La seconde Guerre

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  • L'occupation allemande en 1940

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          1939:Déclaration de guerre avec l’Allemagne. Mobilisation générale de tous les hommes de 20 à 48 ans. Le village servit de cantonnement à l’armée française jusqu'à l’attaque allemande du 10 mai 1940 dans les Ardennes belges.

Mars 1939: URBAIN Pierre Alcide nommé garde champêtre

          1940: Attaque décisive de l’armée allemande en Belgique et en Hollande accompagnée de nombreux bombardements aériens.

11 mai 1940: vers 8 heures, un convoi militaire français stationnait sur la route ,entre Lissey et Ecurey, une escadrille allemande largua plusieurs bombes qui firent sept morts parmi les soldats français. Ces victimes furent inhumées dans le cimetière communal, puis regroupées dans une nécropole nationale par la suite.(Marc Richard).

L’exode : Toute la population quitta le village, à partir du 18 mai . L’ordre officiel venant des autorités obligeant toute la population à partir, survint le 5 ou le 6 juin. Les cultivateurs partirent avec leurs chevaux attelés à des chariots ou des charrettes sur lesquelles ils avaient entassés literie, affaires personnelles et autres. Les autres habitants s’en allèrent comme ils purent :certains par camions militaires

          1941: Les allemands accaparent les terres aux fins d’exploitation des fermes dont le chef de famille était prisonnier en Allemagne, en exode ou dont les terres sont en jachères. Ils constituèrent de grandes exploitations appelées « OSTLAND » avec des parcelles jouxtant les fermes de la Bergerie et de la Roche. Ainsi mes parents se sont fait exproprier de plusieurs hectares, ceux-ci étant contigus de la ferme de La Bergerie. Une partie des territoires de Bréhéville et Lissey sont regroupés pour constituer une forte unité de production. Beaucoup de jeunes gens de la région, et même du village, y étaient employés et assez bien rémunérés. L’exploitation occupait aussi des prisonniers algériens, sénégalais, ainsi que des travailleurs belges. En 1942, l’organisation allemande fait venir des familles de polonais déportés de leur pays, principalement des femmes et quelques hommes âgés, pour remplacer algériens et sénégalais, sous l’autorité d’un chef de culture allemand. Hommes et femmes y étaient employés et logeaient au château de la Petite Lissey et dans diverses maisons d’Ecurey. Les principales cultures étaient : l’orge, l’avoine, la féverole, le colza, les pommes de terre, les choux, etc... et produisaient du lait sur une partie de la prairie. Le chef de culture allemand     ( von  Waross ) arrive en octobre 1940 et demeure à la Petite Lissey. L'exploitation s'étendait sur 373 hectares, dont 54 % en terres labourables: 235 ha, sur Bréhéville, 103 ha sur Lissey et 37 ha sur Peuvillers. Il prépare l’exploitation qui débute en mars 1941 avec 18 chevaux, 12 bœufs, 40 vaches, un tracteur de 35 cv et du matériel agricole. L’intention d’Hitler était de recréer un Etat germanique dans les provinces ayant appartenues à l’ancienne Lotharingie (Lorraine). L’exploitation se termina à l’arrivée des alliés en 1944. Au départ des Allemands, une gestion de liquidation est assurée par les Français. Dans chacune de ces fermes un gérant et un secrétaire comptable sont désignés. La reprise normale des cultures se fait à la suite d’un remembrement des propriétés dont les limites ont été confondues.(Marc Richard).

          1942: Jean RICHARD: maire

          1943: 27 juillet 1943 : Remise du christ à l’école: christ acheté avec le produit d’une souscription effectuée chez tous les habitants.

             De 1941 à 1943, années de guerre et d’occupation. La population vit dans l’incertitude du lendemain, la peur des représailles, les privations alimentaires et surtout les cartes de rationnement. Les cultivateurs étaient astreints à fournir une partie de leur récolte aux allemands( vaches, cochons, blé, avoine, foin, pommes de terre, etc...)

          1944: 30 août 1944 : Devant l’avance des troupes américaines, les Allemands réquisitionnent des agriculteurs avec leurs chevaux et leurs chariots pour rapatrier le matériel du « camp allemand de Bréhéville » et le diriger sur Aix-la-Chapelle. Un’’ voyage’’ de deux jours, on était pressé…. ? Parmi ces agriculteurs ; des gens de ECUREY : Mr FRONIEUX, remplaçant Mr Georges WILLEMIN, malade ; Georges WILLAUME, Paul WILLAUME, Paul RICHARD, Lucien SIMONIN, Emile HEMARD .. ? ; Arthur RICHARD de la petite Lissey. Georges WILLAUME et Lucien SIMONIN abandonnèrent leur attelage à la frontière, les autres le ramenèrent environ un mois plus tard. L’évacuation du camp terminée, celui-ci fut détruit et brûlé par huit soldats allemands qui étaient restés exprès pour cela, et avaient gardé une camionnette pour se sauver. Le grand-père de Laurent Fontenelle, allant chercher ses vaches dans un parc a vu le camp brûler, ainsi que de nombreux habitants des villages voisins qui se rendirent, curieux, sur les lieux, bravant le danger. Danger bien réel, même après le départ des Allemands, puisqu’une famille de Réville fut décimée par l’explosion d’un obus anti-char trouvé dans le camp. ( Journal ‘’ Le petit Jules’’ )

Septembre 1944 : Fin du cauchemar : les allemands s’en vont ; arrivée tant attendue des alliés. Les premiers soldats américains arrivent au village le 3 septembre 1944 (le soir : une jeep et 3 G.I.). Quelques imprudents sonnent les cloches, sonnerie rapidement interrompue par les américains, les ennemis pouvant encore se manifester.

Arrivée des américains

 

 

          1945: Fin de la guerre, retour progressif à une vie plus normale, persistance des tickets de rationnement. Début du ramassage des ouvriers sidérurgistes par les usines du bassin de Longwy. La première : la société des Hauts Fourneaux  de la Chiers, suivie rapidement par Rehon. Un nombre sans cesse croissant d’hommes jeunes sont embauchés, maintenant sur place une population nombreuse.

Remembrement  : 10 ha environ contigus à la commune de Bréhéville

          19 mai 1945 : Jean RICHARD, maire. PERIGNON Gabriel(1901), adjoint.

Conseillers : LAMOUREUX Juliette(1889), SIROT René(1899), BELLOTTE Paul(1900), RICHARD Jean(1884), COLLET Ernest(1907), RICHARD René(1897), RICHARD Arthur(1889), CHABOT Narcisse(1901), SIROT André(1916).

Commentaires (1)

1. DOYEN CHRISTIAN 30/06/2011

Etait-ce le Lt-colonel Roland Doyen,commandant du convoi militaire attaqué qui a abattu avec ses anti-aériennes un avion allemand le 11 mai 1940!...

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