Glossaire

 

          Acensement: Bail perpétuel ou à longue durée moyennant le versement d'une redevance, en général faible, en argent ou en nature.
          Amodiateur: Bailleur de terres cultivables.
Loueur d'une exploitation minière, en vertu d'un contrat d'amodiation.

          Attrahière: Bien ou portion d'un bien appartenant à un aubain, un bâtard ou un condamné que le seigneur a le droit, selon la coutume locale, de s'approprier.

          Aubain: étranger soumis au droit d'aubaine.
          Banalité: Droit seigneurial, emportant monopole, sur la mouture des grains, à la cuisson des pâtes levées ( pain), et le pressurage des raisins.
          Bouvrot : Mot exclusivement lorrain qui désignait un lot de terres et de prés formant le patrimoine de la cure. Le curé devait payer une certaine redevance à celui qui nourrissait les reproducteurs communaux. Habituellement le curé avait pour le bouvrot, un fermier attitré qui chaque année lui rendait la part convenue des bénéfices.
          Brelleur:

          Cadastre: N.m. ( provenc. Cathastre; de l'italien catastro; du gr. katasthicon, registre). 1 - Ensemble des documents établis à la suite de relevés topographiques et d'opérations administratives, et destinés à permettre la détermination des propriétés foncières d'un territoire, la constatation de la nature de leurs produits et l'évaluation de leur revenu. 2 - Administration qui a la charge de ces documents. 3 - Cadastre numérique, ensemble des informations cadastrales relatives aux parcelles, aux propriétaires et aux bâtiments, mises sous forme numérique.
Encyclopédie: L'établissement des documents cadastraux répond à des préoccupations d'ordres différents: 1° d'ordre fiscal ( répartition de l'impôt foncier ) ; 2° d'ordre social ( répartition de certaines taxes et cotisations destinées à financer la mutualité sociale agricole; détermination du droit à l'obtention de diverses allocations de vieillesse ou d'aide sociale, de bourses scolaires, de subvention à l'amélioration de l'habitat rural. 3° d'ordre administratif ( élaboration des projets de grands travaux, , remembrement ). 4° d'ordre juridique ( constitution d'un véritable état civil de la propriété foncière, qui donnerait une sécurité absolue aux transactions immobilières ). 5° d'ordre topographique ( fixation de l'image du sol avec ses divisions territoriales dans tous les détails de leur morcellement, avec mention de la propriété et des cultures. En France, le cadastre est exclusivement fiscal. Toutefois les usagers y recourent pour la rédaction de divers actes relatifs à la propriété foncière.
Historique: En Egypte, le cadastre servait non seulement de à l'impôt, mais il permettait de retrouver chaque année les limites des propriétés enfouies sous le limon fertile après les débordements périodiques du Nil.
Les Romains ont pratiqués deux formes de cadastre, fondées d'ailleurs sur les mêmes principes, et appliquées, l'une, au tracé des villes, l'autre à la répartition des terres dans les campagnes.
Dans les deux cas, à partir du point central appelé groma (ou gruma ), on traçait deux axes perpendiculaires, le cardo nord-sud et le decumanus est-ouest, puis on dessinait, à intervalles réguliers, des lignes parallèles à ces axes, divisant ainsi le terrain en un certain nombre de lots égaux, de forme carrée ou rectangulaire, appelés insulae dans les villes et centuriae dans les campagnes. Le spécialiste chargé de ces opérations se nommait grommaticus; on a conservé un certain nombre de traités où ces arpenteurs, également appelés agrimensores, ont noté leurs règles.
Le cadastre était indispensable lors de la fondation d'une colonie pour attribuer aux colons l'insula où ils pourraient bâtir leur maison et la centurie qu'ils pourraient cultiver. L'exemple classique d'une ville cadastrée est Timgad, colonie de Trajan fondée en 100 après J.-C.: les insulae carrées sont séparées par des rues correspondant aux cardines et aux decumani; mais des faubourgs tracés irrégulièrement ne tardèrent pas à entourer le centre ainsi ordonné. Le cadastre colonial rural le mieux connu est celui d'Orange dans le Vaucluse, où l'on a eu la chance exceptionnelle de retrouver de très nombreux fragments du plan cadastral, gravé sur pierre.
