillanté - Mardi, 14 courant, dans la matinée, tandis que Mme Georges Pierson allaitait son dernier enfant le plus jeune de ses deux ainés âgé de 22 mois, tomba dans une bassine d'eau bouillante que la jeune mère venait de retirer du feu. Le docteur Brisard qui se trouvait précisément à Bréhéville au moment de l'accident, prodigua ses soins au bébé; mais ses brûlures étaient si profondes qu'il fut impossible de le sauver.

            Nous prions M. et Mme Pierson d'agréer nos plus sincères condoléances. (La Croix meusienne).

            08 février 1936: ECUREY: - Fête de l'Archiconfrérie - C'était à Ecurey, dimanche dernier 2 février, la fête de l'Archiconfrérie du Sacré Cœur de Marie, fête pieuse entre toutes, fête aimée de toutes les âmes qui ont le souci de la gloire de Dieu et de l'extension de son règne. Elle débuta de bon matin par une fervente communion et se continua tout au long de la journée par des offices vivants, recueillis et empressés. A la grand'messe, où avait retentit le Lumen ad revelationem de la Chandeleur, M. le Curé dans une chaude et lumineuse allocution mit en relief le but conquérant de l'Archiconfrérie et indiqua les moyens et les armes du succès: la prière et le sacrifice. A 2 h., réunion des âmes pieuses pour les Vêpres de la sainte Vierge et l'office dominical de l'Archiconfrérie. Enfin le soir à 5 h., a lieu la cérémonie traditionnelle en l'honneur de Marie, refuge des pêcheurs. L'église est éblouissante de lumière. A l'avant-chœur se dresse le trône de Notre-Dame fait de verdure, de fleurs printanière et de candélabres artistement disposés. Vrai chef-d'œuvre d'amour, de piété, de délicatesse et de confiance. L'office commence sous la présidence de M. le Curé de Villécloye. Un Magnificat vibrant dispose les âmes à la prière. Puis c'est la longue et impressionnante litanie des recommandations de tous les besoins spirituels, de toutes les détresses morales, de toutes les misères corporelles. Mais voici M. l'abbé Balzert qui s'avance à l'entrée du sanctuaire pour la prédication. Après avoir exposé clairement la théologie du passé et de la Rédemption, il montre dans un magnifique développement oratoire comment la sainte Vierge applique sa bonté maternelle et sa toute puissance d'intercession à la conversion des pêcheurs. Aussitôt une procession s'organise, escortant, parmi les lumières des cierges bénits, la statue antique et vénérée de la bonne Mère portée triomphalement par quatre petites filles en blanc. Au retour c'est la consécration solennelle de la paroisse à Notre-Dame, le Salut du Saint-Sacrement, les remerciements du Pasteur et le cantique final. Ce fut une belle cérémonie, disait quelqu'un en sortant de l'église. Daigne la saint Patronne d'Ecurey attirer toutes les âme à son amour et les gagner à son divin Fils ! C'est le vœu confiant du Pasteur. (La Croix meusienne).

            29 février 1936: ECUREY: - Journée rurale de la J. A. R. - La semaine dernière a été inaugurée dans l'arrondissement de Montmédy par une recrudescence du mouvement d'Actio Catholique de la J. A. R.. Le lundi à Arrancy, les Jeunes étaient plus de 80; le mardi à Billy, 50; le mercredi à Juvigny, 50; le jeudi à Ecurey, 82. A vrai dire, quel remue-ménage ! A Ecurey, c'était vraiment un joli coup d'œil en cette journée toute ensoleillée de printemps de voir notre village si coquet, sillonné joyeusement par l'arrivée de tous ces groupes de jeunes filles venues en si grand nombre de presque toutes les paroisses du canton. MM. les Curés les avaient précédées. A 9 h. 1/2, M. le Curé d'Ecurey célébra la messe du Saint-Esprit dans une église pleine comme le dimanche. Il adressa ensuite la parole de bienvenue aux jeunes congressistes, leur montrant la nécessité de se préparer dans la foi, la charité et l'espérance, à l'Œuvre magnifique qui les appelle. Puis ce fut la première séance d'étude où chacun apprit de Mlle Gircourt, présidente du groupement, à se dévouer dans son propre milieu. Notre sympathique maire, toujours très accueillant, avait mis à la disposition des congressistes la salle de la mairie. A midi, déjeuner en commun dans un local réservé au restaurant Tournier. Il va sans dire que le repas fut très gai, très animé et agrémenté des chansons spéciales aux groupements de la J. A. R.  Meusienne. A 2 h., nouvelle réunion avec Conférence de Mlle Hinter déléguée, de Vilosnes, sur l'importance et la nécessité des cours par correspondance. Mlle Jasques, propagandiste, d'Arrancy, nous donna ensuite une magnifique étude très documentée sur les rapports de la jeune rurale agricole avec l'Eglise au point de vue hiérarchie et dévouement pratique. Ce qu'il ne faut pas oublier de mentionner, c'est que M. l'abbé Joffin fut l'animateur spirituel, aimable et enjoué de toutes ces réunions qui ont intéressé vivement le jeune auditoire et qui nous l'espérons, auront une répercussion pratique sur toutes ces bonnes volontés. Deux choses importantes aux jeunes de ce mouvement d'apostolat: la lecture quotidienne de l'Evangile et la Communion fréquente. C'est le gage du succès. La journée s'est clôturée à l'église sous la bénédiction du Dieu des Apôtres et les différents groupes reprennent joyeusement le chemin du retour en se donnant rendez-vous à la grande manifestation réclamée et prévue pour l'été prochain.