De très vastes régions ont aussi systématiquement cadastrées, principalement afin de fixer le montant des taxes devant être payées par les indigènes à qui Rome laissait la possession de leurs terres contre versement d'un stipendium. Plusieurs cadastres ruraux de ce type ont été reconnus en Tunisie, autour de Carthage, dans le Sahel, jusqu'à la limite méridionale des terres cultivables. On trouve également des cadastres ruraux étendus en Italie. En Gaule leur existence est discutée.
Au Moyen Âge, les livres terriers de caractère local permirent aux membres de la noblesse et du clergé de lever des impôts pour leur propre compte. Dans l'Ancien Régime, certaines provinces, en particulier le Dauphiné, établirent des parcellaires, mais le principe d'un véritable cadastre national ne fut admis que par l'Assemblée constituante en 1790, lorsqu'elle supprima les anciens impôts pour les remplacer par une contribution foncière unique. Ce projet ne devait entrer dans la voie de l'exécution qu'en 1807, grâce à Napoléon, qui voulait faire du cadastre parcellaire un complément du Code. Les travaux d'établissement durèrent environ quarante ans. Ce cadastre de 1807 ( l'ancien cadastre ) était entaché d'une tare fondamentale: l'immuabilité du plan. Seules, les matrices cadastrales étaient annotées chaque année des mutations survenues dans les propriétés ou les parcelles, mais le plan lui-même n'était pas conservé, c'est-à-dire modifié pour correspondre à la réalité foncière. Aussi, les gouvernements envisagèrent-ils des projets successifs de << conservation >>, puis de renouvellement des cadastres ( en liaison avec divers projets de livre foncier ). Il en fut ainsi de la loi du 17 mars 1898.
On se limita tout d'abord à des révisions et à des réévaluations des anciens cadastres, puis on se rendit compte de la nécessité d'opérer la révision des natures de culture et du classement des parcelles au vu des cultures. On aboutit ainsi à l'idée qu'il fallait appuyer cette révision sur un travail de rénovation des plans cadastraux. Ce fut l'objet de la loi du 16 avril 1930, qui prescrivit une révision exceptionnelle des évaluations des propriétés bâties, révision qui devait servir de base à l'impôt à partir de 1936.
Depuis, l'Administration a estimé que , pour être effectué dans de bonnes conditions, cette révision devait être accompagnée d'une mise à jour des anciens plans cadastraux. Envisagée tout d'abord sous la forme de simples esquisses à main levée ( à la rigueur suffisante du point de vue fiscal ), cette révision utilise maintenant des procédés techniques modernes ( en particulier, la photographie aérienne . Ceux-ci sont confiés à un service temporaire spécial: le Service de la révision des évaluations cadastrales.
Comme, au surplus, l'Alsace et la Lorraine n'étaient pas rattachées à la France lors de la réforme de 1898, il résulte de cette évolution progressive que l'on peut actuellement trouver, dans les communes françaises, quatre types de cadastres:
1er groupe: communes dites à << ancien cadastre >>. Dans ces localités, l'ancien cadastre ( lois de 1807 et 1850 ) est encore en service. Les plans n'en ont été ni renouvelés ni révisés;
2ème groupe: communes dites << révisées >>. Dans ces localités, l'ancien cadastre a été mis à jour pour l'exécution de la révision des évaluations foncières des propriétés non bâties;
3ème groupe: communes où le cadastre a été entièrement renouvelé ( lois des 17 mars 1898 et 17 déc. 1941 );
4ème groupe: communes de l'Alsace et de la Lorraine occupées par l'Allemagne de 1870 à 1919.
Il convient de souligner que toute une série de texte ont, dans un dessein fiscal, prévu des révisions successives des évaluations cadastrales ( en principe tous les cinq ans, depuis la loi du 7 févr. 1953 ).
La mise en œuvre de la réforme complète des finances locales , résultant de deux ordonnances du 7 janvier 1959, a rendu indispensable une révision complète des évaluations cadastrales.

          Calande: Averse, giboulée.
          Cassini:  Famille d'astronomes et de géodésiens français. César François Cassini de Thury, dit Cassini III (Thury 1714-Paris 1784) fut adjoint à La Caille pour la vérification de la méridienne de France, et publia en 1744 les résultats de ses travaux. Lors de la campagne de Fontenoy, il leva la carte des pays occupés et présenta en 1747 son travail au roi qui le chargea de lever, à l'échelle d'une ligne pour 100 toises ( 1/86400 ), la carte du royaume. Cette entreprise fut terminée en 1789 par Capitaine. La carte de France dite << de Cassini >> devait servir de modèle à la carte d'état-major. Cassini fut directeur de l'Observatoire de Paris. - Le fils du précédent , Dominique, comte de Cassini, dit Cassini IV ( Paris 1748 - Thury-sous-Clermont, Oise, 1845 ) termina la grande carte de France.
          Cartulaire :  N.m. ( lat. médiev.chartularium, du lat. class. Charta, papier ). Livre manuscrit où sont transcrit les privilèges et les titres d'une personne ou d'une communauté, pour en faciliter la consultation et ménager les originaux. ( Syn. Chatrier ).
Les cartulaires renferment des chartes ou notices classées non dans l'ordre chronologique, mais dans un certain ordre méthodique ( d'après la qualité des auteurs des actes, d'après l'objet des chartes, le plus souvent dans l'ordre topographique ). Les premiers cartulaires remontent au IX e s. A partir du XI e s., ils deviennent plus fréquents et se multiplient au XII e s. Au XIII e , établissements religieux, seigneuries, villes, universités, corporations, confréries, quelques fois même de simples bourgeois possèdent des cartulaires.
Ils se présentent en général sous forme de registres composés de cahiers de parchemin. ( Le papier se rencontre en même temps que le parchemin à partir du XV e s.). Précieux pour les historiens et les juristes, en raison de la perte de nombreux documents originaux, ils présentent, aux yeux des diplomatistes, assez peu de garanties quant à la sincérité des actes ( originaux et pseudo-originaux sont souvent mêlés ) et quant à la qualité du texte ( copistes plus ou moins soigneux ). A partir du XIII e s., on fit parfois attester la fidélité de la copie par rapport à l'original par des notaires publics : il s'agit alors de cartulaires « authentiques ».
          Cens: Redevance annuelle due par le tenancier au seigneur. (Pesant sur la censive, le cens était en principe fixe et perpétuel et pouvait être en argent ou en nature).
A Rome, dénombrement, tous les 5 ans, des citoyens et de leur fortune, qui servait à la répartition des tâches politiques, à celle des impôts et au recrutement de l'armée.

          Censier:En droit féodal, le censier recevait ou payait le cens.Il y avait, d'une part, le seigneur censier à qui le cens était dû et d'autre part celui qui devait le cens (généralement un vilain, fermier ou métayer). Dans le nord de la france et en Belgique, le mot "censier" désigne pa extension, celui qui tient une cense à ferme ainsi qu'une métaierie, une ferme. Aujourd'hui, ce terme s'emploie dans le sens de cultivateur, d'exploitant agricole.

          Chaufournier: Ouvrier ayant la responsabilité de la bonne marche d'un four à chaux. (Syn. Chaulier)
          Chavette:  Terme régional pour désigner une corde enserrant la tête d'un animal.

          Choyotte: expression lorraine qui désigne la caisse à trois côtés où s'agenouille la laveuse au bord de l'eau.

          Collateur: Celui qui nomme à un bénéfice ecclésiastique.
          Conseil de fabrique: Un décret du 30 décembre 1809, relatif au culte catholique, avait organisé des fabriques paroissiales, métropolitaines et cathédrales, pour veiller à l'entretien et la conservation des églises, ainsi qu'à l'administration des aumônes. La fabrique comportait : 1° une assemblée délibérante , ou < conseil de fabrique >, composé du curé ou du desservant, et du maire, membre de droit, et de membres se renouvelant par cooptation. - 2° une commission exécutive, le bureau des marguilliers, composée du curé ou du desservant, et de trois membres élus par le conseil de fabrique. La loi du 9 décembre 1905, portant séparation de l'Eglise et de l'Etat, supprima les établissements publics du culte, qui devaient être remplacés par des associations cultuelles. Pour la gestion des fonds destinés au culte, les conseils de fabrique ont été remplacés par des conseils paroissiaux ( sans marguilliers ), que la loi civile ne reconnaît pas.