            - Encore des engins de guerre - Vendredi sur le soir, une explosion d'obus s'est produite dans la forêt en exploitation pour les affouages communaux. M. Alfred Collin, d'Ecurey, ayant allumé un feu de brindilles dans son chantier failli être victime d'un de ces terribles engins de guerre qui se cachent un peu partout. Heureusement et comme par miracle, tandis que tout était fracassé autour de lui, il s'en tira avec quelques égratignures et une légère brûlure à la tempe. Bûcherons soyez prudents. (La Croix meusienne)

            07 mars 1936: ECUREY: - Remerciements - M. Alfred Collin, victime de l'accident que nous avons relaté dans notre précédent numéro, adresse ses remerciements à tous ceux qui accoururent au bruit de la détonation, se sont empressés autour de lui pour les premiers soins, et l'ont conduit en toute hâte au docteur. Il remercie aussi la population d'Ecurey qui lui témoigna sa plus grande sympathie et ses félicitations d'avoir échappé à cet accident.

            Renseignement pris, c'est un obus de 77 qui a éclaté à un mètre de M. Collin. (La Croix meusienne).

          05 avril 1936:Chez les sapeurs pompiers: A la suite d'une inspection, M. le commandant PITON exprime dans un rapport élogieux la satisfaction qu'il éprouvait de la bonne tenue des sapeurs pompiers et du matériel d'incendie de Lissey et propose son chef pour un grade supérieur. En conséquence, M. RICHARD Jean a été promu au grade de lieutenant.          

            Septembre 1936: Fouilles effectuées au Châtelet par René Cazin et Jules Duchêne

            21 novembre 1936: ECUREY: - Naturalisations - M. Baptiste-Alexandre Zuccali, aide-maçon à Ecurey, né en 1911, à Zogno (Italie), sa femme, Regina Reginato, née à Soccolongo (Italie), leurs deux filles mineures Olga-Ida et Lydie-Catherine, nées à Ecurey, viennent d'être naturalisés Français. (La Croix meusienne).

            05 décembre 1936: BREHEVILLE: - Libéralités - Mardi 24 novembre dernier, avait lieu en l'église de Bréhéville le mariage de M. Henry Cochard, enfant du pays, avec Mlle Eugénie Singevin, de Reims, en présence d'une assistance nombreuse et sympathique. Les jeunes époux, désireux de fonder un foyer chrétien et de montrer leur attachement à leur église, lui ont offert une jolie somme, fruit de la quête du repas de noce. Nos remerciements, avec nos félicitations et vœux de bonheur. (La Croix meusienne).

          1937

            30 janvier 1937: ECUREY: - Printemps précoce - Dès la semaine dernière, un bûcheron d'Ecurey rentrait de on travail avec une branche fleurie de " joli-bois ", qu'on ne trouve communément dans nos pays que de fin février à début mars.

            Cette précocité - qui n'est d'ailleurs jamais à souhaiter dans nos régions - apporte un sérieux démenti à toutes les prophéties, qui nous annonçaient un rude hiver.

            C'est à peine si jusqu'à présent le thermomètre est descendu à 5 degrés en dessous de 0.

            Un peu partout d'ailleurs on pourrait signaler des symptômes analogues à l'inexistence de l'hiver - jusqu'à présent - et de l'approche du printemps. (La Croix meusienne).

            29 avril 1937: LISSEY: -  BERNARD Charles, vigneron, plafonneur, nommé garde champêtre en remplacement de Mr. DUPUY décédé.