          Débiscaillé: Fatigué, abattu.
          Décanat :  N. m. (lat. ecclés. decanatus, charge de doyen).Dignité, fonction de doyen ; exercice, durée de la fonction de doyen.
          District: Ancienne subdivision du département, établie en France en 1790 et répondant à peu près aux arrondissements actuels. ( Il y avait 534 districts , un peu plus de 6 en moyenne par département. Leur rôle fut important pendant la période révolutionnaire, surtout en matière fiscale. Les districts disparurent en 1795, donnant naissance aux arrondissements ). Ainsi Lissey fit partie du district de Stenay, canton de Jametz, lequel fit place à l'arrondissement de Montmédy.
          Dixme : N. f . ( lat. decima [part], dixième [partie]. Au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime, fraction variable, en principe dixième partie, des produits de la terre et de l'élevage, versé à l'Eglise.
De nombreux canonistes, dont la théorie est fondée sur une interprétation littérale de la Bible, ont enseigné que la dîme était une institution divine. Or ce n'est qu'au VIe s. que le paiement de la dîme en France devient une obligation religieuse sanctionnée par l'excommunication ( concile de Mâcon, 585). Deux capitulaires de Charlemagne (en 779 et en 794) en font une obligation civile. D'autres capitulaires carolingiens, en particulier celui de 801, fixent les bases eles objectifs de cette institution : prélevées sur les fruits de la terre et les troupeaux (dîmes réelles ou prédiales) et sur les produits du travail des hommes (dîmes personnelles), les dîmes sont destinées à permettre à l'Eglise d'assurer la subsistance des ministres du culte, l'entretien des bâtiments du culte et l'assistance des pauvres.
Dès le bas Moyen Âge, les dîmes sont restreintes aux dîmes réelles. Leur nature varie suivant les usages locaux. Les grosses dîmes sont perçues sur les quatre gros « grains » (froment, seigle, orge, avoine) et sur le vin ; les menues dîmes, ou dîmes vertes sont prélevées sur le produit des jardins et des vergers ; la dîme de charnage porte sur le croît des animaux. La mise en culture d'une terre nouvellement défrichée entraîne la perception de dîmes dites novales, que les paysans tiennent pour insolites : perçues de date récente et contestées par les assujettis, ces dîmes s'opposent aux dîmes solites, en usage depuis longtemps et aux dîmes anciennes, portant sur des terres cultivées de toute ancienneté.
Contribution universelle, la dîme frappe tous les possesseurs de terres, qu'ils soient nobles, ecclésiastiques ou roturiers. Les protestants comme les catholiques doivent la payer (art.25 de l'Edit de Nantes, 1598). Seuls quelques ordres religieux (Cluny, Cîteaux, Prémontrés, Chartreux) en sont exemptés. Redevance en nature, la dîme se lève avant le champart et autres droits seigneuriaux. Son taux varie d'une province à l'autre : rarement égal ou supérieur au dixième des produits décimables, ce taux se situe le plus souvent entre le onzième et le treizième.
Juridiquement et canoniquement, le décimateur, celui qui a droit aux dîmes dans une paroisse est le curé. Mais dès le IXe s. , le bas clergé se voit dépossédé du bénéfice de ces redevances au profit des évêques, des abbés, des prieurs, des chanoines séculiers ou réguliers : ces gros décimateurs, qui se réservent les grosses dîmes, n'accordent au desservant de la paroisse que la portion congrue. Parfois même les dîmes sont inféodées, c'est-à-dire tenue en fief par des laïques qui les lèvent à leur profit. L'essentiel de la dîme ne revient donc pas aux curés des paroisses, ce qui la rend plus insupportable pour le paysan, pour qui elle est une charge très lourde. La dîme qui fut « un grand moteur révolutionnaire » a été abolie en 1789.

          Douaire: droit d'une épouse (douairière) sur les biens de son mari décédé.

          Doyen rural: dignitaire de l'église qui a le droit de visite sur les curés de campagne dans les diocèses divisés en doyenné.
          Embanie: Pré mis en réserve après la fenaison, en prévision de la nourriture des chevaux pendant les semailles.
          Engagiste: n. Dr. Anc. Détenteur d'un bien du domaine de la Couronne, qui lui avait été donné en gage d'un emprunt contracté par le Trésor royal.
Le domaine de la Couronne étant devenu inaliénable ( ordonnance de Moulins, Févr. 1566) l'engagiste n'acquérait que la jouissance, tandis que la Couronne conservait la propriété du bien engagé. La Révolution dépouilla les engagistes sans les avoir préalablement indemnisés. La loi du 14 ventôse an VII révoqua la plupart des engagements postérieurs à 1566, mais les petits engagistes eurent la faculté de devenir propriétaire, moyennant versement du quart de la valeur des biens.
          Ensaisiner: Reconnaître par un acte le nouveau vassal ou le nouveau tenancier, le mettre en possession de son fief ou de sa tenure

          Entre-cours: Terme de droit coutumier:Société contractée entre deux seigneurs, au moyen de laquelle les sujets de l'un pouvaient librement aller prendre  domicile dans la seigneurie de l'autre. Terme rural: Réciprocité de pâturage entre les habitants de plusieurs communes.
          Finage: Territoire relevant d'une communauté d'habitants.
          Gruerie: Juridiction concernant les forêts, confiée, dans une circonscription, à un gruyer.
          Gruyer:  n.m. ( gallo-romain, grodarius, du frq. grôdi, ce qui est vert. Autrefois, ingénieur des Eaux et Forêts ( Syn: graïer ).
          Huis:
Volet en bois qui permet de fermer une ouverture dans un mur

          Insinuation: Déclaration annuelle que devait faire le curé à ses collateurs, sous peine de perdre ses droits (ses revenus).
          Manse ou Mense: N; m ou N; f. Du latin mansus
Centre d'exploitation rurale: maison, bâtiments, annexes, enclos.
Exploitation rurale complète: bâtiments, champs, prés et tous droits d'usage.
Cette exploitation rattachée à un domaine
Etendue de terrain équivalent à l'étendue moyenne d'un manse. Le manse est une parcelle habitée par
le "manant" (du lat. manere) dans sa maison (mansio) ou mas. C'est le centre d'une petite exploitation agricole, utilisée pour la répartition des redevances et des services. A l'origine l'étendue du manse variait en fonction de la qualité du tenancier ( entre dix et vingt hectares). La superficie arable et l'équipement du manse devaient permettre à une famille paysanne de se nourrir et d'acquitter les charges dues au propriétaire foncier.
A l'époque carolingienne, le manse est une unité foncière servant d'assiette aux perceptions domaniales et une unité de recrutement militaire. Le manse carolingien est grevé de services en travail sur la réserve du maître ainsi que de redevances en nature et en argent.
On distinguait les manses serviles, confiés à des serfs, les manses lidiles, attribués à des affranchis, et les manses ingeniles, exploités par des paysans libres.
          Marcaire: Il s'agit de la personne ne s'occupant que des vaches, pour les garder, les traire, les alimenter et nettoyer les écuries.
          Marguillier <<Marlier>>: N.m. ( lat.matricularius, garde-rôle ). Hist. relig. 1. Membre du conseil de fabrique chargé d'administre les biens d'une paroisse sous l'Ancien Régime et sous le Concordat. - 2. Banc des marguilliers, banc réservé au marguillier dans l'église. Bureau des marguilliers, dans le régime concordataire des cultes, organe exécutif du conseil de fabrique, composé du curé et de trois conseillers.
Autrefois, le marguillier avait dans chaque paroisse, la charge du registre ( matricula ) où étaient inscrits les pauvres secourus par l'Eglise.. Quand se constituèrent des fabriques chargées de régler l'administration temporelle d'une église, leurs membres laïcs furent appelés < marguilliers >.
          Marsages: Terres semées en mars.
          Matriculaire :
          Meix: Jardin ou verger, en général situé à proximité de la maison.
          Méreau: Piécette de plomb coulée (parfois en cuivre estampé). Les méreaux sont historiés et parfois agrémentés d'un texte. Ces petits objets de la vie courante médiévale sont utilisés dans différentes situations. Dans le cas de jeux, ils font office de pions mais ils peuvent aussi servir de substitut à la vraie monnaie. Dans d'autres cas, ce sont des <<bons pour>>, comme ceux donnés par un patron à un ouvrier pour avoir droit à un verre à la taverne. Enfin certains méreaux à décor monétaire servent à l'instar des jetons de cuivre estampés, à faire des comptes sur l'abaque (grille de calcul).
          Monition: N.f. (latin: monitio, avertissement, conseil).
- Dr. Canon. Avertissement officiel de l'autorité ecclésiastique, à titre préventif, afin de détourner d'un éventuel délit canonique.(La monition peut être secrète et paternelle, et elle est dite alors charitable; elle peut être aussi judiciaire et revêt alors certaines formes indispensables à sa validité).
- Liturgie. Invitation à la prière, adressée à l'assemblée par le prêtre, le diacre ou un autre ministre.
          Naudin: Les dix grandes cartes manuscrites réalisées par Les Naudin en Lorraine de 1728 à 1739, à la demande du Comte de Belle-Isle, gouverneur des Trois Evêchés, constituent un des plus beaux ensembles de cartographie militaire française du dix-huitième siècles. Riches d'innombrables détails de toute nature, ces cartes réalisées à l'échelle topographique de 1/28800 constituent une source irremplaçable pour la connaissance des paysages lorrains dans les dernières décennies de l'Ancien Régime.
          Nourrain:  Jeune poisson utilisé pour repeupler un étang.
Jeune porc après le sevrage et au début de la période d'engraissement.