          1938

            19 février 1938: LISSEY-ECUREY-REVILLE - Le jubilé marial - Du 30 janvier au 10 février ont eu lieu, dans les paroisses de Réville, Lissey et Ecurey, les exercices du jubilé en l'honneur de la Sainte Vierge, pour commémorer le tricentenaire de notre consécration nationale à sa puissante et maternelle royauté. Les offices, matin et soir, ont été prêchés par le R. P. Dandrimonr, dominicain, orateur sympathique et distingué, de plus en plus apprécié parmi ses compatriotes.

            Voici les résultats: ont gagné l'indulgence exceptionnelle, à Réville: toutes les femmes et 26 hommes; à Ecurey: la moitié des femmes et 12 hommes; à Lissey: toutes les femmes et 17 hommes.

            Nos félicitations vont naturellement à ceux et celles qui ont fait, en la circonstance, non seulement acte de bon chrétien, mais de bon Français. Nous sommes à une heure de notre histoire nationale où plus que jamais le secours de Dieu nous est nécessaire. Aide-toi et le Ciel t'aidera ! (La Croix meusienne).

 

Vendredi dernier, vers 20 h, M. Emile RICHARD, âgé de 24 ans, instituteur à Réville-aux-Bois, quittait son domicile sur sa moto avec l'intention d'aller rendre visite à son frère qui habite un village distant de quelques kilomètres: Lissey.

            Entre Damvillers et Ecurey, M. RICHARD, qui montait une côte, était arrivé à son sommet lorsqu'il se trouva face à face avec une voiture automobile conduite par M. Pizel, marchand de vins de Damvillers.

            Aucun des conducteurs n'ayant le temps de freiner, la rencontre fut inévitable.

            L'infortuné motocycliste alla s'écraser, la tête la première, contre le radiateur de la voiture. Il fut tué sur le coup. Son cadavre fut aussitôt transporté à la mairie de Damvillers.

            Les obsèques de la victime, originaire de Lissey, ont eu lieu dans cette commune , dimanche dernier, dans l'après-midi, au milieu d'une foule compacte venue des villages voisins. Des discours furent prononcés par MM. Pourty, instituteur à Damvillers, et Maire, inspecteur primaire à Verdun.

            Un sort tragique semble s'acharner sur la famille Richard qui avait déjà vu quatre de ses membres disparaître: le père, la mère, une sœur et un frère jumeau du malheureux instituteur.

 

            20 juin 1938 : Fermeture officielle de la ligne de chemin de fer Montmédy- Verdun

           26 novembre 1938: ECUREY: - Nouveau nom de la commune - Par décret du 3 novembre 1938 paru au Journal Officiel du 17 novembre, la commune d'Ecurey est autorisée à porter le nom d'Ecurey-en-Verdunois.

            Cette appellation supprimera, espérons-le les confusions et retards de poste provenant de l'existence de deux " Ecurey " dans la Meuse, l'un plus connu dans le nord du département, et qui est aussi le plus important, l'autre simple écart près  de Montier-sur-Saulx, mais assez connu dans le sud de la Meuse.

            D'autre part, l'addition "en-Verdunois" rappelle qu'autrefois Ecurey était terre du chapitre de Verdun, à la limite du Luxembourg français qui commençait au delà du ruisseau du Harbon, qui borde la commune. (La Croix meusienne).

            03 décembre 1938: ECUREY: - La Sainte-Cécile - Notre belle fanfare La Vigneronne a célébré, comme chaque année avec éclat, la fête de la sainte Cécile, patronne des musiciens. Dimanche dernier, 27 novembre, au grand complet de ses trente-cinq membres, elle a donné à la messe paroissiale, la solennité des grands jours, par un ensemble de morceaux de choix qu'elle exécuta avec sa maitrise habituelle. Au cours de la cérémonie, M. l'abbé Chabot, s'inspirant de l'origine et de l'histoire de la musique, montra dans une allocution très écoutée, comment la musique vient de Dieu, harmonie éternelle et infinie et comment elle doit retourner à lui pour lui rendre la gloire et l'honneur.

            Un banquet fort bien préparé et servi par M. Adolphe, notre restaurateur très apprécié, réunit à midi toute la Société en des agapes très gaies et très fraternelles. Après le dessert, pour clôturer joyeusement la fête, les musiciens de La Vigneronne, coiffés qui d'une toque à la turque, qui d'un béret alpin, en papier aux couleurs voyantes et bariolées, firent le tour du village aux accents d'une marche endiablée qui eut un succès de fou-rire. En résumé, belle et bonne journée pour tous. (La Croix meusienne).

            17 décembre 1938: LISSEY: - Naturalisation - M. Pietro Giuliani, ouvrier agricole à Lissey, né en 1904, à Villa d'Alme (Italie), vient d'être naturalisé Français. (La Croix meusienne).

 

           

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