          Pastellage ( droit de ): Droit de prélever une certaine quantité de pâte apportée au four.
          Plaid :

Paulier:  Percepteur
          Prône : N.m. (lat. pop.* protinum, du bas lat. protirum, du lat. class. prothyra, vestibule). Relig. 1. Instruction qu'un prêtre fait le dimanche, à la messe paroissiale. (C'est le moment où le curé recommande aux fidèles les morts de la semaine et proclame les bans de mariage, les jeûnes, fêtes et cérémonies de la semaine suivante).
2. Partie de la messe paroissiale où le prêtre s'exprimait en français. (Elle comprenait les prières du prône,
fixées par l'usage ou par l'évêque, les annonces, la lecture de l'Evangile et l'instruction ou sermon).
          Résigner :  (v.t.du latin resignare, rendre, remettre. Résigner une fonction, une charge, l'abandonner de sa propre volonté, y renoncer en présentant sa démission ; se démettre, démissionner de : Résigner la présidence. Etre obligé de résigner sa charge de notaire pour raison de santé).

          Recommendile: Les recommendations étaient les annonces faites en chaire par le curé, de faire une donation pour une oeuvre, d'aider une famille dans le besoin ou de prier pour untel. Il semble que le nom des défunts devait être cité de cette façon une fois par an.

          Reuchard: expression de terroir, ayant le sens de fouinard, chercheur, na laissant aucune place inexplorée.

          Roye: Le dictionnaire des mots anciens ou l'abbé Varlet dans son dictionnaire du patois meusien définissent: roye ou roie: est un "sillon". On retrouve en 1286 dans les archives de la Meuse une notion de "mesure de terre". Roie signifie aussi la limite, la frontière, le voisinage immédiat ou contigu entre les terrains. En l'absence de cadastre une terre est décrétée par les voisins qui la jouxtent au levant (Est), au couchant (Ouest), au septentrion (Nord), au midi (Sud).

Quant à la foulée, elle ne serait que l'action de marcher, "roye foulée". (L'Est Républicain du 14/08/2006).
          Sinos: Grenier à foin au-dessus des écuries face au soutré.
          Soutré: Le sol de grange hors celui réservé au passage ou à l'arrêt des chariots.
          Tabellion : N. m. (bas lat. tabellio, notaire, du lat. clas. tabella, tablette). -1. A Rome, juriste chargé de rédiger les actes et les contrats. ( Les tabellions, sortes d'écrivains publics à l'origine étaient devenus des personnages officiels au temps d' Ulpien. Ils étaient établis sur le Forum et étaient payés à la ligne.) - 2. Archiviste à l'époque féodale. - 3. A partir du XVI éme s. syn. de notaire.
          Tandelin:  Hotte de bois pour transporter le raisin, à dos d'homme.
          Trémois: Céréales semées en mars et coupées, vertes, trois mois après pour être données aux bestiaux.
          Versaine:  Jachère

 

 

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